Culture

  • Corps de femme, corps d’homme

    CC77212B-A896-45BC-85EC-28F547D4090F.jpegC’est la prestigieuse revue « Lancet », datée du 25 septembre, qui a lancé la polémique en affichant crânement sur sa couverture cette désormais nouvelle définition de la femme: «corps avec un vagin».

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  • Femmes, soyez soumises…

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    Nous sommes six lecteurs à l’église de Compesières. C’est mon tour ce dimanche. Dieu, selon Einstein, ne joue pas aux dés. Cependant le hasard ou le calendrier liturgique nous propose de lire la fameuse lettre du grand Paul où l’on trouve cette injonction bien connue et controversée: « Femmes soyez soumise à vos maris? »

    Que faire? Prétexter d’une jambe gourde pour se défiler, se soumettre sans mot dire, refuser de lire ce texte… Et si je proposais à la poignée de fidèles qui seront à Compesières à 17h de choisir, une fois n’est pas coutume, entre trois versions: C, E ou F.

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  • Le rapport 2020 de l'Eglise catholique

    E8DA032A-76F1-4815-827C-AD79DC750220.jpegSoudain quelque chose m'a frappé à la lecture du rapport annuel de l'Eglise catholique de Genève. Mais où sont les catholiques, me suis-je dit? Combien sont-ils? Qui sont-ils? Quel est l'état de leur foi, de leur adhésion au fondamentaux de cette religion, la première du monde en terme d'efffectifs, issue de l'épopée du peuple juif il y a quelque 2000 ans? Des évangéliste américains - forcément - ont lancé le compte à rebours de la fête des 2000 ans de la résurrection du fondateur du christianisme. ça promet... de belles controverses.

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  • De quoi meurt-on?

    BD6E2527-2481-4AB1-8CA9-1F0C5A04CEE6.jpegEn cet été exceptionnellement mais pas extraordinairement pluvieux qui menace de pourrir les blés sur pied, alors que le coronavirus mutant se fait encore menaçant et nous rappelle que nous sommes de simples mortels, un philosophe parcourt la France en lutte pour la simplicité.

    Il a un nom de roi mage, Gaspard Koenig, et vient de publier sa première lettre de la simplicité

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  • La photo que Blick en français a manquée

    1D50B4D7-1A29-48BF-86D7-706E04795B95.jpegLibéré, délivré… chante la reine des neiges. En ce 1er juin, jour commémoratif de l’adhésion de Genève à la Suisse en 1814, le Conseil fédéral a fait enlever les blocs de béton qui ont obstrué la frontière genevoise durant le confinement du printemps 2020. La cammionneuse et son grutier commis à l’opération devant chez moi ont débarqué ce soir à 20h. «C’est notre dernier bloc qu’on enlève, dit-elle soulagée. Mais les Genevois les reverront ces prochains jours en ville pour la visite au sommet Poutine Biden.»

    Ce jour est aussi la première édition en français du Blick, le journal de boulevard que jadis les employés de banque zurichois cachaient dans la NZZ pour découvrir dans le secret de leur bureau la pin-up de la page 3. Le Blick s’est assagi. Il est vrai que les pin-up sont largement disponibles sur le net dans des postures qui n’ont pas encore suscité de manifestations féministes. 

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  • Comment réinventer Compesières

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    Compesières, c’est une image d’Epinal, un château du XVIe, une église de 1830, une école 1900, une ferme agrandie en 1930. Le site se meurt lentement. Sa mort va s’accélérer avec le projet saugrenue de la Mairie de construire la  nouvelle école à 300 mètres du site historique, faute d’avoir trouvé un architecte capable de bâtir une école du XXIe siècle au coeur de ce curieux hameau (à défaut de la construire, là où habitent deux tiers des habitants)…

    La ferme, elle, est désaffectée depuis plus de 30 ans. Le pouvoir politique municipal, qui siège dans le château, voit chaque année ses compétences rognées par le Canton. Et l’école, elle n’est plus en rénovation et peine à prendre le virage des technologies de l’information.

    Compesières, c’est encore l’église Saint Sylvestre. Elle se meurt aussi. 

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  • Petits et grands influenceurs

    71D899A3-1B0B-42F1-8BF9-4085B526C04C.jpegPour vivre heureux vivons cachés. Les influenceurs, les créateurs en ligne, les blogueurs et autres tweeteurs ne sont pas amis de cette maxime. Ils ont tous besoin d’être vus, lus, entendus, likés, de faire le buzz et le ramdam. Et assument cette autre maxime: qui expose s’expose. Certains en font un métier, une poignée en tire profit.  La dernière livraison de The Economist consacre un long article sur ces serfs de la création, dont les réseaux sociaux tirent leur fortune. Facebook le premier d’entre eux dans le monde non chinois, c’est 2,8 milliards de contributeurs gratuits et 92 milliards de chiffre d’affaires. 

    Mais voilà que des serfs plus doués et alertes que les autres s’émancipent et se font payer et courtiser pour s’afficher. Rien de très nouveau au fond: les coachs et prometteurs de bien-être vivent du crédit de leur client  - les médecins patentés du corps et de l’âme sont même remboursés par la sécurité sociale - mais de nouveaux acteurs profitent des dernières apps mis en ligne par tout sauf des philanthropes qui cherchent fortune eux-aussi sur les réseaux. Je retiens l’histoire de ce journaliste sportif Craig Morgan.

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  • Penthes est mort. Vive Compesières?

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    L’affaire remonte au temps de Mark Muller, le conseiller d’Etat abattu d’un coup de poing - le sien - dans une soirée bien arrosée comme ce lundi 10 mai. Le maître alors du territoire et de l’urbanisme de notre petit mais beau canton avait dans l’idée déjà de reprendre la gestion du domaine de Penthes pour les besoins de la Genève internationale. Mais la fondation encore verte fit de la résistance. Avec succès. Genève lui octroya un nouveau bail de dix ans qui vient à échéance à la fin de cette année.

    Mais dès 2013, un nouveau projet était dans l’air et dans Le Temps: Penthes devait devenir lafuture Mecque de la coopération. En 2016, c’est l’association GVA2 qui ajoute son grain de sel. 

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  • BA nous fait voter sur les poubel.les. Et l’épicène?

    Capture d’écran 2021-05-17 à 17.40.53.pngOn ne sait toujours pas ce que pense Bardonnex Alternative (BA) du futur de Compesières. Sinon que la ferme abandonnée depuis plus de 30 ans devrait devenir une ferme pédagogique, genre Martine à la ferme,  bio évidemment, sans rapport avec l’agriculture qui nourrit 7,5 milliards d’humains, mais riche de cette nostalgie jardinière et paradisiaque en vogue chez les urbains. Le site internet de BA est muet tout comme sa page Facebook.

    Pas un mot non plus sur la future école de Compesières, dont l'implantation sera donc plus proche de Bardonnex que de la Croix-de-Rozon où vivent pourtant deux tiers de la population de la commune.

    Les autres partis représentés au Conseil municipal, PDC et PLR, ne sont pas plus diserts. Leur site n’est pas mis à jour. Quant à www.bardonnex.ch, il brille toujours par sa vacuité.  

    Mais voilà que, alerté par BA, La Tribune consacre un article à notre commune. C’est l’écopoint de Bardonnex qui déplaît et vaudra aux citoyens de se prononcer, en novembre 2021 ou en mars 2022, sur un crédit de 184’000 francs voté le 8 décembre 2020. Le référendum lancé en janvier a officiellement abouti.

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  • Agri-culture: poireaux lumières et colza bio

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    Agri-culture. C’est la dernière installation d’un designer hollandais original. Cherchant à marier technologie et création artistique, Daan Roosegaarde, c’est son nom, a diffusé en janvier dernier une vidéo de sa dernière trouvaille GROW: un champ de poireaux de deux hectares éteincellant de lumières bleues, rouges et violettes.

    Bon pour la croissance de ce légumes selon les biologistes qui ajustent les meilleures longueurs d’onde aux légumes et fleurs. Bon pour la planète puisqu’une plante vigoureuse est moins sensible aux maladies. Bon pour l’artiste aussi et son idée de montrer aux urbains sous le feu des leds combien ils sont redevables à l’agriculture et de les persuader que la techniques bien conduites ne nuit pas.

     

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  • Saint Canisius, l’anti-Calvin

    FB2A7693-0A81-415E-9364-361A34FF0923.jpegLes reliques de saint Canisius, né en 1521, ont été ce 26 avril transférées de l’église désaffectée du collège Saint-Michel, fondée par ledit Canisius en 1582 à Fribourg, à la cathédrale saint Nicolas. La nouvelle, approfondie sur le site Cath.ch, a fait la continuité de Couleurs locales, entre deux mini-reportages également anachroniques: le chemin du curé entre Cartigny et Laconnex, «où il se passait des choses», et le monastère de Romainmôtier, catholique pendant mille ans et désaffecté par les Bernois. 

    Bref la religion chrétienne, qui bâtit ces cathédrales et ces abbatiales, dont les flèches marquent toujours nos cités et nos bourgs et redeviennent à l’occasion d’un incendie, l’expression soudaine d’une étrange nostalgie identitaire.

    Cependant, Couleurs locales, c’est l’art de l’anecdote, du petit bout de la lorgnette, des raccourcis caricaturaux ou frustrants. Le jésuite Jean-Blaise Fellay se prête au jeu. On le présente comme historien spécialiste de Canisius. L’intellectuel, qui voit l’église s’effondrer, ne dit pas un mot sur le fait que Canisius s’inscrit dans la Contre-Rėforme. Canisius, c’est un anti-Luther, un anti-Zwingli, un anti-Calvin. 

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  • Transhumanisme

    0FEEE338-8268-4476-91AF-2145EF70DFD4.jpegLe transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l'usage des sciences et des techniques afin d'améliorer la condition humaine notamment par l'augmentation des capacités physiqueset mentales des êtres humains. Ce résumé d’une des modes actuelles est trop court dit sa notice sur Wikipedia. La notice est cependant développée et fondée sur de nombreuses sources. 

    L’idée de transhumanisme est-elle bien différente de la vie éternelle que les chrétiens confessent dans leur Credo? L’idée m’en a traversé l’esprit en écoutant d’une oreille le prêche du curé de Carouge, le dominicain Gilbert Perritaz, qui est sur le départ vers de nouvelles aventures. Sans que l’on sache qui le remplacera et même s’il sera remplacé. Peut-être que Charles Morerod qui confirmera quelques jeunes de l’Unité pastorale Salève en dira plus dimanche prochain à Troinex. 

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