Monde

  • Bonne année, Calmar ou Callamard?

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    « Les voyants sont au rouge écarlate », dit la nouvelle secrétaire générale d’Amnesty International, la Grenebloise Agnès Callamard, considérant les tensions internationales et le recul de l’universalité des Droits de l’homme dans l’entretien qu’elle accorde à La Croix-Hebdo cette semaine. Son franc sourire tranche avec son propos et l’air du temps tout plein de bruits de botte du côté de l’Ukraine, du Kazakhstan (les premiers effraie l’Europe, moins les seconds), d’enfermement en Chine mais aussi chez nous où les esprits sont encaserné dans des camps qui « s’emmerdent » l’un l’autre. Y a-t-il un vaccin contre la haine de l’autre?

    Le chaleureux sourire de Mme Callamard, qui a signé le rapport de l’ONU sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, tranche aussi avec les maître du jeu du calmar (Sqid game), diffusé sur Netflix, qui a enflammé cet automne les réseaux sociaux, la presse et les familles jusque dans les préaux de nos écoles. Qu’en reste-t-il? 

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  • Genève en 2050 vu par ma Tribune

    31613C72-E873-44CF-9B3E-C799BEA2533B.jpegQue n’a-t-on pas écrit sur le futur et son impossible prévision. Qu’importe. L’être humain a besoin de se rassurer. Il s’invente donc des futurs rassurants ou pas. Et conforme à l’air du temps. « Demain », le film avait déjà arpenté les lendemains qui chantent pourvu que nous le voulions bien. Cette fin de semaine maussade d’Halloween et de Toussaint, c’est ma Tribune qui se lance dans l’aventure de la futurologie sur le sujet du moment: le dérèglement climatique. Objectif lune? Non objectif une Genève décarbonée

     

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  • Dieu n’est pas écolo

    E91E2E49-6AC2-416F-93A6-EA2DB9033A4F.jpegIl paraît, si j’en crois la réd en chef de La Croix, que le pape lui-même devait se rendre à Glasgow. Sans doute n’y est-il pas car il n’aurait pas été le premier parmi les prêtres à célébrer la grand messe du réchauffement climatique, à avouer son péché d’être, lui et ses congénaires, la cause du dérèglement climatique, à chanter les louanges de la sobriété et de la technologie pour nous sauver de ce faux pas.

    La plupart des grands prêtres qui se réunissent à Glasgow en ces jours d’Halloween et de Toussaint n’entonneront ni Confiteor ni Kyrie ni Gloria, ne reconnaissant pour gouverneur suprême que le hasard et la nécessité (les forces quantiques et la gravité) et l’action délétère du genre humain comme explication de l’état de la planète. 

     

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  • «Nous n’étions pas des victimes, nous étions des résistants»

    24B5931C-2F54-45B4-9738-250C8F65B6BD.jpeg« On disait toujours : « Je ne suis pas une victime, je suis un résistant. Je ne suis pas un martyr, je suis un combattant. » Ça aide énormément et dans toutes les situations. En ce moment, j’ai des problèmes de santé. Si je me jette par terre en pleurant, je meurs dans les quinze jours ! J’ai encore des choses à dire et à faire, j’ai envie de les terminer. »

    « Si je me jette par terre en pleurant, je meurs dans les quinze jours! » La femme qui dit ça a 97 ans, elle est aveugle et ne peut plus écrire. Sa détermination me frappe en ce temps présent, où les victimes sont au premier plan, objet de toues les attentions et de tous les discours. 

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  • 1800 Afghans au service du CICR

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    Alors que le dernier Américain a quitté le pays conquis par les Talibans avant la date butoir du 31 août, je n'ai vu que bien peu d'articles récemment sur la présence des organisations humanitaires en Afghanistan. Qui pour la plupart restent. N'y a-t-il pas une certaine indécence à voir les ressortissants et les supplétifs des nations occidentales sauvés par les airs alors que 34 millions d'Afghans restent piégés dans un pays sans ressources sans gouvernement? Qu'a-t-on appris de l'avalanche des nouvelles sur le chaos de l'aéroport de Kaboul? Pas un média ne semble avoir échappé à cette fatalité d'une information unilatérale. 

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  • La marmotte de Lausanne (#GIEC)

    D91915A2-3D26-4BCF-900D-DD6D281CCB8A.jpegIl y a 15 mille ans, Lausanne jouissait du climat que l’on trouve aujourd’hui à 2000 mètres d’altitude. Comment le sait-on? Parce qu’on a trouvé un squelette d’une marmotte non loin de la gare du chef-lieu vaudois. Heureusement que la terre s’est réchauffée depuis. Sans cause humaine apparente.

    Ma chère RTS, dont le métier est d’égrener les nouvelles du chapelet de l’actualité, nous sert donc cet anachronisme, sans commentaire ni explications, juste après avoir annoncé l’enfer ici-bas - nouveau rapport du GIEC oblige - que nous promet donc le réchauffement climatique, notre faute à nous. Pas un incendie, inondation, glissement de terrain qui n’ait pour cause désormais notre gourmandise que dis-je notre accaparement irresponsable des ressources combustibles enfouies sous nos pieds, sans raison ni objet, depuis des millions d’années. 

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  • De quoi meurt-on?

    BD6E2527-2481-4AB1-8CA9-1F0C5A04CEE6.jpegEn cet été exceptionnellement mais pas extraordinairement pluvieux qui menace de pourrir les blés sur pied, alors que le coronavirus mutant se fait encore menaçant et nous rappelle que nous sommes de simples mortels, un philosophe parcourt la France en lutte pour la simplicité.

    Il a un nom de roi mage, Gaspard Koenig, et vient de publier sa première lettre de la simplicité

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  • Boire et manger en 2035

    DEBC865C-79FA-4AC4-8968-89FE7C77E05B.jpeg« Si l’étiquette comporte plus de six ingrédients, il y a plus de trois chances sur quatre qu’il s’agisse d’un aliment ultratransformé » Cette affirmation légende une photo prétexte illustrant un article, publié cette semaine par mon journal préféré, dont le sujet est une mise en cause de cette tendance de l’industrie alimentaire de recomposer les aliments en fonction du goût supposé des consommateurs et du profit. Le titre donne le ton: « Méfiez-vous du cracking alimentaire » L’alerte très en vogue cite le livre publié en 2017 par Anthony Fardet, un proclamé expert de la chose. 

    Personne n’est évidemment obligé d’acheter ces aliments industriels, mais il est de bon ton de s’en méfier. C’est comme le hamburger, symbole de la malbouffe, alors qu’il fait partie d’une chaîne alimentaire efficace (les vaches laitières finissent en hamburger) et accessible à tous. 

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  • 59 soldats allemands tués en Afghanistan

    A4AB8F57-0D11-4B0E-AC3B-20775A025B11.jpeg59 soldats allemands tués en Afghanistan. Et personne n’en parle? C’est que cette demi-hécatombe est le bilan de l’intervention de la Bundeswehr dans ce pays malheureux, lis-je dans le quotidien La Croix du jour. Une autre donnée m’interpelle. L’intervention de la deuxième force de la coalition de l’Otan après les Etats-Unis aurait coûté toujours selon le journal 12 milliards d’euros pour un contingent de 120’000 hommes.

    C’est plus que le double des 6 milliards de francs que la Suisse va verser pour acheter 35 F-35 Foudre II.

    Ces chiffres me laissent songeur. Et pour quel bilan? 

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  • Biden et Poutine boudent la Genève internationale

    Capture d’écran 2021-06-15 à 18.57.18.pngMais pourquoi viennent-ils à Genève? Certes l'histoire a favorisé ce petit bout de terre béni des dieux, que Jules César lui-même a fait entrer dans la grande histoire. Certes, la genevoise reine Clotilde n'est pas pour rien dans le baptême de son mari Clovis, le roi des Francs. Certes l'internationale calviniste n'a pas eu son pareil pour essaimer dans les lieux de pouvoirs, aux Etats-Unis notamment, et quelques pédagogues s'en sont allés jusqu'à Moscou.

    Et puis Rousseau n'est-il pas enfant de Genève et des écologistes et Voltaire, mort à Ferney, n'est-il pas le héraut de la sainte trinité des Lumières: la tolérance, la liberté et l'égalité? Poutine a-t-il lu le philosophe? Qui, au passage, pourrait donner son nom à notre aéroport GVA en panne d'image: Genève Voltaire Aéroport, ça sonnerait autrement mieux que Cointrin.

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  • Les Verts rient jaune et les jaunes ont gagné

    Je n’aurais pas parié sur un rejet aussi net des deux initiatives antiphytos données encore gagnantes au début mai. 60% de rejet, c’est une claque magistrale, n’en déplaise aux commentateurs dominants de la presse qu’on sent assomés par le vote populaire. La bonne nouvelle, c’est que le simple bon sens d’une règle vieille comme el monde - c’est la dose qui fait le poison - a prévalu face à une mesure d’interdiction dont les électeurs se sont vite rendus compte qu’elle serait contre-productive. 

    L’échec de la loi sur le CO2 est plus troublant compte tenu du large soutien dont elle bénéficiait. Mais ce n’est pas la première fois qu’une large coalition échoue (de peu) dans les urnes vaincue par le carte des non qui seraient bien incapables de se mettre d’accord sur un projet. 

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  • L’info à la RTS: sans goût et sans histoire

    443C2E25-1859-4381-8E6C-A15F13FBFBDC.jpegA suivre notre chère RTS, que nous n’avons pas la liberté de quitter, contrairement aux autres journaux imprimés ou en ligne, le monde va mal. Ses journalistes - heureusement pas tous - nous le répètent en boucle. Certains y mettent le ton, qui souvent fait la chanson. Féminicide, discriminations de genre, sans abris menacés de se retrouver à la rue, catastrophes climatiques imminentes, pesticides, Covid, Gaza, dont Mise au point nous livre ce soir un reportage unilatéral. Et bien sûr cet abandon de l’accord cadre avec l’UE, une catastrophe forcément. Une décision incompréhensible  du Conseil fédéral que l’on somme de présenter un plan B. Au fait, avez-vous vu le cours du franc vaciller?

    Egrenée au quotidien, l’information prend des tonalités de fin du monde ou de fin d’un monde. La nostalgie d’un passé mythifié et d’un avenir redouté est-elle la mesure de nos reporters?

    C’est peut-être qu’ils oublient ou qu’ils ne savent pas ce qu’était ce fameux passé. Mais en le cachant, ne fabriquent-ils pas des news biaisées, excessivement alarmistes, attrape-nigauds?  

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