Ecole

  • Liberté d'expression, la France boycottée

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    Liberté où est ta victoire? La France fille aînée de l'Eglise est désormais, depuis peu, le chevalier de la laïcité de combat qui fait de la caricature des religions la pierre angulaire de la liberté d'expression. Et bien évidemment des pays, où l'islam est religion d'Etat, s'offusquent, appellent au boycott de la France. Des croyants (ou qui croient l'être) se vengent, menacent cette Marianne impudique, prétentieuse, applaudissent ces parents bosniaques qui ont tondu leur fille parce qu'elle fréquentait un chrétien. La République vient d'excommunier cinq membres de cette famille, comme Rome excommuniait dans ses pires heures, comme tous les fondamentalistes croyants ou athées bannissent, tuent, condamnent au silence, au Goulag, aux camps de redressement.

    Je ne reconnais pas la France des Lumières dans ce combat de coqs où la cervelle du gallinacée semble avoir pris place dans la tête de trop d'humains de ce pays voisin que j'aime. 

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  • Compesières: 1,35 million pour étudier une école préfabriquée en bois

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    Certains cantons* ou communes connaissent en Suisse la pratique du référendum financier obligatoire. Elle oblige les autorités à soumettre au vote populaire des crédits d’investissement dès lors que ceux-ci dépassent un certain montant. C'est un moyen d'impliquer le peuple souverain dans les choix stratégiques et une obligation pour les porteurs de projet d'informer la population pour obtenir une majorité. 

    Genève ne connaît pas cette institution - la Constituante s'est bien gardée de l'introduire mais a néanmoins introduit quelques Genferei** -  et s'en tient au référendum facultatif dont ses citoyens usent et parfois abusent. C'est ainsi que la construction des trams, l'extension de l'aéroport, la prison de Champ-Dollon, les constructions universitaires, les hôpitaux n'ont qu'à de très légères exceptions jamais été soumis au vote populaire. En revanche, les infrastructures culturelles et sportives sont plus souvent contestées.

    L'école de Compesières ne sera pas soumise au vote populaire oblgatoire. Fera-t-elle l'objet d'un référendum facultatif? La Mairie de Bardonnex demande 1,35 million pour seulement étudier la construction d'un bâtiment de 12 classes, en bois voire préfabriqué, à l'emplacement de la salle communale, un projet de 14 millions. 

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  • Deux adjoints et l'école du XXIe siècle

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    J'ai visionné tardivement le bon reportage que Léman bleu a consacré à ma commune de Bardonnex à l'occasion de l'élection partiel d'un adjoint ce 27 septembre. Deux candidats se disputent le siège laissé vacant à la suite du décès subit et malheureux de Daniel Fischer, élu au premier tour le 15 mars dernier. Surprise, l'un et l'autre ne semblent pas enthousiastes à l'idée que l'école de Compesières puisse être construite à l'emplacement du centre communal. C'est une bonne nouvelle. Sauf que ni l'un ni l'autre n'a eu le courage de désigner le bon emplacement. 

    Pour le connaître, posez-vous une question simple: si le canton était responsable de la construction des écoles primaires, où la construirait-il dans la région? En toute logique et en bonne pratique écologique, la réponse est là où habite la majeure partie des écoliers

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  • Les fake news de Pro Natura

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    Qu'as-tu appris à l'école mon fils ? ...  La célèbre chanson de Greame Allwright reste toujours d'actualité. La mode est aux peurs. Naguère la famine, la guerre nucléaire, qui ont poussé la Suisse à drainer les maraisà rectifier les rivières pour nourrir la population et à truffer le pays de cavernes et d'abris antiatomiques. Aujourd'hui la peur du réchauffement climatique et la mort des oiseaux et des loups ont pris le relais. Plantons des arbres, verdissons nos villes et ne régulons pas la faune sauvage, car le sauvage c'est l'humain.

    Quel est le discours dominant dans nos écoles: celui de la peur ou celui de la confiance? 

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  • De quel bois fait-on une école à Compesières?

    compesieres 4 projets.jpgEn bois, en béton, en verre, en fait peu importe le matériau, les cœurs des écoliers sont de chairs et leur esprit libre et créatif. La mode est à l'école en plein air. Mais ce mode libéral d’enseignement n'a pas été retenu par le monde politique à Bardonnex. Pas plus que l'enseignement à distance pourtant promis à un bel avenir en ces temps où le principe de précaution règne en maître.

    La nouvelle école de Compesières (12 classes) - en gestation de puis 25 ans - sera en bois. C'est à peu près la seule chose qui fait l'unanimité. Pour le reste, l'exposition des 29 idées architecturales ce mercredi 2 septembre a laissé le public dans l'expectative. La parcelle imposée aux concurrents paraît exiguë. Sa forme triangulaire coincée en zone agricole entre la route cantonale de Cugny, assez roulante, et le chemin des Remparts est un défi supplémentaire. 

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  • Nous voilà déconfits

    kahoot.jpgConfinés, sidérés, timorés, nous voilà déconfits.

    Nous allons donc gentiment passer au stade du masque obligatoire. Certes ce n'est pas la panacée, mais ça rassure. Et ceux qui n'en porte pas sont facilement repérable. Certes d'aucuns se croiront en sécurité et risqueront de baisser la garde sur le lavage des mains et la distance sanitaire, mais la plupart ont compris que ces deux commandements d'une hygiène minimale sont, dans l'attente d'un vaccin, la seule façon de confiner le virus et de recommencer à travailler, à étudier, à faire du sport, à aller au cinéma et au théâtre et même à se donner du bon temps car les régions où le tourisme nourrit les gens ont aussi le besoin de travailler. Et nous de grand air.

    On fera salle comble, bureaux et écoles plein.e.s quand un siège sur deux ou sur trois sera occupé. 

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  • A Bardonnex, on vote. Mais pour quels projets?

    Creffield Frey.jpgL'adjoint PLR sortant, Conrad Creffield, ou l'ancien conseiller municipal de Bardonnex Alternative et ancien député socialiste, Christian Frey, lequel sera le second adjoint de la maire Béatrice Guex-Crosier, élue tacitement, et de son premier adjoint, Daniel Fischer, qui a franchi la barre des 50% le 15 mars dernier? La pandémie rend le choix bien futile. Pourtant la démocratie est essentielle. C'est un peu comme la santé, c'est quand on la perd, qu'on en mesure le prix. 

    La logique voudrait que Christian Frey l'emporte. Pour Olivier Emery, ancien conseiller municipal PDC Entente communale, il n'y a pas photo. 

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  • Ecole communale: Presinge, Pâquis, Compesières

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    Quelle est la plus petite école du canton? Presinge, 28 élèves. Et quelle est la plus grande? Pâquis Centre 420 élèves. Sécheron héberge 400 élèves. Compesières forme 230 élèves dont presque deux classes de Saconnex-d'Arve, commune de Plan-les-Ouates, et une classe d'élèves frontaliers *, dont la plupart des parents travaillent à Plan-les-Ouates où ils paient l'impôt à la source. Cherchez l'erreur.

    230 élèves c'est peu ou prou la moyenne des écoles genevoises. Mais que signifie une moyenne? La question vaut son pesant de controverses, d'initiatives et de directives dans notre Instruction publique cantonale.

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  • L'école d'Alain Walder, maire de Bardonnex

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    Il y a 25 ans, ayant quitté temporairement le journalisme pour la haute fonction publique, j'ai été pendant trois ans  adjoint à la Mairie de Bardonnex. La maire d'alors, Marie-Louise Barthassat, avait un souci: bâtir une nouvelle école. La commune avait acheté dans ce but la ferme Garin et le verger attenant pour quelque 2 millions de francs si ma mémoire est bonne.

    Deux raisons rendaient ce projet urgent. L'exiguïté des classes de l'école plantée là en 1900 qui n'atteignaient pas la norme des 80 m2 et le souhait ou la nécessité d'ajouter quelques classes  pour répondre à la croissance de la population, permettant de supprimer un pavillon scolaire provisoire mais toujours utilisé aujourd'hui pour y accueillir les activités parascolaires. 

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  • A Bardonnex, gros affichages, petits programmes électoraux

    guex crosier.jpgA Bardonnex, notre nouvelle maire a déjà été élue. Par forfait. Comme le procureur général de la République. Et une vingtaine des exécutifs des 45 communes du canton de Genève. Ce n'est pas un signe de santé démocratique.

    Est-ce à dire que les enjeux sont mineurs? Oui, en partie. Les communes à Genève ne gèrent que 18% des budgets de l'ensemble canton-communes tandis qu'en pays de Vaud le rapport est d'un tiers deux tiers et qu'à Zurich il est presque de moitié moitié. 

    Pourquoi ce désintérêt des citoyens pour les affaires publiques?

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  • Emery-Torracinta et l'art de l'école

    151013_Emery_Torracinta_Conseillère_Etat_ 02.JPGTrois chercheurs, employés au Service de la recherche pédagogique, un organisme sous la tutelle de la ministre de l'Instruction publique, Anne Emery-Torracinta (ancienne employée du ministère qu'elle dirige), signent le dernier rapport sur le Cycle d'orientation

    L'institution genevoise, 55 ans cette année, fer de lance de la démocratisation des études, censée faire éclore au mieux les jeunes pousses que sont les ados du canton, démarre à la toute fin des années 50 sous les auspices d'un radical, l'oublié Alfred Borel. Elle fut mise en oeuvre dès 1962 par un socialiste durable (24 ans à la tête du DIP), le très vénéré André Chavanne. Les réformes n'ont pas cessé au CO depuis. Normal, les temps changent et les jeunes du XXIe siècle, asservis plus que de raison, dit-on, à leur smartphone (sauf à l'école où l'objet est banni), n'ont pas grand chose à voir avec leurs aînés des années 60, dont je fus.

    La dernière réforme du Cycle, portée par le socialiste Beer mais imposée par le peuple, rate ses cibles, dit le rapport. Il faut donc réformer, dit la ministre. 

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  • "Il n'y a pas de recrudescence du racisme"

    continent premier racisme .jpegGlisser sur une peau de banane, c'est une mauvaise plaisanterie. Jeter une banane à un Africain est un acte raciste. Tout comme imiter le cri du singe qu'on entend sur certains terrains de football. Et quand le public s'en vient à soutenir les hurleurs et non le joueur, le racisme éclate dans toute sa violence.

    Quand un policier suisse traite un Arabe dans le huis-clos d'un commissariat de cochon d'étranger, le juge ne considère pas l'insulte comme relevant de la norme antiraciste inscrite à l'art 261 bis de notre code pénal, lequel prescrit que l'injure ou l'incitation à la haine doit être publique...

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