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  • "Zurich, 20 ans d'avance sur Genève?"

    Maudet mauch.jpgLe titre de l'article paru dans la Tribune du 3 février est une citation du maire de Genève. Tirée d'un débat, organisé par le Club des quatre saisons, qui a opposé Pierre Maudet à sa collègue zurichoise Corinne Mauch. «Zurich reste un modèle, reconnaît le magistrat libéral radical. Nous réalisons avec quelques années de retard que Genève est une vraie ville, avec le changement d’échelle que ça suppose. Nous devons nous en inspirer pour rattraper la distance.»

    Cette phrase me poursuit. Ainsi, pour Pierre Maudet, Genève n'aurait été et ne serait peut-être encore qu'un irréductible village gaulois. La ville en cultiverait l'esprit: la résistance au changement, la peur de la croissance, le nombrilisme. Bref, chez eux, les Genevois semblent avoir fait leur la devise de Candide: "Il faut cultiver notre jardin".

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  • Genève: arrêtons avec la démocratie des confettis

    challendin 2.jpgLes citoyens de Chêne-Bougeries ont donc refusé le projet de construction de 200 logements au lieu-dit Challendin. Ce n'est pas une surprise. Car ces citoyens sont essentiellement des propriétaires de villas. Ce que révèle la zone jaune qui couvre pratiquement toute cette commune résidentielle genevoise. [cliquer sur l'image pour l'agrandir]

    Le crime de Mark Muller a été de déclasser le périmètre du chemin de Challendin en zone de développement 3 (hachurés orange sur l'image), ce qui pour nombre de propriétaires signifient une poussée de la ville, une possible perte de valeur de leur parcelle et un contrôle étatique. On comprend pourquoi les Verts étaient contre et les socialistes pour le déclassement.

     

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  • L'évêque Charles Morerod manque de gras

    morerod bachhofner vicariat 15 nov 2011.jpg«Je ne suis pas le préfet de Rome». Le dominicain fribourgeois Charles Morerod, dont la stature est à l'opposé de celle du moine vendeur de fromage, a semblé, hier à Genève, prendre ses distances avec le Vatican, sans mordre toutefois la main qui l'a désigné successseur de François de Sales sur le siège de l'évêché de Genève (in partibus ou virtuel, mais toujours existant).

    Les oeuvres du saint savoyard sont les seules exposées dans une vitrine de la salle de conférence du vicaritat, 13 rue des Granges, où, une heure trente durant hier, le prélat était à la disposition des journalistes dont la consécration aura lieu le 11 décembre à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg.

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  • Les indignes qui n'ont pas le droit de s'indigner

    Roms évacué passerelle Jonctio.jpgHier à la radio, petit reportage sur nos indignés des Bastions. Face aux indignés du Mur des Réformateurs, une jeune campeuses nous explique son quotidien: la cuisine, la bibliothèque dans une caisse à pommes, les AG, le tipi où l'on se réfugie quand il fait froid. Rupestre et honorable à souhait mais sans perpectives, souligne le géniteur de ce mouvement.

    Stéphane Hessel en profite pour faire la promo de son dernier livret: "Engagez-vous!", la suite de son petit brûlot "Indignez-vous!".

    - Engagez-vous où? demande le reporter?

    - Dans les partis politiques, dans les institutions démocratiques, souligne le vieux résistant, qui était encore hier soir sur Arte parmi les témoins européens, déportés pour opposition au nazisme.

    "Les Roms, que la police déloge sous les feux des médias, n'ont pas le droit de s'indigner", me lance Marie-Cécile. D'un trait, nous voilà renvoyés à la réalité, les indignés des Bastions et toute la société genevoise.

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  • Les Genevois vont-ils élire leurs autorités municipales à l'aveugle?

    kraft-Babel.jpgC'est une note de Florence Kraft-Babel qui m'inspire ce billet. La libéral qui démarre sa campagne pianissimo, mais va sans doute la terminer fortissimo (avec une élection surprise le 17 avril en point d'orgues) dénonce les silences persistants de la maire de Genève Sandrine Salerno: "Les chiffres sont-ils rouges ou ne le sont-ils pas? Le parti rouge aurait-il peur de rougir de ce que les chiffres ne le soient pas?" questionne la libérale.

    Bonne question. On ne connaîtra officiellement le résultat des comptes 2010 qu'à la fin mars, entre les deux tours de l'élection municipales. L'an dernier, c'est le 24 mars que la ministre socialiste des finances a rendu publique les comptes de l'année écoulée. Le Courrier avait titré: La Ville de Genève affiche un coquet bénéfice mais reste prudente. Mais sans doute, le résultat est-il déjà connu, en tous cas en phase d'être soumis à la cosmétique du bouclement. Florence Kraf-Babel escompte sans doute la même bonne surprise, ce qui conforterait la droite dans sa demande de baisse des impôts.

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  • La Constituante, le MCG et le 13 mars

    stroumpf-grognon.jpgEt si le sondage lancé lundi sur le site internet de la Tribune sur les élections municipales reflétait l'état de l'opinion publique genevoise? Au soir du 13 mars prochain, le MCG serait le premier parti de la Ville avec vingt-trois conseillers municipaux sur quatre-vingts. Il serait suivi des Verts libéraux avec quinze élus, puis viendraient les radicaux-libéraux avec treize élus, les socialistes onze, l'UDC dix et les Verts huit. Le PDC et Ensemble à gauche et son magistrat Pagani seraient éjectés de la scène politique.

    Un scénario farfelu, révolutionnaire? Personne ne s'est demandé jusqu'à présent quelle pourrait bien être l'impact des révolutions arabes sur le scrutin municipal genevois?

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  • "La Cité" disparaît des kiosques en trois jours

    la cité bd.png"La Cité se vend bien" se réjouit l'équipe du nouveau bimensuel. "Les 2500 exemplaires distribués dans les kiosques Naville-Relay sont partis comme des petits pains, à une vitesse grand V. " Le bimensuel était en vente depuis vendredi 18 février et aurait dû remplir les rayons pour une période de deux semaines, jusqu'au 4 mars.

    On félicitera donc les audacieux et courageux journalistes de ce succès, tout en s'étonnant que sur le tirage de 20'000 exemplaires, seuls 12% ont été mis en vente.

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  • Ah, si nous étions à Bâle!

    rochat isabel.jpgMark Muller se dépatouille tout seul dans l'affaire des villas louées à prix d'ami. Longchamp s'est débrouillé tout seul dans l'affaire de la grève de l'aéroport. Beer est tout seul quand les profs protestent. Maudet et Pagani se chamaillent comme des gamins pour savoir qui est responsable de l'entretien du ghoor de Plainpalais, alors que la ville a englouti des dizaines de millions.

    Ce matin, à 11h, Isabel Rochat sera seule, encadrée de l'état-major de la police, pour répondre devant la presse aux questions que pose la grève des gendarmes. Ni le président du Conseil d'Etat, ni le ministre de tutelle de l'Office du personnel de l'Etat n'ont cru bon de manifester l'unité gouvernementale face à la grèv[c]e du plus empblématique service de l'Etat, celui qui est chargé de la sécurité des citoyens!

    Ne vous demandez pas ce qui dysfonctionne à Genève. Ces quelques exemples sont criants. Il manque un pilote dans l'avion, un président, un maire, un premier ministre, qui passe son temps à planifier l'action du gouvernement et qui a l'oeil sur les cadrans de l'action gouvernementale qui anticipe les possibles conséquences de tel ou tel choix et est là pour défendre le collège gouvernemental.

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  • Contingenter les ventes de villas?

    avion atterrissant.jpgLa bulle immobilière dans l'arc lémanique ne fait de doute que pour les aveugles et les derniers passagers de ce jeu de l'avion.

    A qui doit-on cette fortune soudaine? Pas à la vertu des propriétaires ni à celles des habitants ou de leurs autorités. Les premiers s'enrichissent sans rien faire. Le grossissement de leur capital est virtuel certes tant qu'ils ne vendent pas, mais c'est un enrichissement tout de même.

    Les seconds, les habitants de ce coin de terre, regardent incrédules et subissent les conséquences de cette inflation. Ils en profitent aussi un peu, via les rentrées fiscales.

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  • StreetWars: une nouvelle qui fait froid dans le dos

    streetwars.jpg

    Comme nombre de Genevois, je relis la Tribune le soir. Le permier numéro de la nouvelle formule a retenu mon attention plus que d'habitude. "Carnage au pistolet à eau dans les rues de Genève", un titre intrigant qui révèle un nouveau jeu urbain Streetwars, un brin inquiétant.

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  • Primes maladie 2011: Ouf, j'ai un quatre et demi!

    santé coût 2009 santésuisse.jpgLes primes des Genevois n'augmenteront "que" de 3,2%. On l'a échappé belle. Par rapport aux 6,5% de la moyenne suisse, les Genevois poussent un petit ouf de soulagement. Un peu comme un élève qui s'attend à un zéro pointé et obtient un quatre et demi. Déçu en bien!

    Reste que la hausse des primes est plus élevée que celle des coûts de la santé, ce que ne manque pas de remarquer Pierre-François Unger. Du moins ceux que le ministre genevois annonce avoir maîtrisés. Ceux en tout cas sur lesquels il a quelques pouvoirs:  l'hôpital cantonal pour l'essentiel et indirectement les factures des médecins et des cliniques via la fixation de la valeur du point Tarmed toujours contestée à Genève.

    Premier gros bémol à ce satisfecit, le total des coûts genevois dépasse toujours de 30% la moyenne des coûts en Suisse. Les asssureurs maladie ont chiffré la différence: 4145 francs en 2009 pour l'assuré genevois et 3131 francs pour l'assuré suisse.

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  • La tomate n'a pas fini de nous surprendre

    tomate 17 juillet vidéo.pngBelle affluence à la fête de la tomate, hier à Carouge, entre la Migros Vibert et la Coop du Stade de Genève. L'accès à la manifestation est toujours un peu "graignos". Il faut se faufiler dans la cohue des voitures qui obstruent les giratoires au pied des tours de la cité Sarde. On se demande comment la Migros a bien pu obtenir l'autorisation d'installer son Brico-loisir à cet endroit...

    Bon, pour les urbains, un petit train gratuit venait les cueillir à la place du Marché. Une chouette promenade. L'idéal, ce serait vraiment que la fête de la tomate s'installe sous un grand chapiteau sur le ghorr de la Plaine de Pplainpalais.

    D'une pierre, trois coups:

    • Les maraîchers retrouveraient l'espace d'une fin de semaine les terres des plantaporêts des bords de l'Arve.
    • Ils pourraient nouer de nouvelles relations contractuelles avec les urbains en mal de campagne.
    • Ils pourraient présenter les nouveaux métiers de la terre que j'ai évoqué dans un précédent billet intitulé Des tomates pour Leuthard.

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