Gestion publique - Page 2

  • Déchets enterrés à grands frais: Bardonnex bouge

    referendum bardonnex.jpgPas de référendum à Bardonnex contre le crédit de 1,35 million pour la nouvelle école sur le champ Mermillod, voté par 12 voix et 4 abstentions le 13 octobre par le Conseil municipal. La future école de Compesières sera vraisemblablement (hélas*) construite sur une parcelle exiguë, perdue dans la campagne, à trois cents mètres du hameau capitale de la commune de Bardonnex, parce qu'aucun élu n'a pas eu le courage de remettre sur le métier le projet bien intégré sous un toit de tuiles (de Bardonnex), lauréat d'un concours d'architectes réalisé en bonne et due forme à la fin des années 90, mais sabordé par un quarteron d'architectes fétichistes, qui ne jurent que par le béton et le cube**.

    En revanche, le 8 décembre, un crédit de 230'000 francs pour la construction d'une déchetterie enterrée sur la boucle du bus à Bardonnex n'a pas fait l'unanimité. Le projet est combattu par un référendum lancé par des voisins, dont Laurent Molnarfi, qui a créé un blog Ecopoint Bardonnex pour animer la campagne. Il avait déjà alerté la Tribune. Il est relayé sur son site par Bardonnex Alternative. Le PDC qui détient deux fauteuils sur trois à la Mairie décidera le 12 janvier de son opposition au référendum.

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  • Alerte je taille, alerte je traite....

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    Un paysan-vigneron est président de la Confédération, Guy Parmelin, un Vaudois de Bursins (photo) dans le Grand Genève . Un paysan-éleveur est président du Conseil national, Andreas Aebi, un Bernois de Alchenstorf (photo) dans l'Emmental. Tous deux connaîtront-ils un sort heureux en 2021? Sur le front du Covid, sans doute. Le vaccin et le printemps réduiront la pression épidémique. L'économie devrait remonter la pente. On s'orientera sur l'avenir. Lequel? Show must go on et business as usual? Faute d'autres menaces hors la croissance démographique dont le notre contrôle n'est pas à notre portée, le climat redeviendra la rengaine commune car "nous pouvons tous faire quelque chose pour la planète". 2020 deviendra un souvenir qu'on oubliera sauf en 2025, 2030, 2035..., bref à tous les anniversaires qui fournissent aux médias le rituel de la remémoration. 

    2021 ça sera surtout l'année où les Suisses diront oui ou non à une Suisse délivrée des pesticides dans l'agriculture. On votera le 13 juin sur deux initiatives - «Pour une eau potable propre» et «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse» - contre lesquelles la majorité des paysans est vent debout.

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  • L'Allemagne reconfine, la Suisse tremble sur ses skis

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    On a donc pu se dorer la pilule cet été sur les plages d'Europe et les Français peuvent s'envoler sous les tropiques pour passer les fêtes de fin d'année et commencer 2021 avec un moral d'acier. Mais voilà que l'Allemagne reconfine, que les soignants crient leur souffrance, que notre système de santé - un des meilleurs du monde, du moins par son prix - craque (enfin pourrait craquer si). Syndicats infirmiers, directeurs d'hôpitaux, tous à l'unisson font pression, montent au front. Et le 19:30 est aux ordres. Tout en émotions. Sans recul, sans analyse. 

    Les médias en rajoutent, c'est leur rôle et leur malheur.

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  • Saupoudrage social à Bardonnex

    main avec billets francs suisses.jpgCe même 1er décembre consacré en 2012 Giving Thuesday, je consulte l'ordre du jour du Conseil municipal de ma commune de Bardonnex. Et j'en extrait un rapport sur l'attribution de l'aide sociale en Suisse en 2020. Les six commissaires avaient 32'000 francs à distribuer (soit 0,5% d'un budget de 6,5 millions de francs).

    La commission a reçu 86 demandes, elle en a conservé 79 dont 44 ont reçu une réponse négative, 22 une subvention de 1000 francs et 20 une subvention de 500 francs (Voir la liste des bénéficiaires).

     

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  • Bardonnex va-t-elle baisser les impôts?

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    Le budget 2021 de la commune de Bardonnex sera sans doute voté ce soir par le Conseil municipal. Il ne semble pas prévoir une baisse du centime additionnel. Pourtant, si ma mémoire est bonne *, l'ancienne municipalité avait décidé d'augmenter la charge fiscale d'un centime lorsqu'il lui fallut construire en quatrième vitesse les quatre classes d'un pavillon provisoire en bois installé dans le pré de Compesières, impôt supplémentaire qui devrait donc être supprimé au bout de huit ans, une fois ledit pavillon amorti. 

    A Bardonnex comme ailleurs, les autorités sont cependant plus promptes à augmenter qu'à baisser la fiscalité. La charge d'amortissement du pavillon se montait à quelque 225'000 francs par an. Mais le compte des écoles ne diminuera en 2021 que 138'000 francs, d'autres rubriques en hausse absorbant la différence (cliquer sur le tableau ci-dessus pour l'agrandir). 

     

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  • Lit, tri, cri

    le cri.jpgLit, tri cri. Ces trois mots suffisent ces jours à qualifier la pandémie qui nous prend la tête depuis bientôt dix mois. Ainsi les lits manquent en Suisse romande pour traiter les personnes les plus gravement atteintes par le Sars-cov2, un virus de la famille de la grippe quoique plus virulent, plus infectieux, plus mortel aussi nous dit-on, encore que la statistique ne reflète toujours pas vraiment  l'hécatombe annoncée. Il est vrai qu'en ce début de troisième millénaire, nous - les riches et les Occidentaux - en sommes venus à détester l'idée de la mort et que mieux vaudrait jamais que tard. 

    Cette semaine France 5 nous a donné à voir la découverte de la tombe de Toutânkhamon par l'égyptologue Carter. Une sacrée aventure qui nous laisse sans voix tant en raison de la magnificence de cet ensevelissement hâtif et précipité qui nous stupéfie, que de cette étrange croyance d'un voyage vers un au-delà éternel et heureux, forcément heureux qui ne semble plus trop ravir nos contemporains que seul l'enfer du réchauffement climatique effraie. 

     

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  • Sale temps pour Genève?

    teleferique ombre.jpgTrois nouvelles récentes pourraient en inquiéter plus d'un, assemblées. Mais nos socialistes - des picoreuses des prairies émaillées de fleurs et du loup y es-tu aux tueuses embusquées à cou rouge, toutes protégés des embruns de la concurrence sous les plumes de la poule Grand Etat, ne semblent pas imaginer que leur voisine, la poule aux œufs d'or, puisse cesser de pondre ou ne pondre que des œufs en plomb.

    "Toutes les pièces de théâtre ont fini par créer un monde à côté de la vie, qui se fait illusion à lui-même et finit par se croire vivant."  (Jules Renard)

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  • La solastalgie du président du Conseil d'Etat genevois

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    Antonio Hodgers a ouvert la grand messe qui se tient jusqu'à dimanche en la cathédrale Sicli, au coeur du Geneva green downtown comme le disait Mark Muller. Le prédécesseur oublié de l'actuel conseiller d'Etat chargé de l'aménagement du canton parlait du PAV, le fameux futur quartier Praille Acacias Vernet. Une première réalisation massive et granitique s'élève bien dans le quartier Pont Rouge, une réalisation des CFF. Mais cette "Gotham City" ne fait pas partie du périmètre PAV, lequel inscrit son losange tronqué à l'est de la route des jeunes, cette voie construite dans les années 30 pour occuper les chômeurs, quand l'industrie était encore le fer de lance du développement de Genève et qu'on ne passait pas son temps à discourir sur les limites de la croissance. 

    Aujourd'hui Genève, c'est 390'000 emplois et 500'000 habitants, a d'emblée rappelé Antonio Hodgers. Normal, la ville est un pôle d'attractivité. Dans 20 ou 30 ans, il en sera peut-être différemment, quand les travailleurs et leurs employeurs auront intégré toutes les potentialités du télétravail. Sauf que ce rapport de presque 4 travailleurs pour 5 habitants est sans doute unique au monde et n'a d'explication que l'histoire de la cité Etat et d'une géographie enfermée dans une frontière tracée en 1815, comme jadis l'était la ville dans ses remparts. 

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  • Fin d'un monde, fin du monde: propos de bistro?

    incendies californie.jpgBistro ce matin avec un ex député divers droites mais indépendant, qui fréquentait et fréquente volontiers les esprits de tous bords, sans préjugés ni qu'en dira-t-on, devenu dubitatif sur le monde qui va et qui vient et qui n'avait pas encore lu l'excellente interview parue ce lundi dans la galaxie Tamedia (dont la Tribune*) à propos de la lutte contre le blanchiment d'argent et l'art de la cosmétique comptable, son bain quotidien. Le privilège de l'âge sans doute.

    On glose sur la république des médecins, qui semble régner en maître du haut de leur savoir - lequel s'avère bien incertain et bien moins péremptoire quand on les fréquente de près. Dans les médias, ils assènent leur vérité, leur mode de gouvernance à des politiques, coincés entre ces experts, la peur de mourir de leurs administrés (l'opinion publique), le principe de précaution pascalien (mieux vaut croire en la médecine que pas) et une navigation pragmatique, à vue, dans une mer pleine d'écueils où les boussoles ne servent à rien.

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  • Baroud d'honneur des constituants genevois

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    François Longchamp, l'homme qui ne voulait plus être conseiller d'Etat, fut le premier président durable de la République et canton de Genève durant 4 ans et demi de décembre 2013 au 1er juin 2019, grâce au vote majoritaire des 80 constituants qui, copiant la Constitution vaudoise mais en fait séduits par le modèle rhénan de Bâle-Ville, ont instauré, pour la durée de la législature portée à 5 ans, la présidence du gouvernement genevois - un budget de 8,5 milliards de francs quand celui d'Auvergne-Rhône-Alpes ne dépasse pas 4 milliards d'euros. 

    François Longchamp crut bon de se tailler un département présidentiel sans autre poids que celui de la Genève internationale (dirigée par Berne et par les grandes puissances), le Grand Genève mais sans ambition ni moyens et les communes où il s'est enlisé dans une illisible politique de désenchevêtrement des tâches, sans oser toucher à ce qui fait le scandale: la fiscalité et la péréquation. Pour le reste il a passé son temps à cornaquer ses collègues, tous des bleus sauf Maudet. 

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  • Les fonctionnaires genevois: ni sobriété ni partage

    2 pour cent 2%.jpgCalculons: que signifie dans une année de travail une semaine de vacances supplémentaire (que propose le gouvernement genevois à ses quelque 48'000 employés contre une baisse des salaires de 2%)? 1 divisé par 48, ça donne 0,02. Une semaine de vacances c'est donc une diminution de 2% du temps de travail. On peut imaginer que l'Etat devra embaucher pour compenser ces 2% de travail perdu. Et qu'en acceptant le projet, les fonctionnaires (dont la retraite est généreuse garantie) participeront (modestement) au partage du travail dans un temps où la pandémie va multiplier les chômeurs. Evidemment les syndicats de la fonction publique hurlent. Belle démonstration de solidarité. 

    Quelles économies pour l'Etat?  

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  • La collapsologie envahit les théâtres genevois

    vous etes ici theatre.jpgL'écrivain genevois Bimpage vient de sortir Déflagration, écrit avant la pandémie, une histoire de fin d'un monde qui remet les idées en place. Claude Inga Barbey écrit dans la même veine le premier épisode de Vous êtes ici, une série collapsologique que 12 théâtres genevois vont interpréter ces prochains mois. Une première, un événement. La première est déjà complète, m'apprend Heidi.news dans sa lettre d'info quotidienne du 28 août*. Son réd en chef est le président de la République éphémère, le comité qui porte ce projet.

    Mais qu'ont-ils donc à s'inventer des lendemains qui déchantent, des catastrophes salutaires, des électrochocs sociétaux? Sommes-nous donc tous devenus des vieux ratiocinant: Que oui, il leur faudrait une bonne guerre pour remettre les pendules à l'heure! Qu'a-t-on faire du théâtre puisque la réalité de la covid rejoint la fiction? Il faudra sans doute voir Vous êtes ici pour savoir si le projet dépasse la télé-réalité. 

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