Vu du Salève: Genève... - Page 3

  • L'Allemagne reconfine, la Suisse tremble sur ses skis

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    On a donc pu se dorer la pilule cet été sur les plages d'Europe et les Français peuvent s'envoler sous les tropiques pour passer les fêtes de fin d'année et commencer 2021 avec un moral d'acier. Mais voilà que l'Allemagne reconfine, que les soignants crient leur souffrance, que notre système de santé - un des meilleurs du monde, du moins par son prix - craque (enfin pourrait craquer si). Syndicats infirmiers, directeurs d'hôpitaux, tous à l'unisson font pression, montent au front. Et le 19:30 est aux ordres. Tout en émotions. Sans recul, sans analyse. 

    Les médias en rajoutent, c'est leur rôle et leur malheur.

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  • Heidi David vs Tamedia Goliath

    heidi tamedia coninx.jpgQuel dieu gouverne la main de Heidi.news? Après "Au coeur de la complosphère", une longue immersion d'un jeune Pangolinman* dans une bande de complotistes romands, dont une enseignante genevoise, fans du prof Raoult et du blogueur Michel - une enquête diversement appréciée - et une autre, "La révolution des toilettes", sur l'hygiène et les ressources que sont nos déchets intimes, la jeune pousse de la banlieue est de Genève, prochainement rattachée au journal Le Temps, a envoyé ses fins limiers explorer l'empire Coninx, du nom de la famille zurichoise qui détient et gouverne TX-Group dont le navire amiral Tamdedia est le premier éditeur de journaux en Suisse. 

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  • Rte de Bardonnex: les dessous d'un nouveau quartier

    arare promotion pillon.jpgLa route de Bardonnex ne conduit pas à la porte de la Suisse, la fameuse douane autoroutière de Bardonnex, dont les bouchons, à peine réduits par la pandémie, révèlent au quotidien l’incapacité durable de nos autorités politiques de les faire sauter*. Non la route de Bardonnex dont il est question ici commence au bas d'Arare, un village qui domine l'opulente zone industrielle de Plan-les-Watches.

    Entre les industries et le village, il y a encore quelques champs où sera érigé bientôt un nouveau quartier, onze bâtiments, une centaine de logements, quelques commerces. L'examen public du projet commence ce 10 décembre en ligne ici. Plusieurs parcelles sont concernées dont les deux plus grandes appartinrent à une mienne cousine. Les paroisses de Compesières et de Plan-les-Ouates en furent les heureuses légataires concurremment avec des neveux, après son décès en 2004.

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  • Giscard, un autre monde

    le monde en 1980.jpgLa France qui a toujours chéri les grands hommes (très peu de femmes dans le panthéon de cette nation qui entonne à tout bout de champ sa devise Liberté, égalité, fraternité) va donc tresser quelques couronnes à Giscard d'Estaing qu'un étrange destin et un lâchage - celui de Chirac, son premier ministre avant Barre - a privé d'un deuxième septennat. Mitterrand, figure alors tutélaire d'un parti socialiste au sommet de sa forme, lui a ravi l'Elysée en 1981, en faisant alliance avec les communistes, lesquels avaient abandonné la dictature du prolétariat en 1976.

    Un autre siècle.

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  • Saupoudrage social à Bardonnex

    main avec billets francs suisses.jpgCe même 1er décembre consacré en 2012 Giving Thuesday, je consulte l'ordre du jour du Conseil municipal de ma commune de Bardonnex. Et j'en extrait un rapport sur l'attribution de l'aide sociale en Suisse en 2020. Les six commissaires avaient 32'000 francs à distribuer (soit 0,5% d'un budget de 6,5 millions de francs).

    La commission a reçu 86 demandes, elle en a conservé 79 dont 44 ont reçu une réponse négative, 22 une subvention de 1000 francs et 20 une subvention de 500 francs (Voir la liste des bénéficiaires).

     

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  • Cœur à cœur me sort par les oreilles

    coeur à coeur.jpgLe saviez-vous? Today is the Giving Tuesday. C'est une newsletter de l'Eglise catholique  de Genève qui me l'apprend. Le courriel précise: Cette journée internationale, créée en 2012, a pour objectif simple d’encourager les gens à faire du bien. La plus simple manière est de faire un don*. Dans le calendrier, le 1er décembre, c'est aussi la saint Eloi, ministre des finances du roi Dagobert I, celui de la chanson, orfèvre de métier, leur patron, celui des maréchaux-ferrant et, dans l'armée, du matériel.

    Créé en 2012 pour récolter les miettes du Black Friday, le Giving Tuesday a forcément son site Internet, powered by Swissfundraising, qui a lancé la version suisse de cette Journée internationale de quête.  

    Notre chère RTS n'en parle pas car elle a sa propre opération Coeur à coeur, dont elle nous rebat les oreilles avec ses promos maison insupportable. 

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  • Balle au centre?

    multinationales responsables resultats.jpgÀ une large et surprenante majorité de ses délégués dispersés en 13 "cantons" - Covid oblige -, le PDC suisse devient donc le Centre, die Mitte, Alleanza del centro, rien qui ne puisse transcender les frontières linguistiques si importantes d'un point de vue marketing - voyez Sale, Black Friday, click and collect et consorts. Et si le peuple accepte Swisscom, Swisspass, Swissness et même Swiss quoique l'ex-compagnie nationale soit allemande..., il n'est pas prêt de tolérer SwissCenter pour désigner la fusion entre le PBD et le PDC*.

    Les socialistes sont de ce point de vue mieux servis, quoique les partis socialistes n'existent plus ou presque ni en Italie ni en France. Et que la sociale démocratie allemande a depuis belle lurette jeté le marxisme-léninisme, la référence historique, aux oubliettes. Et, à ma connaissance, seul le PLR genevois a tenté un temps La Droite. Quant à Ensemble à gauche, tout le monde sait que le mot ensemble est une infox.

     

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  • Irons-nous patiner sur les marais de Charrot?

    IMG_2384.JPEGEn m'en allant tantôt à vélo du côté de Meinier rencontrer pour la Tribune du terroir Claude Ménétrey, pomiculteur patenté, paysan, safraniculteur et à ses heures ULMiste chevronné, je suis passé par la plate et renaturée vallée de la haute Seymaz, du côté des ruines du château de Roulebeau, où s'étend aussi un centre sportif intercommunal.

    Novembre divisait la plaine en deux, en haut le brouillard, en bas l'herbe des chanps. Un ciel bouché et uniforme, une terre striée de chemins tirés au cordon et d'un nant, la Seymaz. Le long du chemin du Champ-de-la-Grange, le ruisseau de Moillebeau s'élargit en un étang rectangulaire. Un pont de bois vermoulu enjambe la mare couverte de lentilles d'eau. Sur la berge un arbre git, rongé net par un castor.

     

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  • "Nous avons fait le choix d’espérer"

    yves combeau.jpgLa covid a plongé l'Occident dans la peur. La peur de mourir. Certes le fléau fauche des vies, surtout des vies de gens qui ont déjà bien vécu et qui parviennent à des âges où la mort est une échéance... naturelle. Ailleurs, la mort est encore fréquente à tout âge, notamment à la naissance, quand ce n'est pas la mère qui est emportée. Nous en Suisse - qui consacrons presque 12% de notre richesse à la maladie, bien plus qu'à notre alimentation, avons réduit presque à néant le risque de mortalité. A force de connaissance, de savoir faire, de technologie, de soins et d'hygiène. C'est l'accident - fatalité ou risques pris - qui vient d'ailleurs en tête des causes d'hospitalisation (StatistiqueSuisse). 

    En comparaison, les francs que nous consacrons à la promotion de la santé, notamment à nous nourrir sainement, sont une piètre fraction des dépenses de traitement, de réparation et de maintien en vie (au début comme à la fin): plus de 80 milliards par an.

    Et pourtant la mort survient. De plus en plus souvent au terme d'une lutte douloureuse, angoissante, ponctuée de rémissions plus ou moins longues, plus ou moins heureuses.

     

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  • Harcèlement et jeux d'enfants

    alexis favre covid.jpgMercredi 11 novembre. Ce jour de la Saint-Martin et de l'armistice a vu le soleil percer la grisaille. On suit d'un regard distrait l'émission Infrarouge du sémillant Alexis Favre, au titre bien alarmiste "Covid, le crash sanitaire?". Son point d'orgue nous fait lever le sourcil. Dites-nous Alexis, pourquoi ne pas avoir parlé ce soir des cas de harcèlement à la RTS?

    La question paraît plus que téléphonée. Elle permet au brave Alexis un peu emprunté tout de même d'expliquer que la RTS n'est présentement pas le meilleur média pour débattre de ce sujet, qu'elle n'a rien caché de la situation - sauf que sans l'enquête du journal Le Temps, rien ne serait sans doute sorti - que des enquêtes sont en cours et que, promis juré, Infrarouge ne reculera pas si les résultats de ces enquêtes soulèvent des questions de portée universelle. Voilà! Candide est satisfait?

    Pendant ce temps, Le Temps ronge son os. Ce matin, il revient sur ces "dix jours du scandale sans issue visible" à l'occasion du retrait du chef de l'information, le temps de l'enquête.

     

     

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  • Bardonnex va-t-elle baisser les impôts?

    bardonnex budget 2021 école.jpg

    Le budget 2021 de la commune de Bardonnex sera sans doute voté ce soir par le Conseil municipal. Il ne semble pas prévoir une baisse du centime additionnel. Pourtant, si ma mémoire est bonne *, l'ancienne municipalité avait décidé d'augmenter la charge fiscale d'un centime lorsqu'il lui fallut construire en quatrième vitesse les quatre classes d'un pavillon provisoire en bois installé dans le pré de Compesières, impôt supplémentaire qui devrait donc être supprimé au bout de huit ans, une fois ledit pavillon amorti. 

    A Bardonnex comme ailleurs, les autorités sont cependant plus promptes à augmenter qu'à baisser la fiscalité. La charge d'amortissement du pavillon se montait à quelque 225'000 francs par an. Mais le compte des écoles ne diminuera en 2021 que 138'000 francs, d'autres rubriques en hausse absorbant la différence (cliquer sur le tableau ci-dessus pour l'agrandir). 

     

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  • Hodgers, Crittin et le journalisme

    crittin hodgers.jpgChacun dans sa bulle. C'est une des critiques récurrentes que l'on adresse aux réseaux sociaux dont la technologie et le génie sont de nous offrir exactement ce que l'on cherche grâce à la géolocalisation et à la sociolocalisation. Deux facultés automatiques qui manquent cruellement à la presse traditionnelle, elle qui disposait depuis des lustres des données de ses abonnées et les a laissées en friche.

    Déjà, grâce aux algorithmes apprenants (improprement appelés intelligence artificielle), Google, Facebook et compagnie peuvent nous proposer des embryons de réponses toutes faites aux courriels que nous recevons. Ils dépistent nos humeurs en analysant notre voix, notre visage, les mots et tournures de nos écrits. Bref ils en sauront bientôt plus sur nous que nous-mêmes qui avons cette faculté heureuse d'oublier, de nous montrer plus beaux, plus sages, plus intelligents que nous ne sommes. Les bots vont nous renvoyer notre vraie image sans concessions et sans rien oublier de nos faiblesses et de nos lâchetés. Le diable n'est pas pire. 

     

     

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