Energies - Page 6

  • Ecologie libérale mange local. Et les roses?

    desbaillets.jpgfraises.jpgRené Desbaillets, célèbre vigneron encaveur de Peissy, par ailleurs député libéral au Grand Conseil, me fait parvenir une étude d'Ecologie libérale, dont il est un membre actif tout comme le conseiller national radical et vice-président de la Constituante Thomas Büchi. Ladite étude démontre en 15 pages et force graphiques à l'appui, ce que tout le monde croit, à savoir que "manger des légumes suisses et de saison est moins cher". Une évidence pas si évidente que ça.

    Pour établir leur statistique, les militants d'écologie libérale ont noté chaque semaine dans leur carnet du lait les prix relevés dans des supermarchés et des marchés de février 2008 à février 2009. Durant l'été, ils ont constaté que les prix les plus bas concernaient les fruits et légumes suisses. Normal, c'est durant la belle saison que la terre produit ses fruits en abondance et que les Suisses partent en vacances. L'équation plus d'offre et moins de consommateurs donnent à tout les coûts des prix bas.

    Dans sa démonstration, Ecologie libérale oublie trois choses:

     

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  • Le Conseil d'Etat pour la hausse de l'essence de 15 à 40 centimes

    2000 watts.jpgLe Conseil d'Etat ne perd pas le nord. Hier il a répondu à deux consultations du ministre fédéral de l'énergie sur le CO2 et SuisseEnergie.

    Pour le volet SuisseEnergie, nos sept sages demandent des sous pour le chauffage à distance. De quoi justifier et financer sans doute la centrale à gaz que les SIG projettent de construire au Lignon. Et pour faire passer la pilule aux radicaux et aux Verts qui n'en veulent pas, le Conseil d'Etat évoque la future injection dans les tuyaux non plus d'eau chauffée au gaz, mais d'eau réchauffée par notre bonne vieille terre. "A l'échelle de la Suisse, le Conseil d'Etat préconise en particulier un programme de géothermie à moyenne et grande profondeur," indique-t-il dans son communiqué de presse.

    Pour le CO2, le Conseil d'Etat opte pour une taxe maximale, propre à réduire ce gaz à effet de serre de 30% d'ici 2020, soit une hausse des carburants de 15 à 40 centimes (selon le prix du baril et le dergé de réduction du CO2), si l'on en croit la page 49 du rapport soumis à consultation (extrait ci-dessous). Contrairement à la taxe CO2 actuelle qui ne s'applique que sur le fioul, le produit de la taxe ne serait plus remboursé via les assurances maladie, mais affecté notamment aux rachats d'énergie solaire. Une information qui mérite un commentaire de l'Office cantonal de l'énergie. Demain sans doute.

    Le communiqué surfe aussi sur le concept en vogue de société à 2000 watts qui, en deux clics, m'a permis de découvrir cette vidéo virtuelle d'ìles solaires suisses.

    Accessoirement, on se demande si le Grand Conseil est au courant de ces options du Conseil d'Etat. Le député libéral Francis Walpen président de la commission de l'énergie n'est pas au courant: "Normal, dit-il, les réponses aux consultations fédérales sont l'affaire du Conseil d'Etat."

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  • Leuenberger et la RSR

    Leuenberger_2006.jpgMétéo et climat ne font pas bon ménage. Ce début janvier glacial colle mal avec les discours sur le réchauffement climatique. Qu'importe, c'est le long terme qui prime à la RSR. Notre radio d'Etat nous basine depuis ce matin avec la déclaration du jour du ministre de l'Energie: "La Suisse n'est pas pionnière en matière d'énergies douces". Mais à quoi sert donc Moritz? En fait, cette citation est la conclusion d'une longue interview du ministre qu'il vaut la peine d'écouter intégralement.

    Ce soir, Forum ignore encore l'essentiel du message et n'insiste que sur sa conclusion. On convoque l'icône Piccard. La Suisse doit, doit, doit faire davantage, assène le psychiatre volant, épaulée par la Verte de service. A ce stade, je suis bien obligé de donner raison à l'UDC Nydegger qui s'étonne, non sans raison, d'un certain paradoxe entre le fait que les nouvelles énergies seraient rentables, mais qu'elles peinent à s'imposer.

    En réalité, elle ne sont pas rentables ou dans certains cas même pas au point. La meilleure preuve est qu'il faut renchérir les vieilles technologies avec une taxe CO2 ou/et durcir les normes environnementales pour donner une chance aux techniques douces et aux énergies renouvelables.

    Là, je diverge de l'UDC genevois, la taxe CO2 doit être introduite. Il ne faut simplement pas l'appeler taxe, car cela renvoit à l'impôt. Il faut  l'appeler prix. Prix à payer par notre génération pour préserver aussi longtemps que possible la ressource rare. Prix de l'air pur que je pollue. Que faire de la recette de cette vente d'air pur? Elle doit être intégralement restituée aux habitants sous forme de réduction de certaines charges, telle l'assurance maladie.

    A propos Moritz propose une taxe CO2 mondiale. 

  • Shai est-il l'ami de Robert?

    shai_agassi.jpg"Shai Agassi l'homme qui veut débarrasser la planète de la voiture à essence" titre Géo (élu magazine de l'année 2008), dans son édition de janvier 2009 (un an après un article dans Wired). Shai doit être l'ami de Robert Cramer, me dis-je en démarrant la lecture de cette story (Lire aussi un article paru dans Le Temps).

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  • Et si le SIG construisaient une centrale à charbon au Kosovo?

    charbon.jpgA l'heure où le Conseil d'Etat genevois inaugure une série d'augmentations des prix de l'électricité,  Avenir suisse publie une étude qui sacrifie les centrales à gaz, telle celle que les Services industriels se proposent de construire au Lignon, et promeut les centrales nucléaires et les centrales à charbon modernes.

    D'où ma proposition: pourquoi la Suisse et Genève en particulier, qui ont été et sont encore des foyers d'accueil importants pour les réfugiés et les travailleurs du Kosovo et ont noué de profonds liens avec ce nouvel Etat, n'investiraient-ils pas dans une centrale moderne à charbon ou à lignite, dont le pays est particulièrement riche (voir aussi ici, , et )?

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  • La Banque nationale, les salaires et la décroissance

    cochet yves.jpgLa Banque nationale suisse met en garde contre le risque qu'une indexation intégrale des salaires à la hausse des prix ne vienne alimenter une spirale inflationniste dangereuse. Aussitôt, les syndicats crient au scandale. Ce matin, j'écoutais Yves Cochet sur France Culture, entonner l'hymne à la la décroissance. Question comment maintenir le pouvoir d'achat de de la population quand l'énergie augmente et que le dit Cochet déclare (ce en quoi je suis d'accord avec lui) que le baril a 150 dollars est encore bon marché? Je vois mal comment la décroissance (voir aussi ici) pourrait ne pas toucher également les revenus. Mais peut-être que les écologistes ont inventé le mouvement perpétuel.

  • L'effet pétrole

    Inflation Genève.pngUn dessin vaut mille mots. Mais sans mots, ce dessin ne dit rien. Ainsi la baisse du prix dans le secteur de la santé n'apparaît pas dans ce graphique, ni la chute des prix dans le domaine électronique et informatique, qu'enregistrent fidèlement l'Office cantonal des statistiques. L'inflation, c'est comme chacun sait, aujourd'hui la faute au pétrole. Notez que nonobstant la prodigieuse redistribution des richesses que cette valse des étiquettes entraîne à nos dépends, la flambée de l'or noir est plutôt une bonne nouvelle pour la planète.

  • Peut-on être contre l'énergie nucléaire?

    41111064.jpgQuand on regarde la carte que publie ce matin la Tribune, on se dit qu'il est grand temps que le débat sur l'énergie nucléaire soit relancé. L'âge moyen des centrales en Europe dépasse allègrement vingt ans et même trente ans en Suisse. Or il faut bien une quinzaine d'années pour passer du projet à la mise à feu d'un réacteur. La demande d'Atel qui va en 2009 constituer avec Energie Ouest Suisse (détenue en partie par les SIG) créer le second pôle suisse de l'énergie électrique suisse tombe donc à pique.

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