Région - Page 8

  • 500'000 Genevois!

    image.jpegCe dessin m'interpelle. Ce "On est trop" est trop. Certes, il reflète sans doute l'avis d'une majorité de Genevois. Entre les Verts clairs que nous sommes tous peu ou prou, nostalgique d'un paradis perdu où deux goulus nus dominaient les plantes et les bêtes, pas assez pour polluer ni réchauffer la planète ni même se faire la guerre encore que l'histoire de la pomme fut sans doute leur première discorde... entre les Verts clairs donc et les Verts foncés, devenus le premier parti de Suisse et peut-être bien d'Europe, quoique non majoritaire mais capable tout de même de faire et de défaire les gouvernements... entre les Verts clairs donc et les Verts foncés, nous voilà tous à bêler pour une halte à la croissance, voire une décroissance. 

    Ce qui pour les uns est une sagesse me paraît assez égoïste. Depuis les Savoyards du Grand Genève (mes ancêtres), les Valaisans, les Bernois ou autres Fribourgeois, en passant par les Italiens, les Ibériques, les Yougoslaves et autres Balkaniques et tous ceux qui en rêvent, les migrants qui ont choisi Genève ne l'ont pas tous faits de leur plein gré.

    Certes, diront les bonnes âmes, yaka installer les usines et les bureaux, les hôpitaux et les universités, les cantines scolaires et les EMS dans ces contrées périphériques et leurs populations y demeureront, desserrant la cité de ses banlieues qui l'enferment comme des pelures d'oignon.

    Le monde n'est qu'une longue histoire de barbares qui empoisonnent le bourgeois.

    Pour le reste, trois choses m'étonnent:

    1) comment peut-on être 500'000 en 2016 alors que l'OCSTAT évalue la population résidente à 490'000 à la fin 2015?

    2) en fait il y a belle lurette que Genève héberge bien plus de 600'000 personnes de jour et plus de 500'000 la nuit compte tenu des clandestins, des travailleurs nomades et des visiteurs de toutes sortes.

    3) Geneve et sa région bénéficient d'équipements culturels, hospitaliers, de formation digne d'une métropole d'un million d'habitants.

  • Municipales à Genève, j'ai failli bouder

    Capture d’écran 2015-04-18 à 08.14.46.pngPersonne ne représente ce que je désire pour ma commune de Bardonnex. Comment puis-je l'exprimer dans les urnes?

    En votant blanc, mais comment interpréter un vote blanc que le secret des urnes rend anonyme? A l'heure d'Internet, de l'interactivité citoyenne, l'Etat sonde ses citoyens avec des méthodes du XIXe siècle pour des communes du XIXe siècle. Pourquoi ne pas ajouter au matériel de vote un mode d'expression plus fin des voeux et des besoins des habitants.

    En votant MCG? Ce parti qui, à Bardonnex, n'a rien fait durant quatre ans, n'a même pas eu le courage d'envoyer son programme aux électeurs.

    Je rouspète volontiers, mais je m'applique aussi - mes lecteurs peuvent je l'espère en témoigner - à proposer des solutions qui sont respectueuses des gens et de tous ceux qui vivent entre Salève et Jura et au-delà et même au loin, car nous avons un devoir de solidarité envers tous les êtres humains.

    J'aurais pu encore voter PLR ou PDC ou choisir  quelques candidats quelle que soit leur étiquette politique?

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  • Hodgers, le bâtisseur

    Hodger regarde à gauche sieber.jpgCoïncidence ou pas, la semaine où le Conseil d'Etat tamponne enfin le plan directeur du quartier de la Praille Acacias Vernets, le futur Geneva Downtown, selon les termes de l'alors ministre de l'urbanisme, le très smart Mark Muller, The Economist dans son édition pascale fait sa première page sur l'espace et la cité et la surenchère que provoque la règlementation et la glue du voisinage. L'article dit entre autre que la population américaine tiendrait tout entière dans l'Etat du Texas.

    Depuis quand nous parle-t-on du PAV, me dis-je in petto? Pourquoi faut-il tant de temps pour planter un clou? Si nos prédécesseurs des années 50 et 60 avaient tardé à bâtir les cités satellites, chipoté pour le moindre carré vert, préserver la moindre libellule et son biotope, ce n'est pas 100'000 travailleurs hors frontière que Genève accueilleraient par jour mais 200'000...

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  • Central Park à Cologny et golf à Compesières

    40 hectares à un taux de 1 soit un mètre carré de logement pour un mètre carré de terrain, (le vieux Carouge et le quartier des tours affichent des taux supérieurs à 1,4, Montchoisy à 2) permettent théoriquement de bâtir 4 à 5000 logements.  Le Parti socialiste en réclame 2000, à ériger sur le golf de Cologny. Gaspillage, pusillanimité?

    L'emplacement est de première qualité. Et l'on voit assez bien quelques audacieuses tours faire écho à celles du quartier Praille Acacias et préserver un maximum de surface verte, de quoi créér a mi-distance entre la ville et l'autoroute du lac un Central Park à la Genevoise.

    Et le golf? Il y en a déjà plusieurs dans le grand Genève et sans doute bien des propriétaires seraient intéresser. J'en verrais bien un à Compesières ou ailleurs qui marierait production agricole locale et greens délicats. Vue imprenable sur Genève, le lac et le Salève et en prime une maison forte qui a appartenu à l'ordre de Malte. 

    http://www.urbaplan.ch/blog/wp-content/uploads/2015/01/densite_web2.pdf

    http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/socialistes-veulent-2000-logements-golf-cologny/story/13698096

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  • Le MCG privé de référendum

    bhns annemasse.png BHNS. Bus à haut niveau de service! Les Français adorent les acronymes. En bon français le BHNS, c'est PUBN pour le MCG. En clair, PUBN veut dire pas une bonne nouvelle. 

    Reprenons: le président durable de Genève a inauguré hier, mardi gras, jour de carnaval et veille du  premier jour du ramadan catholique (ça c'est pour Anastase qui m'aime bien) un BHNS dans la banlieue du Grand Genève. Rien d'exceptionnel, sauf que c'est à peu près la première action du gouvernement depuis le niet des Genevois aux parkings d'échange cofinancés par tous les contribuables des deux côtés de notre chère mais toujours plus anachronique frontière. 

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  • Et maintenant, fêtons la paix de Saint-Julien!

    walker histoire de geneve.jpgVous l'avez remarqué, comme bon nombre de chroniqueurs, les blogueurs ont leurs dadas. D'une manière ou d'une autre ils ressassent leurs thèmes favoris. Je n'y échappe pas. Mes dadas sont notamment:

    1) la fusion de Servette FC avec le club haut-savoyard de Gaillard, devenu ETG (pour Evian Thonon Gaillard) mais portant les couleurs de l'eau la plus connue au monde, ce qui permettrait à Genève-Evian de jouer dans le championnat de France et sans doute de mobiliser des sponsors pour briller dans cette compétition d'un autre niveau que notre SuperLeague, de quoi glaner dans l'aventure quelques retombées collatérales et identitaires pour le Grand-Genève,

    2) la création de quelque 70 communes citoyennes, présidées chacune par un maire-député à plein temps, qui serait animateur de la démocratie de proximité, l'ensemble des maigres pouvoirs qui demeurent aux communes actuelles étant administrés par le Conseil d'Etat, dont le président porterait le titre de maire de Genève, et un Grand Conseil formé des 70 maires (d'arrondissement) et de 70 autres députés élus au suffrage proportionnel sans quorum. Exeunt les bientôt mille conseillers municipaux dont les pouvoirs sont souvent dispendieux, quand ils ne vont pas à l'encontre de l'intérêt général du canton...

    3) la commémoration de la paix de 1603...

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  • Le Grand Genève peu avant l'Escalade. And tomorrow

    ternier chateau.jpgLe Genevois vont commémorer bientôt l'Escalade, la seule fête populaire attachée à un événement historique. L'entrée du canton dans la Confédération suisse, dont le chapelet des manifestations s'égrène depuis bientôt un an dans une belle indifférence, n'a jamais rassemblé des foules au Port-Noir, pas plus que la libération de la cité, le 31 décembre 1813, non plus que le schisme de 1536 consommé par un théologien en mal de renommé, un de ces nombreux Français à qui Genève donna sa chance. La Constitution de 1847 ne donne lieu à aucun banquet, celle de 2012 non plus d'ailleurs. Tout juste la fusillade du 9 novembre 1932 sert-elle de commémoration identitaire à la gauche locale.

    Les fêtes religieuses scandent encore le calendrier commun et rythment quelques droits à des congés, mais n'emplissent plus les temples autant qu'avant, loin s'en faut. Seuls des festivals et et quelques fêtes, largement subsidiés par la Ville et les communes, attirent des foules disparates, mono- ou pluri-ethniques c'est selon; la plus grande d'entre elles étant la très courue fête de la musique, d'importation française, et les très tristes vide-greniers (gente le quartier est à vous), d'importation anglo-saxonne. Halloween n'a pas pris racine, la fête des voisin-es se cherche, la Lake Parade (s')ennuie, les fêtes de Genève, qu'en dire...

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  • Les cigales genevoises et les fourmis vaudoises

    Chacun est dans son rôle ce matin en page 3 de mon quotidien favori. Sous le titre citation: "La baisse de la fiscalité doit profiter à toute la population (de gauche)" notre maire de Genève, la socialiste Sandrine Salerno, surfant sur, dit-elle, une bonne idée du gouvernement vaudois, propose qu'en contre-partie de la baisse d'impôt dont les entreprises vont bénéficier d'ici 2020, elles s'acquittent de quelques charges sociales nouvelles: subsides aux crèches, prise en charge d'une partie de l'assurance maladie, financement d'un fonds pour mettre les chômeurs plus vite à la retraite.

    De son côté, le président du Conseil d'Etat, le libéral-radical François Longchamp, rappelle qu'il ne faut pas se tromper de combat. Si Genève envisage de baisser les impôts des entreprises, c'est pour que toutes soient traitées sur un pied d'égalité, but que partage évidemment la socialiste, mais surtout pour que Genève ne voit pas le quitter ces sociétés internationales qui font leur bénéfice ici sans y produire un iota de marchandise ou de service, mais qui financent l'Etat et créent des emplois souvent bien payés, ce dont profite Genève, car ces travailleurs sont taxés, eux, comme tout le monde.

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  • 44 tonnes d'or

    Dans le journalisme, il est toujours difficile d'illustrer les grands nombres, d'offrir aux lecteurs des images évocatrices et pertinentes. Ainsi dans l'histoire de l'or qu'on n'a hélas pas (encore?) découvert dans le tunnel de Champel, l'image du lingot s'est imposée soudain. Un sacré lingot!
    Que représente le 1,6 milliard du CEVA? Près de trois années d'investissements de l'Etat de Genève, la moitié du prix des 22 Gripen suédois, de quoi connecter tous les élèves suisses avec une tablette (voir ma note précédente). 1,6 milliard, c'est aussi un peu plus de deux mètres cubes d'or, soit 44 tonnes du métal jaune... Et le surcoût? Devra-t-on ajouter un mètre cube pour régler la facture?

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  • Poggia doit rire sous cape

    Qui peut croire que les 21 mois de travaux supplémentaires qu'annoncent les CFF et l'Etat de Genève ne va pas coûter un sous de plus aux contribuables?

    Que le percement des 45 km du tunnel ferroviaire du Gothard ait réservé quelques surprises est chose naturelle, mais que le forage de la moraine de Champel, quelques dizaines de mètres sous la surface du plateau, rallonge de moitié le temps de réalisation de l'ouvrage laisse pantois.

    Combien a-t-on dépensé en études avant de donner le premier coup de pioche? N' y a-t-il donc aucun responsable de ce retard, aucun ingénieur, aucune entreprise, aucune administration? Seule la fatalité et la malchance? Si au moins on avait trouvé quelques paillettes d'or à l'avant de la promenade des orpailleurs ou quelques schistes bitumineux dont l'exploitation aurait couvert les frais du forage. Mais non, tout ça, c'est la faute à la molasse.

    Les opposants, Mauro Poggia en tête, avaient évalué le coût du chantier à près de deux milliards. Combien a-t-on déjà dépensé? L'Etat ferait bien d'afficher un peu plus de transparence, histoire de ne pas se trouver surpris dans quelques mois.

    Quant au retard initial du chantier, il faut rappeler qu'il est bien davantage dû à la mise en conformité du projet aux quelque 350 réserves qu'avaient soulevées les autorités fédérales qu'à la résistance de quelques Champelois.

  • Un blogueur en tête à Saint-Julien

    Le centriste Antoine Vielliard est en passe de réussir son marathon politique. Avec 46,3% des suffrages, le conseiller général sort largement en tête du premier tour de l'élection municipale à Saint-Julien en Genevois, reléguant en troisième position le dauphin, Michel de Smedt, désigné par le maire socialiste sortant Jean-Michel Thénard. Il n'obtient que 26,7% des voix, juste derrière l'UMP Pierre Brunet 27%. Le deuxième tour sera serré. Vielliard a de sérieuses chances d'être le prochain maire. A noter que le Haut-Savoyard publie un blog* sur le forum de la Tribune de Genève où il reproche régulièrement à Genève de manquer à ses promesses.

    A Archamps, commune dont je suis le voisin immédiat, les jeux sont faits. Le maire sortant Bernard Jouvenoz a pris une veste. Sa liste, qu'il avait eu de la peine à constituer en raison de la règle chabadabada, du nom que les Français ont donné à l'obligation d'alterner une candidature féminine et masculine pour assurer l'élection des femmes dans les 36'000 municipalités de France, ne recueille que 29% des voix. Xavier Pin (UDI) emporte 15 des 19 sièges du Conseil municipal avec 55,76% des suffrages, ainsi le veut la loi électorale française qui donne une très grosse prime à la liste qui sort en tête et luis assure durant six ans de gérer sans grande opposition.

    A Saint-Julien comme à Archamps, c'est un coup de frein à la croissance débridée et au bétonnage que les électeurs ont voulu donner. Les maires sortants font les frais de l'incapacité du canton de Genève à bâtir les 2500 logements par an que ses autorités s'étaient engagées à sortir de terre en signant le projet d'agglo en 2007 et la convention du Grand Genève en 2012!

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  • Municipales 2014: mes voisins vont-ils changer de maire?

    La France est entrée dans le silence qui précède le rituel républicain de l'élection, en l'occurrence le premier tour des élections des conseils municipaux des quelque 36000 communes de France. La France, comme la Suisse, est un paquet de confettis politiques où la majeure partie des municipalités sont petites, voire minuscules. Il n'y a pas que la météo qui est soudain d'humeurs gibouleuses, bien des maires, des dauphins legitimes ou autoproclamés doivent se demander qu'elle bourrasque va, demain ou dans quinze jours, les installer dans le fauteuil du pouvoir municipal jusqu'en 2020 ou les emporter.

    Et mes voisins immédiats? Quel sort les électeurs, dans l'anonymat des urnes, vont ils leur réserver? Les maires voisins, ceux de Collonge sous Salève, d'Archamp, de Saint-Julien, de Bosset, de Beaumont, d'où mes aieux sont descendus au milieu du XIXe siècle en quête de travail, je les connais à peine. Je les ai rencontrés une fois ou deux. Comme la plupart de leurs collègues du Grand Genève, ils gèrent autant que faire se peu des communes que bouleverse la croissance échevelée de la région.

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