Politique genevoise

  • 2050, Genève, sa croissance zéro, son aéroport, son pont sur le lac, sa dette abyssale

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    Pierre Maudet, officiellement retenu par sa campagne pour l’élection partielle au gouvernement du Canton de Genève du 7 mars, a snobé le débat organisé par la Tribune de Genève et le Club suisse de la presse. Une absence remarquée sur l’écran Zoom où chacun, candidats et journalistes, est dans sa cage télégénique et le public invisible. Il vrai que Pierre Ruetschi, réd en chef de la Julie au moment où le journal des Genevois a sorti l’affaire Maudet en mai 2018 est aujourd’hui le patron du Club suisse de la presse.

    Le télédébat présente l’indéniable avantage de permettre à tous de le voir en direct ou en différé sans bouger de son fauteuil. Combien de Genevois l’ont-ils visionner? Peut-être plus que l’amphi d’Uni Mail peut contenir d’étudiants. Sans doute moins qu’un débat sur Léman Bleu ou la RTS. Mais l’exercice vaut sans doute d’être répété. Une dizaine de débats devrait suffire pour permettre à la technique et à mes collègues de la presse écrite d’être à la hauteur des enjeux.

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  • Maudet Fischer, pauvre débat

    fischer maudet.jpgPauvres politiques. Plus encore en ces temps de pandémie où la mort rôde, qu'en temps ordinaire - mais le temps n'est pas ordinaire, puisque le réchauffement climatique nous promet une mort infernale - on réclame des surhommes (pardon des surhumains) : dictateurs éclairés mais néanmoins démocrates et à l'écoute, pères de la nations, solides et généreux, mères de la patrie, pragmatiques et consolatrices? Sommes-nous donc tous des enfants, des oisillons, des victimes? 

    Je lis dans le Temps du 31 janvier le compte rendu du face-à-face Fischer-Maudet. Pour l'avoir pratiqué, je sais combien l'exercice est périlleux et frustrant. D'autant qu'il ne s'agit pas d'élire un dictateur le 7 mars, mais un membre d'un gouvernement, qui est lui-même soumis au contrôle d'un parlement de milice, à l'arsenal touffu des lois en vigueur et à des administrations en place mais pas toujours aux ordres (et non soumises à réélection) pour faire avancer la galère genevoise dans une bonne direction.

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  • Saupoudrage social à Bardonnex

    main avec billets francs suisses.jpgCe même 1er décembre consacré en 2012 Giving Thuesday, je consulte l'ordre du jour du Conseil municipal de ma commune de Bardonnex. Et j'en extrait un rapport sur l'attribution de l'aide sociale en Suisse en 2020. Les six commissaires avaient 32'000 francs à distribuer (soit 0,5% d'un budget de 6,5 millions de francs).

    La commission a reçu 86 demandes, elle en a conservé 79 dont 44 ont reçu une réponse négative, 22 une subvention de 1000 francs et 20 une subvention de 500 francs (Voir la liste des bénéficiaires).

     

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  • Maudit Maudet, maudit canton

    maudit maudet février 2013.jpgQuand l'alors ténor du PLR, encore enfant prodige de la politique genevoise, prétendait rappeler à la police qui était le commandant et aux tagueurs qui était Monsieur Propre et aux Roms qu'ils étaient bannis des ponts dortoirs et des rues marchandes, on voyait ici et là fleurir ce tag: "Maudit Maudet" (TdG 6 février 2013). Le jeune homme n'avait pas encore été saisi par l'hubris du pouvoir. 

    Voilà donc Maudet le maudit parti. Pour mieux revenir dit-il. Car l'homme à la mâchoire carrée appartient à ce quarteron d'idéologues, où l'on compte Décaillet et Blocher, qui clament que le peuple, seulement le peuple, a raison, toujours raison. C'est donc au peuple de trancher le nœud gordien que l'intelligence (de Maudet), la Justice (de Genève) ou la magnanimité (du Conseil d'Etat) n'ont pas su dénouer. 

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  • Un impôt de solidarité à Genève

    billet suisses.jpgLa Suisse est un pays heureux. Ses collectivités sont pratiquement sans dette (sauf Genève) et elles peuvent donc soutenir l'économie et assurer une partie des salaires. Néanmoins les travailleurs concernés par la réduction de l'horaire de travail (RHT) ne touchent pas tous 100% de leur salaire. Et bien des travailleurs risquent d'être licenciés ou n'ont tout simplement pas trouvé de travail. "Près de 100'000 emplois en moins dans la restauration" s'inquiète ce jour GastroSuisse, 13 millions de nuitées envolées, précise le KOF. Pour les petits indépendants, ça peut être plus grave encore car leur entreprise peut tout simplement disparaître et une bonne partie de leurs économies avec. 

    Bref il n'y a pas que les infirmières qui souffrent! 

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  • Compesières 1970 - Bardonnex 2020

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    En 1970, deux événements majeurs retenaient l'attention des élus et de toute la population de Bardonnex: la présentation de la nouvelle salle communale et le 700e anniversaire de la donation de l'église à l'ordre hospitalier des chevaliers de Malte par l'évêque de Genève en 1270, première mention de Compesières dans un document officiel. 

    L'alors future salle communale, attendue depuis longtemps, était présentée dans le seul journal communal - Bardonnex Information* - par Jacques Delétraz, maire.  

    Ce soir, 13 octobre 2020, le Conseil municipal de Bardonnex doit discuter d'un projet de délibération qui pourrait avoir pour conséquence la démolition totale ou partielle de la salle communale. Toute une histoire.

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  • Sale temps pour Genève?

    teleferique ombre.jpgTrois nouvelles récentes pourraient en inquiéter plus d'un, assemblées. Mais nos socialistes - des picoreuses des prairies émaillées de fleurs et du loup y es-tu aux tueuses embusquées à cou rouge, toutes protégés des embruns de la concurrence sous les plumes de la poule Grand Etat, ne semblent pas imaginer que leur voisine, la poule aux œufs d'or, puisse cesser de pondre ou ne pondre que des œufs en plomb.

    "Toutes les pièces de théâtre ont fini par créer un monde à côté de la vie, qui se fait illusion à lui-même et finit par se croire vivant."  (Jules Renard)

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  • La solastalgie du président du Conseil d'Etat genevois

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    Antonio Hodgers a ouvert la grand messe qui se tient jusqu'à dimanche en la cathédrale Sicli, au coeur du Geneva green downtown comme le disait Mark Muller. Le prédécesseur oublié de l'actuel conseiller d'Etat chargé de l'aménagement du canton parlait du PAV, le fameux futur quartier Praille Acacias Vernet. Une première réalisation massive et granitique s'élève bien dans le quartier Pont Rouge, une réalisation des CFF. Mais cette "Gotham City" ne fait pas partie du périmètre PAV, lequel inscrit son losange tronqué à l'est de la route des jeunes, cette voie construite dans les années 30 pour occuper les chômeurs, quand l'industrie était encore le fer de lance du développement de Genève et qu'on ne passait pas son temps à discourir sur les limites de la croissance. 

    Aujourd'hui Genève, c'est 390'000 emplois et 500'000 habitants, a d'emblée rappelé Antonio Hodgers. Normal, la ville est un pôle d'attractivité. Dans 20 ou 30 ans, il en sera peut-être différemment, quand les travailleurs et leurs employeurs auront intégré toutes les potentialités du télétravail. Sauf que ce rapport de presque 4 travailleurs pour 5 habitants est sans doute unique au monde et n'a d'explication que l'histoire de la cité Etat et d'une géographie enfermée dans une frontière tracée en 1815, comme jadis l'était la ville dans ses remparts. 

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  • Baroud d'honneur des constituants genevois

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    François Longchamp, l'homme qui ne voulait plus être conseiller d'Etat, fut le premier président durable de la République et canton de Genève durant 4 ans et demi de décembre 2013 au 1er juin 2019, grâce au vote majoritaire des 80 constituants qui, copiant la Constitution vaudoise mais en fait séduits par le modèle rhénan de Bâle-Ville, ont instauré, pour la durée de la législature portée à 5 ans, la présidence du gouvernement genevois - un budget de 8,5 milliards de francs quand celui d'Auvergne-Rhône-Alpes ne dépasse pas 4 milliards d'euros. 

    François Longchamp crut bon de se tailler un département présidentiel sans autre poids que celui de la Genève internationale (dirigée par Berne et par les grandes puissances), le Grand Genève mais sans ambition ni moyens et les communes où il s'est enlisé dans une illisible politique de désenchevêtrement des tâches, sans oser toucher à ce qui fait le scandale: la fiscalité et la péréquation. Pour le reste il a passé son temps à cornaquer ses collègues, tous des bleus sauf Maudet. 

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  • Une école primaire à la Croix-de-Rozon

    IMG_1706.JPEGIMG_1713.JPEGQue pensent Luc Lavarini et Nicolas Vernain* (l'un comme l'autre absents des réseaux sociaux) de leur possible future fonction d’adjoint au maire de Bardonnex? Quelles inflexions voudraient-ils donner à la gestion communale, une fois élu le 27 septembre prochain (les chances de Lavarini sont certaines mais rien n'est certain dans un scrutin), si tant est que leur voix pèse dans le système municipal genevois, où le plus puissant des acteurs est, et de loin, le canton, ses lois, ses élus et les fonctionnaires et commissions spécialisées qui les votent et les interprètent. Rien?

    Ce dimanche, veille des vendanges, alors que le vote par correspondance a démarré, aucun discours n'a été prononcé à la Bossenaz, où le PDC et Entente, pas encore connu sous son nouveau label de Centre, avait réuni une poignée de militants, amis et sympathisants. On s'est donc rabattu sur le quiz proposé pour donner son avis. Et sur les conversations, un verre de vin à la main, qui forcément tournent autour de la Covid. Avec une idée en tête - fixe diront certains - la construction d'une école à la Croix-de-Rozon.  (photos du jour)

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  • Les fonctionnaires genevois: ni sobriété ni partage

    2 pour cent 2%.jpgCalculons: que signifie dans une année de travail une semaine de vacances supplémentaire (que propose le gouvernement genevois à ses quelque 48'000 employés contre une baisse des salaires de 2%)? 1 divisé par 48, ça donne 0,02. Une semaine de vacances c'est donc une diminution de 2% du temps de travail. On peut imaginer que l'Etat devra embaucher pour compenser ces 2% de travail perdu. Et qu'en acceptant le projet, les fonctionnaires (dont la retraite est généreuse garantie) participeront (modestement) au partage du travail dans un temps où la pandémie va multiplier les chômeurs. Evidemment les syndicats de la fonction publique hurlent. Belle démonstration de solidarité. 

    Quelles économies pour l'Etat?  

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  • Participer au développement de Genève; vive le cyberespace!

    care mobiles.jpg"Redonner sa place à l'agriculture qui a besoin de place et d'espaces verts. Démanteler les trois casernes construites récemment pour dédier ces terres aux cultures... plutôt que d'importer des aliments du Chili, etc."  C'est l'une des propositions - il n'y en a qu'une poignée dont quelques idées farfelues - que je lis sur le site Participer ouvert par l'Etat de Genève pour inventer le développement du canton. Les Genevois ont jusqu'au 31 août pour déposer leurs idées, leurs espoirs, leurs soucis.  Il n'y a pas foule au portillon.

    La Covid 19, les soucis du quotidien, l'été qui se prolonge, l'absence de promotion de cette opération politique, tout se ligue contre la participation des Genevois. L'humeur est morose et le budget 2021 de l'Etat de Genève promet d'être historiquement rouge vif. 

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