Manifestations populaires

  • Dieu nous bénira du haut des cieux (bis)

    839520D9-BCC8-489A-AC75-0E37AAD772E9.jpegA Tokyo, le cantique suisse a résonné dans sa version instrumentale. Combien d’habitants, Suisses ou non, de ce pays - un trou au milieu de l’Europe - ont entonné ce soir l’hymne national? La première strophe évoque le Ciel, où chacun peut loger qui le Dieu fort, qui une énergie ou une pensée, une âme attendrie, cette élévation des accents émus de nos cœurs pieux, que la loi de la gravité se charge de contrecarrer. Les Suisses, qui chôment le jour de la fête national depuis une génération seulement, ne gardent-ils pas, eux au moins, les pieds sur terre?

    La troisième strophe entonnée comme de coutume le 31 juillet à Compesières - ma commune a pris l’habitude de fêter avant les autres à la demande de l’amicale des sapeurs pompiers - pressent le Dieu fort, celui de la tradition judéo-chrétienne, qui est aussi invoqué dans le préambule de la Constitution suisse. « Dans l’orage et la détresse, il est notre forteresse. » Le fut-il dans la détresse virale qui bouleverse notre quotidien?

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  • L’évêque de Genève et le diable

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    Les catholiques de Genève Sud avaient rendez-vous ce dimanche sur le pré pour une messe bon enfant et importante. Un peu plus de 250 fidèles ont assisté à la cérémonie présidée par Pascal Desthieux, bras droit de l’évêque de Genève, Charles Morerod, établi à Annecy depuis son expulsion au XVIe siècle, puis à Fribourg depuis 1819. 250 fidèles, c’est plus qu’on en attendait mais moins que trois pour cent des baptisés de la région.

    Le point d’orgue fut l’inauguration officielle de la nouvelle unité pastorale qui réunit désormais sous l’administration de l’abbé Elie Maomou, débarqué de Guinée Conakry il y a deux ans, les paroisses de Carouge et des Acacias et celles de Veyrier, Troinex et Compesières.

    Au menu, le diable, cité dans le Livre de la sagesse, première lecture du jour. Mais le malin se fit discret et resta confiné dans le Livre, rédigé 30 ans avant notre ère si j’en crois les clés de lecture du magazine Prions.

     

     

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  • Grève pour l’avenir, grève des égoïstes?

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    Les médias ne sont pas objectifs, dit le reporter de Mieux!* qui affiche la couleur - dans un « break transparence » - avant de faire la tournée à vélo des grévistes genevoisExs du 21 mai. La grève pour l’avenir au succès mitigé fut ponctuée à la nuit tombée d’une une extinction des feux publics, médiatique et politiquement correcte dans le Grand Genève, que le ciel sans doute un peu rancunier a malheureusement noyé sous des trombes d’eau. Mais «Post ténèbres lux», comme on dit à Genève.

    J’ai donc lu le Manifeste de la grève pour l’avenir

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  • Penthes est mort. Vive Compesières?

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    L’affaire remonte au temps de Mark Muller, le conseiller d’Etat abattu d’un coup de poing - le sien - dans une soirée bien arrosée comme ce lundi 10 mai. Le maître alors du territoire et de l’urbanisme de notre petit mais beau canton avait dans l’idée déjà de reprendre la gestion du domaine de Penthes pour les besoins de la Genève internationale. Mais la fondation encore verte fit de la résistance. Avec succès. Genève lui octroya un nouveau bail de dix ans qui vient à échéance à la fin de cette année.

    Mais dès 2013, un nouveau projet était dans l’air et dans Le Temps: Penthes devait devenir lafuture Mecque de la coopération. En 2016, c’est l’association GVA2 qui ajoute son grain de sel. 

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  • Grandes orgues à Compesières

    CCCC84C7-628E-49BE-8426-14417A85D14C.jpegLa paroisse de Compesières a décidé, ce mardi 9 mars, de mandater Claire Vernain Haugrel, directrice du festival Les Musicale de Compesières, et Véronique Buchs Dewaele de poursuivre la recherche de fonds en vue de collecter 1,5 million de francs destiné à reconstruire et agrandir l'orgue de Compesières. L'instrument actuel fêtera son centième anniversaire l'an prochain*.

    Je me suis opposé en l'état à cette aventure.

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  • Demain, tous santons!

    santons de provence.jpgDemain, le film de Cyril Dion, - un lustre déjà - donne à voir un monde ensoleillé, bio, serein, délivré des conflits et des maladies. Il ne parle pas de la mort. Comme la publicité. Il nous parle de gens heureux, riches, sains et même solidaires, du monde dont on rêve et dont les utopistes ont fait et font leur beurre. La pandémie 2020, dit-on, nous met au défi de nous arracher du monde d'hier, de la compétition, de la concurrence, du profit et d'en bâtir un meilleur.

    Quand le vaccin aura donné au monde présent l'immunité de groupe, soit d'ici quelques mois, un an ou deux, sûr que chacun voudra vivre comme Demain. Cependant, les avions redécolleront, les autos s'encolonneront, la consommation régnera sur la terre. Comme au ciel? 

    Joyeux Noël!

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  • La fête nationale du 12 septembre

    sceau de la constitution suisse de 1848.jpgPandémie oblige, les Suisses ont fêté en petit comité le 1er août, date mythique de la création non pas de la Suisse mais d'un embryon d'autodéfense et d’autodétermination au coeur des Alpes, là où les armées de l'empire pouvaient être tenue en respect. En ce samedi 12 septembre, les Suisses devraient fêter la véritable création de l'Etat fédéral suisse.

    C'est en effet le mardi 12 septembre 1848, il y a 172 ans - le 175e anniversaire tombera en 2023,  que fut adopté la Constitution suisse. Deux chambres forment l'Assemblée nationale, comme aux Etats-Unis, mais la Chambre des cantons détient strictement les mêmes pouvoirs que la Chambre du peuple. Il n'y a pas de président en Suisse. A tour de rôle, chacun des sept ministres, égaux en pouvoirs, est élu président du Conseil fédéral, le conseil d'administration de la société civile suisse, par l'Assemblée fédérale et non par le peuple.

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  • François Scheng à La Mure

    A 21h, tous les soirs, comme beaucoup nous avons pris l'habitude de manifester notre gratitude. Aux soignants qui sont au front. A tous les travailleurs anonymes aussi.

    J'apprends que tous les soignants ne le sont pas, au front. Loin s'en faut.

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  • "Les Huguenots" et la messe à Saint-Pierre de Genève

    pain et eau.jpgCe mercredi commence le "Ramadan chrétien", le Carême, un temps de frugalité - c'est très à la mode -, de réconciliation - ça l'est un peu moins - , de pardon - évoque-t-on ce mot libérateur dans l'école genevoise?

    A Genève justement, où la pensée dominante impose une stricte et parfois sourcilleuse séparation des églises et de l'Etat, l'événement prend une tournure historique. Ce mercredi des cendres, selon le rite catholique, où les croyants se souviennent qu'ils sont poussière, de cette poussière que le Créateur a façonnée avec l'eau et le souffle pour faire l'Adam, l'humain premier, homme et femme confondu.e.s, jusqu'à ce que Dieu personnifie le masculin et le féminin, et sans doute tous les genres...

    Ce 26 février, mercredi des cendres, donc, Les Huguenots, le maxi opéra de Meyerbeer, est donné sur la scène du Grand Théâtre de Genève. Un événement. Au Ve acte, ont entend le chœur des meurtriers: « Abjurez, huguenots, le ciel l’ordonne!» C'est le massacre de la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572. 

    Samedi 29 février, une messe catholique sera dite en la cathédrale Saint-Pierre de Genève, une première depuis 1535, un "signe de bonne santé œcuménique", lit-on sur le site cath.ch, "ni une défaite ni un triomphe" écrit le professeur Grandjean dans la Tribune.

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  • #œcuménique: Je te prête ma maison pour faire la fête

    cathedrale entree poupees blanches (2).JPGA Saint-Pierre de Genève ce matin, deux poupées blanches accueillent les chrétiens de la cité, tous les chrétiens quelle que soit leur église. Sont-ce des anges? Il.elle.s portant une coiffe du temps de la Réforme. Une réforme qui se poursuit. En 2020, une messe catholique aura lieu à Saint-Pierre le 29 février prochain, à 18h30.

    Trois cents personnes, plutôt âgées, ont bravé la bise et pénètrent dans l'austère temple pour le culte de 10 heures. Le culte, dit par six hommes et une femme, est en fait une cérémonie œcuménique.  Elle ouvre la semaine de l'unité des chrétiens. Une tradition vieille de quelques décennies, une goutte d'eau dans l'histoire bimillénaire de la chrétienté.

    De l'eau, chacun en a mis dans son vin. On s'en tient à la liturgie de la parole, désormais presque consensuelle, dit le pasteur de la cathédrale Emmanuel Rolland, pour qui l'Ecriture compte plus que tout. L'Eucharistie, le partage du pain et du vin consacrés, reste une pomme de discorde. Surtout aux étages supérieurs, souligne le pasteur, où les théologiens et les doctrinaires font la loi. 

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  • Sainte Marguerite Bays, ora pro nobis!

    marguerite bays.jpgOra pro nobis! répond-on à l'énoncé du nom des saint.e.s prononcés en ce radieux dimanche 13 octobre à Rome. Deux des cinq humains ajoutés ce jour à la litanie des saints sortent du lot car ils nous sont plus connus et plus proches: un théologien anglican, John Newman(et ), converti et devenu cardinal, et une ouvrière fribourgeoise, Marguerite Bays (et ). 

    Changement d'ère, comme disent les Verts, qui espèrent bien capitaliser dimanche prochain sur la peur du réchauffement climatique. Leur politique? Elle consistera à taxer le carbone, soit à adapter une méthode du marché pour renchérir les carburants à effet de serre, à planter des arbres, ce que la nature fait depuis sa création sur cette terre, à réintroduire un jour sans viande, qui ne sera pas le vendredi trop associé à l'église catholique, à lever des murs douaniers et normés entre les nations. Et quoi encore? A nous rebattre les oreilles de leur catéchisme culpabilisant du XXIe siècle? A sanctifier Greta?... 

    Ce jour, premier de la semaine, François a reconnu saints cinq frères et sœurs. Des modèles, des sages, des pieux, des simples, des engagés. C'est aussi dans le calendrier païen, la journée du hamburger...

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  • Refroidissement spirituel

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    "On parle de réchauffement climatique, mais qu'en est-il du refroidissement spirituel?" A peine débarqué de sa Guinée natale, l'abbé Elie Maomou, vicaire depuis le 1er septembre des paroisses catholiques de Genève sud (Carouge, Acacias, Veyrier, Troinex et Compesières), a volé dans les plumes du politiquement correct. Il n'a pas raté sa rentrée.

    En ce dimanche de Jeûne genevois, il a drainé septante personnes - ce qui est une bonne assistance -  en l'église Saint-Sylvestre*, dont les archéologues ont déniché des traces dès le VIe siècle, alors que l'empire romain collapçait.

    L'abbé africain, qui avait préparé un texte rédigé, a préféré commenter la Bonne nouvelle de ce 8 septembre. Un texte exigeant pour qui le veut mettre en pratique et qui fait écho à ce mot devenu adage: "Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer au Royaume des cieux." L'abbé Maomou a lui quitté son pays et n'a pas caché que le détachement était douloureux. La météo est maussade et le thermomètre bloqué à 15 degrés.

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