La paroisse de Compesières est millénaire

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Croire en Dieu

Qui fait quoi à Compesières?

Plus de mille catholiques à Compesières

La salle Saint-Sylvestre

Unités pastorales: Salève, Carouge

Une histoire millénaire

1270, les chevalier de Malte débarquent

La grande paroisse de Compesières

Le baptême à la baïonnette

La paroisse, une forcément pour vive

Une belle église 

L’élan du Concile Vatican II

L’Eglise, peuple de Dieu

Facebook et les robots

Les Musicales de Compesières

Bibliographie

 

Croire en Dieu

Simone, André, Bernadette, Philippe, Viviane, Marie, François, Léa, Stéphane, Claire, Henri, Monique, Joseph, Nathalie, Robert, Pierrette, Michel, Nicole, Pascal, Sylvie, Claude, Maurice ... Pierre, Paul, Marie-Madeleine, Luc, Jacques et Jean et tant d’autres…  sommes à Compesières les héritiers d’une longue et incroyable épopée, celle des adeptes du Christ, fils de Dieu, vainqueur de la mort, présent aujourd’hui comme toujours par l’Esprit. Rattachés par nos liens familiaux ou par conviction à l’Eglise catholique de Rome, enracinés ou fraîchement installés au pied du Salève, nous sommes fidèles à son enseignement et propageons son message d’amour. 

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Le Christ s’inscrit dans l’histoire du peuple d’Israël. Son message d’amour inconditionnel donné il y a 2000 ans en Palestine nous bouleverse et nous remet en cause tous les jours. Jamais assez… Dieu s’était contenté de donner à Moïse Dix commandements. Les hommes n’ont eu de cesse de rajouter par milliers des lignes de codes et des dogmes à sa Bonne Nouvelle… 

Très tôt les chrétiens ont eu besoin d’une maison pour se rassembler, prier Dieu, commémorer le dernier repas du Christ, lire la Bible ensemble. Très tôt les chrétiens ont créé des écoles, des hospices pour former, pour soigner. L’église de Compesières dont les premières traces remontent à l’an 700 a été un lieu de prière et de communion. Et la maison carrée devenue château de Compesières, un hospice. 

 

Qui fait quoi à Compesières?

B531F605-7F71-4D68-AB74-070E61816DC0.jpegL’église de Compesières est le patrimoine de tous. Elle est embellie et entretenue par la société Saint-Sylvestre, du nom du 33e pape romain, contemporain de l’empereur Constantin. Son comité est composé d’André Crettenand, président (au centre sur la photo), Pierre Thabuis, trésorier, Monique Gaud, secrétaire, Isabelle Hirt, responsable pastorale (à gauche sur la photo), Geneviève Charlet, Jean Laverrière, Viviane Pittet, Jean Chiriotti, Pascal Menu, Pierrette Sapey, feu Paul Charrot. 

Depuis 2005, Compesières n’a plus de curé résident. La paroisse a été placée sous la responsabilité de Robert Truong, curé de l’UP Salève. Depuis le 15 décembre 2020, Gilbert Perritaz, est le curé de l’UP Carouge Salève Acacias, assisté de l’abbé Elie Maoumou (à droite sur la photo). 

Xavier Lingg fut le dernier prêtre résident à Compesières. Bernard Dusonchet, Marianne Richeux, Marie-Thérèse Crettenand et Claude Magnin participent au Conseil pastoral Salève. Claude Magnin dirige aussi la chorale de Compesières, Veyrier et Troinex, dont le président est Michel Gaud.

Rte de Saconnex d’Arve 300 - 1257 Croix-de-Rozon - IBAN CH83 0900 0000 1200 5584 3

Gilbert Perritaz - 079 372 72 42     Elie Maomou - 076 626 96 80      Isabelle Hirt - 079 751 28 23

 

Plus de mille catholiques à Compesières

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Quand on monte de la ville de Genève par le chemin de Saconnex-d’Arve, Compesières découpe sa silhouette imposante dans le ciel. L’église est au centre d’une couronne de cinq villages - Croix-de-Rozon, Landecy, Charrot, Bardonnex et Saconnex-d’Arve - et de plusieurs mas et hameaux. Plus de mille baptisés, attestent les registres de l’Eglise à Genève. La messe, dite tous les 2e et 4e dimanche du mois, en alternance avec Veyrier, rassemble une poignée de fidèles. 

Malgré les réformes du concile Vatican II - il y a deux générations déjà -, l’Eglise catholique romaine peine à suivre les bouleversements de notre monde moderne et ses nombreux défis. De toutes parts, chacun cherche à s’émanciper des contraintes de l’ancienne société que le clergé tenait souvent d’une main de fer. La cohésion d’une société ne tient-elle pas à l’exemplarité de ses maîtres. Or que ce soit en famille, en politique, en économie, dans le sport, dans les arts, en église, trop de maîtres ont failli, sont tombés de leur piédestal. Trop d’abus. Trop d’emprises jugées aliénantes, à tort ou à raison. Trop de commandements, trop de servitudes, trop de non-dits aussi. En ce début de troisième millénaire, la parole des victimes se libère.

 

La Salle Saint-Sylvestre

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Récemment construite par la commune de Bardonnex dans le cadre du désenchevêtrement des propriétés paroissiales et communales à Compesières, la sSalle Saint-Sylvestre est un espace d’accueil et de réception magnifique, facilement accessible et ouverte à tous. Elle complète parfaitement le site de Compesières, d’importance nationale. L’intérieur est sobre et fonctionnel. A noter, accroché au mur du fond, l’ancienne horloge du clocher de l’église, rénové par Paul Buclin.

La Salle Saint-Sylvestre peut accueillir autant des réceptions, que des expositions, des repas que des conférences ou des réunions jusqu’à 80 personnes assises. Les tarifs de location vont de 1000 francs par jour pour la grande salle avec la cuisine en fin de semaine (800 fr la semaine) à 500 francs pour une réception (mariage, sépulture, etc). Une salle à l’étage peut être louée 300 francs par jour.

Renseignements auprès du secrétariat de la paroisse: Monique Gaud, compesières@cath-ge.ch Tél 022.771.10.05.

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Unités pastorales Salève, Carouge

L’Eglise catholique - mais pas qu’elle - traverse un temps de repentir à peine commencé. Elle paie au prix fort les égarements de quelques-uns, les égarements d’un système. Les  jeunes qui s’engagent délaissent l’institution. La peur climatique semble avoir remplacé la peur de l’enfer. Les communautés s’étiolent. Les prêtres venus d’ailleurs sont des greffons bienvenus mais menacés de rejet à tout moment. 

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C’est ainsi que la paroisse de Compesières a été invitée à faire cause commune d’abord avec Troinex et Veyrier. Ce fut la création en 2005 de l’Unité pastorale Salève, tout dernièrement placée sous la responsabilité d’Isabelle Hirt, première femme à Genève à être responsable d’une UP. 

Depuis le 15 décembre 2020, par décision de l’évêque de Genève Charles Morerod, nous formons, avec Carouge et les Acacias, l’Unité pastorale Carouge Salève Acacias, sous la responsabilité du curé de la cité sarde, Gilbert Perritaz. Son site internet www.ucpa.ch nous héberge.

Une histoire millénaire

Depuis quand habite-t-on ce haut plateau du Genevois? En 2005, l’archéologue cantonal Jean Terrier éventre le sol de l’église. Il met au jour un tesson du premier siècle gravé du mot “meus”. L’archéologue note dans l’ouvrage publié chez Slatkine en 2011 «L’église Saint-Sylvestre de Compesières»: «Celui qui parle sur le fragment de Compesières dit “moi”».

La présence humaine entre lac et Salève remonte à quelques milliers d’années. En témoigne la Pierre aux Dames de Troinex. Les Romains et Jules César font entrer le bassin genevois dans l’histoire. Dans un mur de la propriété Micheli à Landecy est nichée une dalle de pierre, l’épitaphe de Publius Decius Essunertus, datée de 8 av JC.

Compesières apparaît en 1250 dans les archives suisses, quand “Bosson de Compesiéres, écuÿer et son frere,firent donnation à l'Abaÿe de Bomont le Droit qu'jls avoient sur Pierre, Jean et Boccard, freres de Germagnye, fils de Juliane de Founay, et entr'autres de l'avoyerie, Pilucherie, et autres usages” 

 

1270, les chevaliers de Malte débarquent

Il faut attendre 1270 pour que Compesières et son église entrent dans l’histoire officielle. L’évêque de Genève fait donation à Guy de Chevelu, prieur délégué d’Auvergne de l’Ordre hospitalier des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dit de Malte, de «l’église de Compeseres avec ses droits et dépendances». 

Y avait-il alors un village de Compesières? L’historien genevois Louis Blondel dit non. L’ancien maire de Bardonnex Jacques Delétraz dit oui. Auguste de Montfalcon évoque un hameau en Badosse. Quand les chevaliers arrivent à Compesières, les croisades sont terminées. Dans les villes, les bourgeois commencent à s’affranchir des pouvoirs féodaux. En 1347, l’évêque de Genève, Adhémar Fabri, un Savoyard de la Roche-sur-Foron, concède des franchises à la Ville. 

80249123-C2F8-40CD-A9A0-62A38003D691.jpegLe musée de la Commanderie de Compesières garde la mémoire de la présence des chevaliers à Compesières qui va durer jusqu’à l’occupation de la Savoie par les troupes françaises en 1792. L’ordre souverain de Malte a conservé de sa longue histoire une structure hiérarchique prononcée, une présence diplomatique dans 120 pays et à l’ONU à Genève et toujours à la même raison d’être, l’aide hospitalière. Compesières dépendait de la Langue d’Auvergne et étendait son administration du Jura à Annecy. L’ordre était divisé en huit régions, autant que de pointes sur la croix de Malte, une de plus que les sept vertus catholiques, les sept dons de l’Esprit et les sept sacrements.

Dans son ouvrage “Compesières au temps des commandeurs”,  Edmond Ganter raconte l’histoire du site au gré des inspections ecclésiastiques. En 1412, note-t-il,  l’évêque de Genève tance les paroissiens qui ont “coutume de faire leurs repas de confréries dans l’église”. 

 

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Sur la promenade du cimetière, trois haies de buis: l’une montre la direction de Malte, une autre celle de Jérusalem, une troisième celle de Saint-Jacques de Compostelle, dont Compesières est une étape.

 

La route des Hospitaliers garde la mémoire de cinq siècles de présence des Chevaliers de Malte à Compesières. Wikipedia consacre une notice à la commanderie de Compesières

La grande paroisse de Compesières

Au XVIIIe siècle, la paroisse de Compesières étend son empire: au sud, des ruisseaux de l’Arande et de la Drize, au nord, aux Cherpines bordés par l’Aire. La Mappe sarde de 1755 que l’on peut consulter aux Archives de Genève, dit combien le territoire change. 

Lorsque la commune du même nom est détachée du royaume de Piémont Sardaigne pour être agglomérée au canton de Genève, en 1816, le village de La Croix-de-Rozon n’existe pas, pas plus que celui de Plan-les-Ouates. 

On dénombrait alors quelques feux à Arare, Saconnex-d’Arve, Bardonnex et Charrot. Landecy et Evordes étaient deux enclaves protestantes. Aujourd’hui La Croix de Rozon et Plan-les-Ouates sont les deux villages de loin les plus peuplés des deux communes, issues de la division de 1851. La paroisse de Compesières durera un siècle de plus dans sa grande dimension jusqu’à ce que Plan-les-Ouates soit élevée au rang de paroisse à part entière en 1951 (L’histoire de Plan-les-Ouates par Pierre Guillermin). 

 

Le baptême à la baïonnette

Dans l’histoire locale du dernier siècle et demi, le Baptême à la baïonnette, un événement du Kulturkampf engagé par les républicains contre le conservatisme romain, a longtemps marqué la mémoire de ce coin de terre. La volonté de la République de Genève alors dirigée par des radicaux d’imposer un contrôle politique sur les paroisses et leur curé eut pour conséquence la fermeture, de 1878 à 1893, de l’église de Compesières, obligeant la majorité de la population, restée fidèle au pape, de célébrer l’office dans une grange aménagée en une chapelle dite de la persécution. Entre la route de Foliaz et le chemin Burger, le chemin de la Baïonnette rappelle cet épisode.

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La chapelle fut démolie en 1974 pour y construire l’actuelle salle communale de Bardonnex. Le terrain, donné en son temps à la paroisse par la famille du cardinal Mermillod, a fait l’objet récemment d’un échange entre la paroisse et la commune. Il est promis à accueillir la nouvelle école de Compesières.

 

La paroisse, une force vive

En 1907, la loi sur la séparation des églises et de l’Etat restitue à la paroisse la propriété de l’église et d’un droit d’habiter au 1er étage du château, droit qui a fait, en 2010, l’objet d’un échange avec la commune, laquelle y a installé la mairie de Bardonnex.

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Durant la majeure partie du XIXe et XXe siècle, la paroisse est une force vive dans la région au plan spirituel, culturel et même sportif. Le chœur des hommes, dont on a fêté le 150e anniversaire en 2017, rassemble des dizaines de chanteurs et bientôt de chanteuses. « La Littérature » monte des pièces de théâtre qui font salle comble dans l’ancienne chapelle. L’église crée des clubs de football. Les matches étaient interdits à l’heure de la messe. L’actuel Compesières FC, dont le terrain s’étend en partie sur une parcelle de la paroisse, en est l’héritier. Des prêtres et des moines prêchent des missions. Les croix encore dressées en certains carrefours de la campagne genevoise en témoignent.

Dans les années 50 et 60, la ferveur est toujours présente, mais les premiers craquements se font sentir. La première moitié du XXe siècle qui a vu l’Europe chrétienne, l’Europe des Lumières s’affronter dans deux guerres insensées a laissé des traces. Le monde moderne naît sur les tombes de millions de morts.

L’esprit du hérisson, du réduit national, de l’autarcie alimentaire - qui fait assécher les marais, dont celui de Charrot - imprègne longtemps la vie en Suisse. En 1953, l’ancienne église est rénovée. Un audacieux autel de granit permet à l’officiant de dire la messe face au peuple. Une première. Mais l’Eglise de Rome s'enferre dans la tradition, tandis qu’en ces temps nouveaux, la science dit de l’homme qu’il est fruit du hasard et de la nécessité.

 

Une belle église

E4C2DA5D-AF1D-4F33-A785-611CB7247752.jpegEn 1270, l’église n’était qu’une modeste chapelle. Elle a été agrandie une première fois en 1633 et a pris sa forme actuelle en 1835. Deux restaurations ont été réalisées en 1953 et en 2007. Chacune de ces restaurations a donné lieu à des fouilles archéologiques.

Le plafond héraldique divisé en 165 caissons est l'œuvre la plus impressionnante. Elle a été réalisée par l’artiste Jean Dupont d’après un projet mis au point par MM, de Montfalcon, de Breycha-Vauthier et Ganter.  L’oeuvre la plus discrète est la pente très douce que l’architecte Daniel Fuchs a donné au sol de la nef. Le en chœur a été conçu pour accueillir des ensembles choraux et instrumentaux.

Les vitraux du chœur dessinés par Eugène Dunand en 1920 représentent au centre Notre-Dame-de-l’assomption, à gauche Saint-Bernard-de-Menthon et à droite Saint-Sylvestre. Les vitraux des bas-côtés sont l’oeuvre de Pierre F. Chevalley. La porte du tabernacle et le crucifix sont l’oeuvre de Marcel Feuillat. Son fils, Jean Feuillat, est l’auteur du vitrail de Saint-Jean-Baptiste, patron de l’ordre des Chevaliers. Les portes des troncs ont été sculptés par Auguste Vernain. 

 

L’élan du Concile Vatican II

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Alexandre Bourqui (à gauche), agriculteur et éleveur à Croix-de-Rozon, est félicité par Jacques Delétraz, ancien maire et historien local, et son épouse Hélène pour sa médaille Bénévole Merenti décerné pour 50 ans de service à l’église, en l’occurrence en tant qu membre de la Société de chant Saint-Sylvestre.

Le concile Vatican II redonne bien un nouveau souffle dans les années 1960. A Compesières, le curé Mauris en est l’âme et le prêcheur angoissé. Bientôt le vent de la modernité balaie la messe en latin et le chant grégorien millénaire, les bannières et les enfants de chœurs. Les gros missels noirs parsemés d’images pieuses sont rangés, les vêpres et le chapelet ne résonnent plus sous l’orignal plafond à caissons de l’église, dont plus personne ne comprend plus les signes. La confession, la Fête Dieu et celles des saints disparaissent. Comme le sacristain Bernard Babel, l’organiste Bernard Gaud, qu’on croyait éternels, plus de 70 ans chacun au service de la paroisse.

Les prêtres ouvriers entrent dans le monde. Les théologiens jettent de nouvelles lumière sur les Ecritures. Certains sont révolutionnaires. Les communautés de base entament leur marche singulière. En rupture avec les paroisses, elles arpentent leur propre chemin. Sans parvenir ni à réformer l’institution romaine ni à trouver les voies de l’éternité. L’abbé Pierre, Mère Teresa et tant d’autres marchent dans les pas des saints. La foi germe où on ne l’attend pas.

Culte catholique et culte protestant se rapprochent. Taizé trace une voie médiane. L’avenir? Le dialogue oecuménique bourgeonne, laisse croire un temps à l’unité possible des églises chrétiennes. Mais voilà que le découpage des UP catholiques ne coïncide pas avec la géographie des regroupements protestante. Compesières s’éloigne de Plan-les-Ouates et doit composer avec Veyrier et Troinex.

Le 29 janvier 2020 n’a pas été une date historique. On devait vivre, pour la première fois depuis 1535, une messe dite en la cathédrale Saint-Pierre, devenue pierre angulaire du calvinisme. C’était sans compter avec un microbe,  un virus invisible et néanmoins couronné. Et voilà qui le genre humain renvoyé à sa condition d’humble mortel. Signe des temps? Ironie de Dieu?

 

L’Eglise, peuple de Dieu

L’Eglise, c’est le peuple de Dieu, dit le Concile. Mais voilà que ce peuple s’émancipe. Il échappe au clergé, prend la pilule, légalise le divorce, l’avortement, la procréation actificielle, l’amour libre et le mariage pour tous. Les églises se vident. Les prêtres vieillissent. Des assistants pastoraux suppléent la carence sacerdotale. Passé l’an 2000, les unités pastorales regroupent les forces sans toucher aux gardiens de la bourse, qui demeurent chacun à l’ombre de son clocher. 

La grande famille des chrétiens devient minoritaire. L’islam fait peur, autant ou plus que l’ère annoncée des robots. La sauvegarde de la nature prend le pas sur le Christ sauveur. Les plus fidèles défenseurs de notre planète, meurtrie par les machines et la chimie, exploitée sans égard ni pour les travailleurs ni pour l’environnement, désignent un coupable: l’homme dont le nombre a passé en un siècle de 2 à plus de 7 milliards.

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Cependant, l’homme est mortel et ce passage souvent douloureux rassemble les familles, les amis en nombre. Comme les mariages, moins nombreux, les autres sacrements et rituels rythment les pas des enfants d’Eve et d’Adam, des enfants de Dieu… des enfants du hasard et de la nécessité depuis la nuit des temps.

Facebook et les robots

Né en 2004, l’adoplescent réseau social Facebook compte plus de deux milliards d’amis, deux fois plus que de catholiques dans le monde. La paroisse de Compesières n’est présente sur aucun réseau social. N’a-t-elle plus de bonnes nouvelles à annoncer?

Les robots s’immiscent sans bruit dans notre quotidien. Ils nous aident à gérer et à rédiger nos courriels. Ils traquent sans relâche nos communications, tiennent la liste de nos achats, indexent nos consultations. Ils sont au cœur de nos mémoires électroniques. 

La science et la médecine promettent bientôt la vie éternelle aux humains qu’elles bardent de prothèses et qu’on va doper à l’intelligence artificielle. 

Simone, André, Bernadette, Jean, Henri, Monique, Robert, Michel, Nicole… les chrétiens d’aujourd’hui, de Compesières ou d’ailleurs, sont toujours en marche. Cahin caha, ils persévèrent, communient, passent le témoin, luttent pour la justice et pour la paix pour l’amour de Dieu et de leurs prochains. Ecoutez-les! Ils mettent leurs pas dans ceux de Jésus - du moins ils essayent -  Jésus, fils de Marie et fils de Dieu, sauveur du monde. Cette histoire dont l’église de Compesières est le témoin, est un mystère... un acte de foi. 

Sommes-nous égarés ou sur le bon chemin?

 

Les Musicales de Compesières

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Trois fois par an, en mars en mai et en octobre le festival des Musicales de Compesières organise des concerts de musique classique et choral en l’église de Compesières, des moments de grâce et d’excellence offert à tous les amoureux de la musique classique par une association qui ne ménage ni sa peine ni son énergie pour renouveler cet exploit depuis 15 ans. Claire Haugrel, une enfant du pays, assure la direction musicale et insuffle une formidable énergie à l’ensemble. Plus sur le site des Musicales de Compesières.

Reconstruire l’orgue de Compesières

Claire Haugrel s’est mis en tête de reconstruire l’orgue de Compesières. Elle a reçu un premier feu vert de la paroisse en mars 2021. Si tout va bien, l’orgue centenaire sera agrandi et bâti dans les règles de l’art pour en faire une grand instrument au service de l’ art musical le plus exigeant. L’inauguration pourrait avoir lieu en 2024. 

 

Compesières, une histoire à suivre…

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Bienvenue à Compesières, un site hospitalier, où se côtoient le service spirituel, le service politique, le service des savoirs et le service de la paysannerie et de nature. 

 

Bibliographie

L’Eglise Saint-Sylvestre de Compesières, Jean Terrier, Isabelle Plan, Éditions Slatkine, 2011

Compesières, Landecy, Charrot, Bardonnex, Croix-de-Rozon. Histoire et vécu d’une commune, Eric Golay, Dominique Zumkeller, Éditions Slatkine, 2007

La conspiration de Compesière 1695, Claude Barbier, Olivier Frutiger, Éditions La Salévienne, 2002.

30e anniversaire de la restauration de l’église de Compesières, Edition spéciale du Bulletin paroissial, Jacques Delétraz, Louis Boymond. 1985.

Bardonnex, passé, présent Robert Currat, illustré par Pecub. Éditions du passage, 1982.

L’ordre de Malte et Compesières, Michèle Zanetta, fondation du musée de la commanderie de Compesières, 1996

Le baptême à la baïonnette de Compesières, un épisode du Kulturkampf. Abbé Paul Blanc, Jacques Delétraz, Imprimé chez Braillard, Genève, 1975

Compesières au temps des commandeurs: histoire de la commanderie du genevois de l'ordre de Sain-Jean de Jérusalem, dit de Rhodes, dit de Malte. Edmond Ganter. Éditions Martingay, 1971

Compesières, 1270-1970, Jacques Delétraz, 1971, Mémoire de Bardonnex

La société de chant de Compesières 1867-1967, Jacques Delétraz, Imrpimerie Saint-Augustin, Saint-Maurice, 1967.

Compesières, notre histoire illustrée, Auguste de Montfalcon, Imprimerie Saint-Augustin, Saint-Maurice, 1932

Plan-les-ouates, Saconnex-d’Arve, Arare, Notice historique publiée par la Municipalité pour le Centenaire de la commune de Plan-les-Ouates, 1951.

 

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