Manifestations populaires

  • François Scheng à La Mure

    A 21h, tous les soirs, comme beaucoup nous avons pris l'habitude de manifester notre gratitude. Aux soignants qui sont au front. A tous les travailleurs anonymes aussi.

    J'apprends que tous les soignants ne le sont pas, au front. Loin s'en faut.

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  • "Les Huguenots" et la messe à Saint-Pierre de Genève

    pain et eau.jpgCe mercredi commence le "Ramadan chrétien", le Carême, un temps de frugalité - c'est très à la mode -, de réconciliation - ça l'est un peu moins - , de pardon - évoque-t-on ce mot libérateur dans l'école genevoise?

    A Genève justement, où la pensée dominante impose une stricte et parfois sourcilleuse séparation des églises et de l'Etat, l'événement prend une tournure historique. Ce mercredi des cendres, selon le rite catholique, où les croyants se souviennent qu'ils sont poussière, de cette poussière que le Créateur a façonnée avec l'eau et le souffle pour faire l'Adam, l'humain premier, homme et femme confondu.e.s, jusqu'à ce que Dieu personnifie le masculin et le féminin, et sans doute tous les genres...

    Ce 26 février, mercredi des cendres, donc, Les Huguenots, le maxi opéra de Meyerbeer, est donné sur la scène du Grand Théâtre de Genève. Un événement. Au Ve acte, ont entend le chœur des meurtriers: « Abjurez, huguenots, le ciel l’ordonne!» C'est le massacre de la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572. 

    Samedi 29 février, une messe catholique sera dite en la cathédrale Saint-Pierre de Genève, une première depuis 1535, un "signe de bonne santé œcuménique", lit-on sur le site cath.ch, "ni une défaite ni un triomphe" écrit le professeur Grandjean dans la Tribune.

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  • #œcuménique: Je te prête ma maison pour faire la fête

    cathedrale entree poupees blanches (2).JPGA Saint-Pierre de Genève ce matin, deux poupées blanches accueillent les chrétiens de la cité, tous les chrétiens quelle que soit leur église. Sont-ce des anges? Il.elle.s portant une coiffe du temps de la Réforme. Une réforme qui se poursuit. En 2020, une messe catholique aura lieu à Saint-Pierre le 29 février prochain, à 18h30.

    Trois cents personnes, plutôt âgées, ont bravé la bise et pénètrent dans l'austère temple pour le culte de 10 heures. Le culte, dit par six hommes et une femme, est en fait une cérémonie œcuménique.  Elle ouvre la semaine de l'unité des chrétiens. Une tradition vieille de quelques décennies, une goutte d'eau dans l'histoire bimillénaire de la chrétienté.

    De l'eau, chacun en a mis dans son vin. On s'en tient à la liturgie de la parole, désormais presque consensuelle, dit le pasteur de la cathédrale Emmanuel Rolland, pour qui l'Ecriture compte plus que tout. L'Eucharistie, le partage du pain et du vin consacrés, reste une pomme de discorde. Surtout aux étages supérieurs, souligne le pasteur, où les théologiens et les doctrinaires font la loi. 

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  • Sainte Marguerite Bays, ora pro nobis!

    marguerite bays.jpgOra pro nobis! répond-on à l'énoncé du nom des saint.e.s prononcés en ce radieux dimanche 13 octobre à Rome. Deux des cinq humains ajoutés ce jour à la litanie des saints sortent du lot car ils nous sont plus connus et plus proches: un théologien anglican, John Newman(et ), converti et devenu cardinal, et une ouvrière fribourgeoise, Marguerite Bays (et ). 

    Changement d'ère, comme disent les Verts, qui espèrent bien capitaliser dimanche prochain sur la peur du réchauffement climatique. Leur politique? Elle consistera à taxer le carbone, soit à adapter une méthode du marché pour renchérir les carburants à effet de serre, à planter des arbres, ce que la nature fait depuis sa création sur cette terre, à réintroduire un jour sans viande, qui ne sera pas le vendredi trop associé à l'église catholique, à lever des murs douaniers et normés entre les nations. Et quoi encore? A nous rebattre les oreilles de leur catéchisme culpabilisant du XXIe siècle? A sanctifier Greta?... 

    Ce jour, premier de la semaine, François a reconnu saints cinq frères et sœurs. Des modèles, des sages, des pieux, des simples, des engagés. C'est aussi dans le calendrier païen, la journée du hamburger...

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  • Refroidissement spirituel

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    "On parle de réchauffement climatique, mais qu'en est-il du refroidissement spirituel?" A peine débarqué de sa Guinée natale, l'abbé Elie Maomou, vicaire depuis le 1er septembre des paroisses catholiques de Genève sud (Carouge, Acacias, Veyrier, Troinex et Compesières), a volé dans les plumes du politiquement correct. Il n'a pas raté sa rentrée.

    En ce dimanche de Jeûne genevois, il a drainé septante personnes - ce qui est une bonne assistance -  en l'église Saint-Sylvestre*, dont les archéologues ont déniché des traces dès le VIe siècle, alors que l'empire romain collapçait.

    L'abbé africain, qui avait préparé un texte rédigé, a préféré commenter la Bonne nouvelle de ce 8 septembre. Un texte exigeant pour qui le veut mettre en pratique et qui fait écho à ce mot devenu adage: "Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer au Royaume des cieux." L'abbé Maomou a lui quitté son pays et n'a pas caché que le détachement était douloureux. La météo est maussade et le thermomètre bloqué à 15 degrés.

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  • Les jeunes sont rares, leur mobilisation compte

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    En Europe et en Suisse, les jeunes sont rares. Tout ce qui est rare a du prix. C'est ainsi que les vieux, dont je suis, regardent avec des yeux embués les jeunes se mobiliser pour le climat. Temps présent, qui porte bien son nom, nous a donc livré, ce 5 septembre, un reportage bon enfant, sans l'ombre d'un bémol. Les réseaux sociaux se chargent de colporter aux quatre coins de la planète le slogan en vogue: Que voulons-nous? La justice climatique! Quand la voulons-nous? Maintenant!", crié en anglais, of course, pour être entendu par le plus grand monde. 

    Ils ne marchent évidemment pas pour le climat qui n'en a cure comme la santé se fiche de ses coûts. Ils marchent pour eux, car les experts leur expliquent et ils les croient - comment pourraient-ils faire autrement - que l'urgence est là, que dans 15 ans l'enfer sera à nos portes, que trois degrés de plus c'est trois degrés de trop et qu'il est intolérable que les politiques fixent la neutralité carbone à 2050 alors qu'il la faut pour 2030.

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  • A Genève, les feux d'artifice sont invisibles

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    Les rabats-joie genevois ont tué les Fêtes de Genève. Ils sont en train de tuer les feux d'artifice. Comme à Olten. Place au ballet de drones et aux lasers (tiens, ça manquait les drones à la fête des vignerons).

    Au bout du lac, point besoin de l’initiative d'un vert mondialisé, glissée à un journal gratuit dans le creux médiatique de la mi-été pour éteindre les pétards et restituer à la rade sa quiétude millénaire, il suffit de compter sur Genève Tourisme. Ce matin, en quête pour une fois, d'un siège pour y poser mon séant ce soir sur le coup de 22h, je lance ma recherche en tapant Genève feu d'artifice sur Google. Maigre pêche. myswitzerland.com paie pour arriver en tête, puis des articles de presse dans grand intérêt et sans l’information que je recherche.

    fetedegenevecom.jpgQue dit ville-Geneve.ch? Pas grand chose. Il est vrai que nos édiles, tout entier occupés à moderniser nos musées et à papoter, ne se préoccupent guère du tourisme. Le site de Genève Tourisme n'apparaît ni dans la première page ni dans la deuxième. Dans la liste, je repère fetesdegeneve.ch. Cliquons pour voir.

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  • La fête des vignerons, politiquement incorrecte?

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    Un magnifique spectacle, donné hier soir entre lac et montagnes, sur la grand-place de Vevey, sous un ciel serein et doux d'août! Les 5000 figurants glissent sans à-coups et sans arrêt sur cette scène écran, une palette magique digne d'un peintre géant, sans mentir l'actrice principale de ce show rare.

    Bravo aux vidéastes et à l'ensemble des auteurs de ces très (trop?) nombreux tableaux oniriques. Point de fausses notes - hormis les déjections solides et gazeuses et naturelles des ruminants, vite enlevées pour les premières et, pour les secondes, à mettre au bilan carbone de la FeVi19. Trop peu sans doute pour que la fête soit un fidèle reflet de notre temps disrupté. C'était beau et sans histoire. Point.

    Mais n'était-ce qu'un spectacle? Pourrait-on le reproduire ailleurs, à Zurich ou à Genève qui sont aussi des villes de la vigne et du vins (tout comme Turin ou Pékin sont des hôtes des JO d'hiver)?

     

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