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  • Islam de France: bonne pour tous!

    l'islam pourquoi c'est compliqué.jpgL'inceste est un crime condamné dans la Bible déjà, rappelle Maurice-Ruben Hayoun dans son blog. Et dans toutes les lois. Mais qui se soucie encore de la Bible dans notre société laïque avancée? La loi, c'est la coercition. Il est interdit d'interdire a proclamé la génération de Mai 68. C'est aussi le procès de cette utopie que fait "La familia grande", analyse Jean-Michel Olivier dans son blog. Le temps de la moraline est venu. Le temps est à la dénonciation des crimes anciens: colonies, esclavage, exploitation des pauvres, des femmes, des enfants, des bêtes, de la nature, du climat. Il n'est pas fini le procès de l'homme blanc. On efface tout et on recommence! Cancel culture.

    La mémoire a pourtant cette faculté d'occulter les mauvais souvenirs et de raviver les petits bonheurs des temps passés. C'est sans doute la raison qui nourrit la nostalgie des autrefois chéris, dont on a gommé les vicissitudes, à tort ou à raison. Il y a bien sûr des exceptions. Un cri soudain peut libérer et guérir de douleurs enfouies et indicibles.

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  • Pas pingre, la Suisse... suspicieuse

    2AB051AD-D062-4010-80B0-608DD063293D.jpeg« Le problème est plus profond. Les partis qui représentent les entrepreneurs n’ont jamais voulu que la Suisse dispose d’une statistique et d’une visibilité sur l’état de santé et sur le fonctionnement du tissu économique. En France, les entreprises ont l’obligation de transmettre à une centrale leurs comptes d’exploitation et leur bilan. Ils ne sont pas accessibles au grand public, mais à disposition des autorités. Il suffit d’avoir le numéro d’une entreprise pour connaître son état sur les dix dernières années. »

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  • Lit, tri, cri

    le cri.jpgLit, tri cri. Ces trois mots suffisent ces jours à qualifier la pandémie qui nous prend la tête depuis bientôt dix mois. Ainsi les lits manquent en Suisse romande pour traiter les personnes les plus gravement atteintes par le Sars-cov2, un virus de la famille de la grippe quoique plus virulent, plus infectieux, plus mortel aussi nous dit-on, encore que la statistique ne reflète toujours pas vraiment  l'hécatombe annoncée. Il est vrai qu'en ce début de troisième millénaire, nous - les riches et les Occidentaux - en sommes venus à détester l'idée de la mort et que mieux vaudrait jamais que tard. 

    Cette semaine France 5 nous a donné à voir la découverte de la tombe de Toutânkhamon par l'égyptologue Carter. Une sacrée aventure qui nous laisse sans voix tant en raison de la magnificence de cet ensevelissement hâtif et précipité qui nous stupéfie, que de cette étrange croyance d'un voyage vers un au-delà éternel et heureux, forcément heureux qui ne semble plus trop ravir nos contemporains que seul l'enfer du réchauffement climatique effraie. 

     

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  • La renaissance du Journal de Genève?

    aventinus rachète le temps et Heidi.jpgLes banquiers privés renflouaient déjà le vénérable Journal de Genève jusqu'au jour où leur soutien disparut. Avec lui le plus vieux journal de Genève, dont on peut consulter les archives en ligne. Juste avant la fin du XXe siècle, on maria sa rédaction avec celle du Nouveau Quotidien, créé lui par Edipresse et Ringier, et c'est ainsi qu'advint Le Temps.

    Aujourd'hui Ringier vend Le Temps à la fondation Aventinus, présidée par François Longchamp, l'ancien et premier président durable du Conseil d'Etat genevois (le dernier aussi puisque les Genevois ont corrigé le plagiat vaudois des Constituants genevois en rétablissant le tournus annuel de la présidence). Sur le plan opérationnel, c'est Eric Hoesli, le premier patron du Temps, qui est à la manoeuvre. 

    Et Le Temps, augmenté du dernier né des médias d'ici, Heidi.news, migrera de Lausanne à Genève, deux quartiers jaloux l'un de l'autre de la métropole lémanique*. Pas en toute transparence, note l'ancien rédacteur en chef de feue La Suisse, Philippe Amez-Droz, ce midi sur la RTS (et dans la TdG): aucun chiffre, fait-il remarquer, ne figure dans les communiqués de presse. Que vaut Le Temps?

     

     

     

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  • Liberté d'expression, la France boycottée

    sofiane hanouna paty.jpg

    Liberté où est ta victoire? La France fille aînée de l'Eglise est désormais, depuis peu, le chevalier de la laïcité de combat qui fait de la caricature des religions la pierre angulaire de la liberté d'expression. Et bien évidemment des pays, où l'islam est religion d'Etat, s'offusquent, appellent au boycott de la France. Des croyants (ou qui croient l'être) se vengent, menacent cette Marianne impudique, prétentieuse, applaudissent ces parents bosniaques qui ont tondu leur fille parce qu'elle fréquentait un chrétien. La République vient d'excommunier cinq membres de cette famille, comme Rome excommuniait dans ses pires heures, comme tous les fondamentalistes croyants ou athées bannissent, tuent, condamnent au silence, au Goulag, aux camps de redressement.

    Je ne reconnais pas la France des Lumières dans ce combat de coqs où la cervelle du gallinacée semble avoir pris place dans la tête de trop d'humains de ce pays voisin que j'aime. 

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  • La France, ses saints et ses martyrs

    hommage à samuel paty.jpgEvidemment, l'assassinat d'un enseignant est un acte innommable. Le meurtre de tout homme l'est. Tuer un humain est un blasphème, nous explique le prof Michel Grandjean dans une tribune publiée par la Tribune de Genève, car l'humain est à l'image de Dieu et "blasphémer, c’est porter atteinte à l’honneur de Dieu". Le blasphémateur est donc l'assassin et non le caricaturiste ou l'enseignant ou le journaliste qui montre la caricature. Tout meurtrier est blasphémateur.

    La démonstration est subtile. Trop sans doute pour renverser le point de vue ordinaire de bon nombre des croyants (et pas seulement en Dieu): est blasphémateur celui qui s'en prend au sacré, c'est à dire à ce que des hommes ont cru, compris, déclaré comme sacré d'une révélation. Le fait est que Jésus, dont les chrétiens se réclament, n'a laissé aucune trace écrite. Dieu, YHWH ou Allah non plus. Bouddha si mais c'était un homme. 

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  • "Fratelli tutti" et le PDC

    fratelli tutti.jpg"Fratelli tutti". "Nous sommes tous frères", rappelle le pape François dans sa troisième newsletter aux évêques publiée le 4 octobre, fête de la saint François d'Assise. La nouvelle n'en est pas vraiment une dans le monde chrétien, puisque nous sommes tous également enfants de Dieu, malgré nos différences de genre ou de couleur, nos cultures et nos histoires, nos querelles et nos exclusions. 

    "Fratelli tutti" - Wikipedia lui consacre déjà une notice intéressante et le site français sur la doctrine sociale de l'église une longue analyse* - traite de l’amitié entre les humains. La pierre d'angle de l'encyclique est cette histoire bien connue du bon samaritain, cet étranger honni qui sauve un juif agressé par des brigands que ses coreligionnaires ignorent et abandonnent agonisant au bord du chemin. Fratelli tutti est un grand texte, long, dense, foisonnant, qui intègre nombre d'allocutions et de discours de l'évêque de Rome et clôt le triptyque des encycliques de François: Lumen Fidei (relation avec Dieu) et la célèbre Laudato Si’ (relation avec la terre).

    Le programme politique du pape est clair**. Est-ce la raison qui incite le parti démocrate-chrétien suisse à chercher son salut et une renaissance en se rebaptisant Le Centre/Die Mitte/Allianza del Center?

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  • De quel bois fait-on une école à Compesières?

    compesieres 4 projets.jpgEn bois, en béton, en verre, en fait peu importe le matériau, les cœurs des écoliers sont de chairs et leur esprit libre et créatif. La mode est à l'école en plein air. Mais ce mode libéral d’enseignement n'a pas été retenu par le monde politique à Bardonnex. Pas plus que l'enseignement à distance pourtant promis à un bel avenir en ces temps où le principe de précaution règne en maître.

    La nouvelle école de Compesières (12 classes) - en gestation de puis 25 ans - sera en bois. C'est à peu près la seule chose qui fait l'unanimité. Pour le reste, l'exposition des 29 idées architecturales ce mercredi 2 septembre a laissé le public dans l'expectative. La parcelle imposée aux concurrents paraît exiguë. Sa forme triangulaire coincée en zone agricole entre la route cantonale de Cugny, assez roulante, et le chemin des Remparts est un défi supplémentaire. 

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  • La collapsologie envahit les théâtres genevois

    vous etes ici theatre.jpgL'écrivain genevois Bimpage vient de sortir Déflagration, écrit avant la pandémie, une histoire de fin d'un monde qui remet les idées en place. Claude Inga Barbey écrit dans la même veine le premier épisode de Vous êtes ici, une série collapsologique que 12 théâtres genevois vont interpréter ces prochains mois. Une première, un événement. La première est déjà complète, m'apprend Heidi.news dans sa lettre d'info quotidienne du 28 août*. Son réd en chef est le président de la République éphémère, le comité qui porte ce projet.

    Mais qu'ont-ils donc à s'inventer des lendemains qui déchantent, des catastrophes salutaires, des électrochocs sociétaux? Sommes-nous donc tous devenus des vieux ratiocinant: Que oui, il leur faudrait une bonne guerre pour remettre les pendules à l'heure! Qu'a-t-on faire du théâtre puisque la réalité de la covid rejoint la fiction? Il faudra sans doute voir Vous êtes ici pour savoir si le projet dépasse la télé-réalité. 

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  • Déflagration: Stromboli et nostalgiose suisse

    deflagration.jpgLe Stromboli émerge solitaire à quelques encablures de Lipari, entre Naples et la Sicile. Le volcan éructe toutes les 20 minutes quelques tonnes de magma incandescent. La lave fumante dévale en blocs et pierraille la Sciara del Fuoco et va se perdre dans la mer tyrrhénienne, un spectacle féerique et confondant à la nuit tombée, quand le ciel immense couvre la planète de sa coupole étoilée. Rarement inquiétant. 

    Imagine-t-on sous nos pieds les fours de Vulcain brassant la roche en fusion, œuvrant à la dérive des continents, triturant dans des creusets infernaux les atomes du tableau périodique, où bourgeonnent des amalgames cristallins ou amorphes, nos Alpes?

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  • Les messe d'après... comme le monde d'avant?

    compesieres colza vu de chez Thabuis.jpeg

    Alléluia, sonnez trompettes, jouez musettes, messes et cultes vont reprendre en Suisse dès le 28 mai, veille de la Pentecôte, la fête de l'Esprit saint. Ça tombe bien! Des esprits saints, c'est bien ce qui manque le plus en ce temps où la peur de la maladie érode le bon sens - je ne dis même pas la peur de la mort car le covir-19 ne peut frapper fatalement que les gens déjà affaiblis. *

    Dans la culture dominante qui est celle de la Suisse, les annonceurs de la "bonne nouvelle", simplifient le message et négligent la communauté musulmane, qui fête, confinée, ce samedi 23 mai, la fin du Ramadan, ou la communauté juive, qui ne (re)connaît ni Jésus ni Mahomet et leur image de Dieu, malgré des millénaires de recherche et de lecture attentive des textes sacrés.

    Au fait, la première messe à la cathédrale de Genève depuis 1535 aura-t-elle lieu? Initialement prévue le 29 février, elle est tombée victime de l'interdiction des rassemblements de plus de mille personnes et avait été reportée au 30 mai. Même à deux tiers vide, comme un stade de football, la retransmission en mondiovision pourrait dire que la messe d'après ne sera pas comme la messe d'avant.

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  • Dis grand papa, pourquoi y'a pas l'école demain?

    capuccino.jpgPlace des aviateurs, côté sud, le soleil réchauffe à peine un petit 15 degrés biseux. Mateo écope le chocolat et la mousse de mon capuccino avant d'aspirer avec une paille en plastique emballée dans un papier voltigeur un sirop rouge. Trois ou traits suffisent. Il attaque ensuite sa croix à la vanille. Un rituel. Pas grand monde sur la terrasse où les tables ont été un peu éloignée. Des chaises fuchsia sont empilées. D'ordinaire on décrypte lettre à lettre les titres de la presse du jour. Le principe de précaution nous en prive. 

    J'irais bien à la ludothèque. Il saute de sa chaise et s'en va peser sur la poignée à 15 mètres. La porte est close. C'est quand que c'est ouvert? Regarde, c'est écrit sur la vitrine. Mais je ne sais pas lire. Mais si, prends lettre après lettre, morceau de mot après morceau: m+e? ME! me + r euh... MER. Très bien. Crrrr + e? CRE. Et d +i? DI. Et voilà MER CRE DI. Et c'est ensuite écrit 16 et 18, ce sont heures d'ouverture... 10 ,11, 12, 13, 14, 15 16 (ok!) 17, 18. Super! On reviendra cet après-midi à 4h. Retour à la croix à la vanille.

    Dis grand papa, pourquoi demain y'a pas l'école?

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