Région

  • Deux adjoints et l'école du XXIe siècle

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    J'ai visionné tardivement le bon reportage que Léman bleu a consacré à ma commune de Bardonnex à l'occasion de l'élection partiel d'un adjoint ce 27 septembre. Deux candidats se disputent le siège laissé vacant à la suite du décès subit et malheureux de Daniel Fischer, élu au premier tour le 15 mars dernier. Surprise, l'un et l'autre ne semblent pas enthousiastes à l'idée que l'école de Compesières puisse être construite à l'emplacement du centre communal. C'est une bonne nouvelle. Sauf que ni l'un ni l'autre n'a eu le courage de désigner le bon emplacement. 

    Pour le connaître, posez-vous une question simple: si le canton était responsable de la construction des écoles primaires, où la construirait-il dans la région? En toute logique et en bonne pratique écologique, la réponse est là où habite la majeure partie des écoliers

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  • De quel bois fait-on une école à Compesières?

    compesieres 4 projets.jpgEn bois, en béton, en verre, en fait peu importe le matériau, les cœurs des écoliers sont de chairs et leur esprit libre et créatif. La mode est à l'école en plein air. Mais ce mode libéral d’enseignement n'a pas été retenu par le monde politique à Bardonnex. Pas plus que l'enseignement à distance pourtant promis à un bel avenir en ces temps où le principe de précaution règne en maître.

    La nouvelle école de Compesières (12 classes) - en gestation de puis 25 ans - sera en bois. C'est à peu près la seule chose qui fait l'unanimité. Pour le reste, l'exposition des 29 idées architecturales ce mercredi 2 septembre a laissé le public dans l'expectative. La parcelle imposée aux concurrents paraît exiguë. Sa forme triangulaire coincée en zone agricole entre la route cantonale de Cugny, assez roulante, et le chemin des Remparts est un défi supplémentaire. 

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  • 1850: le train innove. 2050:...

    vaud 2050 train.jpgNos trains rouleront-ils sans pilote et 24h sur 24 en 2050? Et les quais seront-ils comme ceux des métros, équipés de portes de sécurité? Ce futur proche fait peu débat, me semble-t-il, à l'heure où les CFF et le CEVA peinent à trouver des cheminots multimodaux non grévistes. Conçue au XIXe siècle, le RER Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse n'a même pas réussi à standardiser ses locos. Il est loin d'avoir penser l'automaticité des convois. 2050, c'est dans 30 ans. Il y a 30 ans, en 1990, Genève réfléchissait au barreau sud, à la traversée de la rade et à SmartGeneva, se rengorgeait d'être la capitale des nouvelles relations russo-américaines dans un monde sans histoire. La Chine n'était encore pas éveillée. Ni l'Afrique.  

    A Lausanne, la rupestre, on planifiait un métro M2 automatique, l'extension de l'EPFL et son réseau dans les cantons voisins, un nouveau musée au bord des quais. On rédigeait une nouvelle constitution, instaurant un président durable. Puis Vaud a basculé la moitié de la facture sociale aux communes, épongeant sa dette et se redonnant du muscle pour de nouveaux projets stratégiques dont un train à grande vitesse entre l'aéroport et Lausanne, ravissant au passage à Genève, l'internationale endormie, son rôle de pôle dynamique de la Romandie.

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  • Y aura pas un IEPA à La Mure

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    IEPA? Immeuble à encadrement pour personnes âgées. Dans la politique des soins aux personnes âgées en voie de dépendance, un IEPA est le maillon entre les soins à domicile et l'EMS. Un D2 disait-on naguère, un immeuble où l'on est chez soi et où des services infirmiers et sociaux facilitent la vie en cas de besoin. Bref un besoin qui intéresse bien des gens de Bardonnex que l'âge et le handicap inquiètent.

    Ce 26 août, à la salle polyvalente de l'école de Compesières, nous étions une cinquantaine à découvrir le projet cousu main par la coopérative Equilibre. Equilibre a déjà bâti et a en projet plusieurs bâtiments selon un concept participatif et écologique intensif. 

    Equilibre a le projet de bâtir 30 logements coopératifs d'ici 2024 à La Mure, au sud du village de Croix-de-Rozon. Dans sa quête d'exemplarité et d'innovation, Equilibre vise un immeuble intergénérationnel. Ses responsables ont approché la commune pour qu'elle devienne coopératrice de quelques logis pour personnes âgées, un mini IEPA donc. Ce serait une première à Genève. 

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  • Bardonnex et ses deux bouchons

    IMG_1474.JPEGM'en allant masqué ce dimanche au marché de Collonges-sous-Salève par le petit pont de bois, jeté récemment à grand frais par la commune de Bardonnex, au nord de l'ancienne école de la Bossenaz, au dessus du nant d'Archamps - sec à cette période de l'année, je me demande ce qu'il en est de l'accès au marché de Saint-Julien-en-Genevois, à l'autre bout de ma chère commune. Saint-Julien est une ville en pleine croissance qui fut très brièvement rattachée à Genève au début du XIXe siècle, quand les frontières qui nous gouvernent et nous séparent aujourd'hui étaient tracées par quelques princes et ambassadeurs à Vienne, à Paris et à Turin.  

    Depuis que la commune a vendu à la Tuilerie-Gravière de Bardonnex le chemin des Rupières qui reliait naguère Bardonnex à Saint-Julien et qui fut hélas coupé par l'autoroute, il ne reste plus que le chemin des Jules pour rejoindre les deux agglomérations. 

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  • Participer au développement de Genève; vive le cyberespace!

    care mobiles.jpg"Redonner sa place à l'agriculture qui a besoin de place et d'espaces verts. Démanteler les trois casernes construites récemment pour dédier ces terres aux cultures... plutôt que d'importer des aliments du Chili, etc."  C'est l'une des propositions - il n'y en a qu'une poignée dont quelques idées farfelues - que je lis sur le site Participer ouvert par l'Etat de Genève pour inventer le développement du canton. Les Genevois ont jusqu'au 31 août pour déposer leurs idées, leurs espoirs, leurs soucis.  Il n'y a pas foule au portillon.

    La Covid 19, les soucis du quotidien, l'été qui se prolonge, l'absence de promotion de cette opération politique, tout se ligue contre la participation des Genevois. L'humeur est morose et le budget 2021 de l'Etat de Genève promet d'être historiquement rouge vif. 

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  • Frontaliers, on vous aime!

    HUG urgences nuit.JPGMais que serait le système sanitaire genevois sans ce qu'on appelle hélas des frontaliers mais qui ne sont en fait que des travailleurs pendulaires, des navetteurs, des commuters? Un peu plus d'un soignant sur deux aux HUG habite hors du canton de Genève. 39% habitent en France, dit le rapport d'activités 2018.

    Notre territoire cantonal est minuscule, deux fois plus petit que Lyon Métropole, six fois plus petit que Zurich. Rien d'étonnant donc à ce que ces travailleurs viennent de toute la région, du Grand Genève comme on disait naguère au temps des Babel, des Ducret, des Wellhauser, des Haegi, des Cramer où nos gouvernants avaient une once de politique régionale dans leur boîte à crayons. 

    Travailleurs pendulaires, on vous aime!  [Billet augmenté à 13h]


    A lire aussi: Chers pendulaires, navetteurs, commuters, Pendler... frontaliers


     

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  • Le printemps est arrivé?

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    Le 6 avril 2019, neige abondante à Genève et sur un pêcher.  

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  • L'école d'Alain Walder, maire de Bardonnex

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    Il y a 25 ans, ayant quitté temporairement le journalisme pour la haute fonction publique, j'ai été pendant trois ans  adjoint à la Mairie de Bardonnex. La maire d'alors, Marie-Louise Barthassat, avait un souci: bâtir une nouvelle école. La commune avait acheté dans ce but la ferme Garin et le verger attenant pour quelque 2 millions de francs si ma mémoire est bonne.

    Deux raisons rendaient ce projet urgent. L'exiguïté des classes de l'école plantée là en 1900 qui n'atteignaient pas la norme des 80 m2 et le souhait ou la nécessité d'ajouter quelques classes  pour répondre à la croissance de la population, permettant de supprimer un pavillon scolaire provisoire mais toujours utilisé aujourd'hui pour y accueillir les activités parascolaires. 

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  • Un petit pont de bois à 105'000 fr

    IMG_9820.JPGUn pont de bois franchit depuis peu le nant d'Archamps et reliera, sans doute dès son inauguration, un quartier du village dortoir de Croix-de-Rozon à la place du marché dominical de Collonges-sous-Salève. L'espace récemment rénové sert de parking d'échange la semaine.

    L'ouvrage est "peu conséquent, l’Exécutif a fait au plus simple", lit-on dans le procès-verbal d'octobre 2019 (page 452) de ma commune de Bardonnex. En effet, le pont, 3 à 4 mètres de long, enjambe un ruisseau sec l'été. Il existait naguère une planche de bois jetée sur le fossé. Trop périlleuse sans doute pour les vieux mais facile à sauter pour les plus jeunes. 

    Lors du vote du crédit en octobre, une seule conseillère municipal, Mme C. Sirusas Peduzzi, s'est inquiétée du prix de la chose: 105'000 francs. Quand on se rend sur place, on peine en effet à comprendre comment on a pu arriver à cette addition faramineuse. 

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  • Cent francs pour l'Eki-Thé

    le courrier eki the.jpgFaut-il sauver l'Eki-Thé? Étrange question en fait. Un commerce n'a pas pour vocation d'être sauvé. Il prospère ou il se transforme ou disparaît. C'est la loi du marché, laquelle fonctionne plus ou moins bien depuis la nuit des temps. Pour pallier les défaillances connues du troc ou de l'échange marchand, les humains ont de tout temps collaboré de gré ou de force, considérant d'expérience que certains biens et service ne peuvent être produits et distribués en suffisance et/ou au bon niveau de qualité que par le biais d'un effort collectif. 

    L'Eki-Thé n'offre pas un service public à proprement parler.

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  • Genève, 14'551 avant Jésus-Christ (Août)

    SEymaz balade.jpegMais que s'est-il donc passé en août 14'551 avant Jésus-Christ? Un événement que les gazettes et les chroniques n'ont pas conservé dans la mémoire genevoise mais que révèle "Entre Terre et Eau", page 106, un ouvrage d'un bon kilo imprimé à Genève et payé par nos deniers (enfin surtout le denier des riches de ce canton, car bien des habitants ne paient à la collectivité que la TVA et leur cotisation maladie et encore). Il vient d'être édité par Infolio éditions à Golion sous la direction de Marcellin Barthassat avec ses compères Yves Bach, Daniel Künzi, Christian Meissner et Jacques Menoud

    En août 14'551 donc fondait le dernier bloc de glace de la dernière glaciation dans la dépression au lieu-dit Sionnet, entre Choulex et la Pallanterie, où coule la Seymaz, la seule rivière entièrement genevoise. 

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