Politique genevoise - Page 2

  • 2020: Maudet sera-t-il toujours ministre, Hodgers toujours président, qui sera maire de Genève?

    armoirie drapeau geneve.jpgLes soucis des Genevois ne sont pas ceux des Français ni des Américains ni des Chinois ni des Indiens. Ici, il en va comme de nos bobos, nos petits soucis ne sont pas rendues secondaires par les rages de dents ou la perte d'un membre.

    Genève regarde donc son nombril et s'émeut de ses bénignes écorchures: abattages d'arbres, pistes cyclables discontinues, incivilités des uns et des autres, bouchons dus à sa prospérité, pollutions mineures, agacements de ceux qui se sentent mal servis par l'arrosoir public. Sans parler de nos Genferei: Maudet sera-t-il encore ministre au 31 décembre 2020 et son ex-copain Hodgers président de la République?

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  • Le CEVA est un train du XIXe siècle

    Oui, oui, les rames du Léman Express seront modernes, climatisées, flambant neuves, sorties des ateliers de l'industriel Stalder côté suisse et d'Alstom côté français. Des trains à comparer dès cette fin de semaine. Et peut-être même pas bondées comme le 12 à 18h. Les rails sont neufs aussi, entre Pont Rouge et Annemasse, fixés sur des socles en béton d'un mètre d'épaisseur, munis d'amortisseurs, histoire d'éviter au maximum la propagation des bruits solidiens. Et la cadence sera au quart d'heure d'Annemasse à Coppet. Les gares sont des hangars car on a renoncé aux briques de verre de l'architecte Nouvel, mais on a tout de même conservé celle de Chêne-Bourg en la déplaçant de 33 mètres... Pour tenir le budget nous raconte-t-on dans mon journal préféré ce jour.

    Et combien coûte ce joujou imaginé au XIXe siècle (ici la convention de 1912 et )? Pas un mot dans l'article du jour*. Mais rien de plus pour l'usager puisque les tarifs TPG ne sont pas revus à la hausse. On rase gratis.

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  • La flèche de vérité

    marmite brisee papillotte.jpg"Quand du lances la flèche de vérité, trempe la pointe dans du miel." En signant mon dernier billet en forme de coup de gueule, je n'ai évidemment pas suivi ce proverbe arabe, lu dans une papillote enveloppée dans les couleurs de Genève en ce temps d’Escalade.

    Si les fonctionnaires genevois sont des privilégiés dans le monde du travail dans ce canton, les véritables privilégiés sont évidemment les héritiers, les doués, les entrepreneurs à succès, les rapides aussi, quoique dans ce monde de héros, tous ne sont pas à la même enseigne. "Le prix du sport", une intéressante série entendue cette semaine dans Vacarme sur la RTS, montre combien d'athlètes d'élite en Suisse peinent à boucler les deux bouts et paient longtemps, y compris pendant leur retraite, les sacrifies consentis pour monter sur des podiums.

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  • Jour de manif des privilégiés genevois

    cartel photo manif.jpgOk, un syndicat, c'est fait pour défendre ses membres. Ok, une corporation peut s'enferrer dans un combat qui n'est pas forcément celui des individus qui la composent. Ok, les riches sont riches et le dernier numéro de Bilan sur les 300 plus riches de Suisse interpelle. Ok, une certaine gauche rêve de la démocratie socialiste - Piketty, Corbyn, Warren et Cie - qui promet la détestation des surperriches, les 1%, un salaire unique pour tous (alors que la sociale démocratie se contente de prendre un peu aux riches pour le redistribuer et grossir l'appareil d'Etat).

    Ok, Genève a ses pauvres qui échappent au filet social, souvent des paumés, des vagabonds, des décrochés, des accidentés de la vie, mais le canton est aussi un des lieux au monde où l'aide sociale est la plus développée. On peut évidemment encore et toujours faire mieux. 

    Mais le défilé actuel du Cartel intersyndical de la fonction publique genevoise est indécent. 

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  • Les Genevois du 24 novembre et Genève 2050

    Coup de frein à l'aéroport et deux non d'extrême justesse au "bétonnage" de deux sites au Petit- et au Grand Saconnex ce 24 novembre à Genève. Que n'aurait-on pas entendu si deux oui d'extrême justesse étaient sortis des urnes? Je parie que les opposants vaincus auraient usé de tous les moyens pour que leur cause l'emporte finalement.

    L'issue des scrutins posent un vrai problème de démocratie. Le génie suisse n'est-il pas en pareil cas de remettre l'ouvrage sur le métier et de trouver un meilleur équilibre?

    Souvenez-vous du 9 février 2014! 

     

     

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  • On ne peut pas gagner avec de mauvais candidats

    2e tour 10 nov 2019.jpgGenève sera donc plus à gauche à Berne que jamais. Nulle doute que les deux nouveaux conseillers aux Etats Mazzone et Sommaruga, brillamment élus certes, devront verser beaucoup d'eau dans leur vin rosé et bio pour peser à la Chambre haute, une posture qu'avaient bien comprise les deux sortants Maury Pasquier et Cramer. 

    Reste que la moitié des Genevois ne seront pas représentés au Sénat fédéral. La faute à qui? La faute au PLR et au PDC qui nous ont proposé des candidats de seconde zone. Il suffit de comparer le deuxième tour de 2015 avec celui de ce dimanche pour s'en convaincre.

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  • Emery-Torracinta et l'art de l'école

    151013_Emery_Torracinta_Conseillère_Etat_ 02.JPGTrois chercheurs, employés au Service de la recherche pédagogique, un organisme sous la tutelle de la ministre de l'Instruction publique, Anne Emery-Torracinta (ancienne employée du ministère qu'elle dirige), signent le dernier rapport sur le Cycle d'orientation

    L'institution genevoise, 55 ans cette année, fer de lance de la démocratisation des études, censée faire éclore au mieux les jeunes pousses que sont les ados du canton, démarre à la toute fin des années 50 sous les auspices d'un radical, l'oublié Alfred Borel. Elle fut mise en oeuvre dès 1962 par un socialiste durable (24 ans à la tête du DIP), le très vénéré André Chavanne. Les réformes n'ont pas cessé au CO depuis. Normal, les temps changent et les jeunes du XXIe siècle, asservis plus que de raison, dit-on, à leur smartphone (sauf à l'école où l'objet est banni), n'ont pas grand chose à voir avec leurs aînés des années 60, dont je fus.

    La dernière réforme du Cycle, portée par le socialiste Beer mais imposée par le peuple, rate ses cibles, dit le rapport. Il faut donc réformer, dit la ministre. 

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  • Maudit Maudet

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    L'occasion était sans doute trop belle pour mon journal préféré. Que Pierre Maudet, dont la Tribune de Genève a été la première à révéler les turpides et les demi-vérités à l'origine de sa disgrâce politique du printemps 2018 - turpitudes que notre désormais mini-ministre-et-président-déchu se refuse toujours à nommer des fautes et des mensonges - que Pierre Maudet donc choisisse le principal quotidien de Genève pour dire sa rupture de collégialité à propos du budget 2020 est un bon coup médiatique. 

    Sauf que la rupture de collégialité remonte à plus d'un an et est le fait de Pierre Maudet lui-même, qui par son voyage "privé" à Abu Dhabi et ses mensonges subséquents a rompu la confiance qu'on avait en lui. S'en est suivi la  punition méritée qu'on sait, dont j'ai estimé par ailleurs que le Conseil d'Etat aurait été bien inspiré de mettre un terme.

    Sur le fond, pas un des ministres ne se satisfait sans doute du projet de budget 2020 ni du plan financier quadriennal.

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