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  • Vais-je payer 15 euros par mois à un robot?

    flint benoit raphael.jpgMes lecteurs réguliers, que je profite de remercier (les autres aussi) ;-)), ont sans doute noté que je suis abonné depuis quelque temps à des robots, qui m'adressent chaque jour une sélection d'articles susceptibles de m'intéresser, qu'ils sélectionnent selon des critères que je peux affiner au fil de mes lectures. Ils sont paramétrer les robots pour me proposer aussi des textes en dehors de ma bulle. 

    J'avoue trouver dans cette sélection quotidienne autant de matière à penser que dans les autres newsletters (trop nombreuses, que je reçois, y compris la petite dernière Le point du jour édité par la jeune pousse genevoise Heidi, news.

    Benoît Raphaël qui est un papa de Flint et de Jeff et d'autres avatars qu'on peut "éduquer" à travers une véritable école, m'envoie un long courriel où il explicite sa stratégie de la pousse lente.

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  • La lettre d'info d'Yves Daccord dans Heidi.news

    yves daccord.jpgHeidi.news, le nouveau site d'information centré sur la science et la santé, basé à Genève, envoie une lettre chaque jour. Elle s'ajoute à mes trop nombreux abonnements à des newsletters qui encombrent ma liste quotidienne ou hebdomadaire des To Do. La plupart sont très bien réalisées, pleines de sujets éclectiques dont on peine parfois à saisir les critères de sélection. Heidi.news sert une couche de complexité complémentaire en confiant de temps en temps sa lettre à un quidam qui n'en est pas un mais qui n'est pas un pipole non plus. 

    Ce jour, c'est Yves Daccord le DG du CICR qui alerte nos neurones. Intéressant, au point qu'on se demande pourquoi il faut des journalistes (mais sur ce point je ne partage pas l'avis de mon confrère Pascal Décaillet)? 

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  • Leman, Swisso, Euro, Mondo

    libra.jpgMontdesucre (Zuckerberg) a donc confié la création de sa monnaie Libra à un Genevois,  émigré sur la côte est de l'Amérique, souligne mon journal préféré. On en est fier. Après César, Clotilde, Calvin, Gallatin, Frankenstein, Dunant, Dicker, "nous" voilà, avec Marcus, de nouveau au centre du monde.

    Calibra, c'est la ruée vers l'or? L'avenir le dira. "Facebook ouvre grand Libra aux monnaies virtuelles". Libération, qui aime anticipé l'actualité d'un jour et les titres allusifs, a consacré hier trois pages à ce que l'ex-quotidien maoïste voit comme une menace pour la souveraineté des Etats.

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  • Rebaptiser l'Ascension? Appelons-la fête des libertés!

    ascension bouchons 2.jpg

    Le théologien Sylvain Thévoz, par ailleurs député de notre petit canton de Genève, dont j'apprécie fort les billets de son blog, se demande ce matin d'Ascension, dont il n'est maître en rien, s'il ne faudrait pas rebaptiser ce jour, qui rappelle la montée au ciel de Jésus ressuscité, de fête du collectif, vu que notre bon peuple a voté la loi sur la laïcité.*

    Il est vrai que le christianisme, comme toutes les religions, s'est glissé dans le moule des fêtes antiques, les a rebaptisées et investies d'un sens nouveau. Rien de nouveau donc sous le soleil en notre cité qui ne sait plus trop quelle est son âme ni son Esprit. 

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  • Infrarouge , Heidi, Flint, Jeff et Le miroir du monde

    Le nouveau média basé à Genève, Heidi.news, n'a pas été invité à Infrarouge ce soir (deux PLR, quatre réd en chef, un "antipressiste" bien à droit(e), ce n'est pas un plateau). Le débat "Les médias ont-ils tout faux?" ne pouvait qu'être brouillon et frustrant. Pour deux raisons au moins: le mot médias participe de ces concepts bien trop vastes et composites - un peu comme le peuple ou les lecteurs - pour être opérationnel et déboucher sur un débat, sinon des solutions, structuré.

    Tout faux? Par rapport à quoi? S'il s'agit de leur raison d'être qui est la noble fonction d'informer les citoyens, les journaux (d'information générale, imprimés, diffusés ou en ligne) n'ont pas tout faux. Mais ils manquent de moyens, ils m'ont jamais été aussi dépendants de leur audience et donc de la pensée majoritaire, ils sont (irrémédiablement?) dépassés par de nouveaux opérateurs (champions de la com).

    Les journaux font certes oeuvre de service public en relayant et analysant les actions et les projets des institutions et des acteurs qui gravitent autour mais ils sont affectés de deux biais terribles:

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  • Pas de quoi LOL!

    liberation lol.jpgAinsi donc des journalistes et des communicants - ou des qualifiés comme tels, car ces métiers ne sont guère protégés -, rassemblés dans un boys club, la ligue du LOL (dénoncée par CheckNews.fr de Libération), se sont livrés des années durant, au début du présent millénaire, quand Twitter était encore un réseau de geeks, à des harcèlements en ligne et en règle et des campagnes d'insultes et de dénigrement de la pire espèce. On n'en croit pas ses yeux. 1) 

    La vague #MeToo déferle sur ces comportements qui ne sont tout de même pas communs et qui sont restés longtemps dans le registre du banal, du LOL, du branché, voire carrément de l'art - depuis que l'art rime avec gros lard ou gros land - et gangrène le journalisme, trop souvent art de la dérision. Et tant pis pour les victimes. La riposte promet d'être aussi excessive que l'agression.

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  • Ah meme

    jf en couleur.jpgAinsi donc ma lettre de voeux 2019 adressées hier aux blogueurs émérites du forum des blogs de la Tribune et à tous ceux qui le sont moins, mais ne sont pas moins méritants - puisque nous sommes tous égaux en valeur*, m'a valu quelques courriels sympathiques et même plus.  

    Ce petit blog donc pour dire merci à ceux qui déjà ont répondu à mon message de Nouvel An avec des mots chaleureux et amicaux qui me touchent beaucoup. Avec un petit plus au groumeur genevois, le plus énigmatiquement d'entre nous qui me consacre quelques lignes Ave Mabut, blogituri te salutant. Amen!

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  • De la fin de Commentaires.com à celle d'Apple, Google, Facebook

    commentaires.jpgTout a une fin. Les petits comme les grands empires. Certains chutent brutalement sans crier gare. Comme le journal La Suisse ou Kodak. D'autres disparaissent sans bruit. Comme Commentaires.com ou Yahoo ou Nokia ou Motorola, l'inventeur du téléphone mobile. Selon certaines cassandre, Apple, qui n'a toujours pas réussi à créer une poule aux œufs d'or aussi formidable que l'iPhone, est donnée déclinante. D'autres (à l'instar de Michael K. Spencer) considèrent que Google ou Facebook, dont le modèle d'affaires est trop dépendant de la centralisation et de la publicité, n'ont pas d'avenir.

    Dans le cas de commentaires.com, qui est plus à la dimension des blogs et dans notre proximité, Philippe Barraud, qui fut rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne, tire la prise sur cette note du 3 décembre un brin pessimiste: "A quoi bon?" 

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  • https://www.evote-ch.ch/ge, c'est fini! Un scandale?

    E VOTE IPAD VOTATION.jpgLa commission d'enquête parlementaire qui ne manquera sans doute pas d'être créée dira si l'abandon par l'Etat de Genève de sa plate-forme de vote par Internet www.evote-ch.ch/ge est

    - un scandale, montrant l'incapacité du Conseil d'Etat et du Grand Conseil de piloter un tel projet

    - un gaspillage des deniers publics ou simplement

    - l'aveu, sommes toutes heureux, que l'Etat ne peut pas faire tout tout seul ni réinventer la roue - ce dont les Genevois sont les champions.

    L'échec est retentissant et attendu (lire ici et ). Il dit hélas combien les Etats (mais peut-être n'est-ce que l'Etat de Genève et ses services informatiques) sont distancés en ce domaine comme dans d'autres par les entreprises privées, plus agiles, plus rapides, plus décisionnelles, plus rompues à la concurrence et au monde des TIC (technologie de l'information et de la communication), plus contraintes aussi de garantir la sûreté et la fiabilité au risque d'y laisser leur réputation ou leur peau. 

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  • Tobi or not Tobi, journaliste!?

    Tobi était le nom du dernier cheval de la ferme de La Mure. Un cheval de labour. Mon père n'était pas un éleveur. Ses rêves d'enfants le portaient à s'envoler dans les airs devant les gouvernes d'un avion. Sans doute avait-il été impressionné par les rase motte d'un lointain cousin parisien, ingénieur de son métier qui avait participé à l'aventure polaire de Paul-Emile Victor. Il a laissé le souvenir de ces inventeurs de ces années là qu'Hergé a croqué en professeur Tornesol. Tobi fut rapidement remplacé par un Case, un de ces tracteurs débarqués des Amériques après la guère.

    Tobi est, ce 25 novembre 2018, un robot journaliste made in Tamedia. Tobi va livrer cet après-midi des dizaines de milliers d'articles sur les résultats des votations fédérales pour chacune des 2222 communes suisses. Des articles que l'on pourra même personnaliser.

    zobi.jpg

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  • L'histoire de Sylvie dans "Brise-glace" du journal "Le Temps"

    brise glace seropositive.jpgQu'est qui tue les quotidiens? La question hante les rédactions qui voient fondre leurs réseaux d'abonnés qu'elles ont si peu cultivés. C'est aussi le cas du Temps, dit son rédacteur en chef numérique dans une des dernières émissions de l'excellent Médialogue sur la RTS. Combien d'excellence dans les médias sous toutes leurs formes! Énormément. Mais voilà, il nous manque le temps et même la connaissance des choses. C'est ainsi qu'en refaisant un peu de mon retard, j'ai écouté avec attention "Le Temps est-il encore un journal?".

    Qui m'a incité à écouter Le combat de Sylvie, mère et séropositive, le dernière épisode de la saison 1 de Brise-glace, le premier Podcast du Temps (dont Le Bac à sable raconte la genèse). Saisissant.

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  • Genève et ses "citoyens numériques"

    citoyen numérique emery torracinta 2018.jpgGenève se prépare à former des "citoyens numériques" titre mon journal préféré ce matin, illustrant son propos d'une photo des années 70 où semble rayonner une ministre devant des pc d'un autre âge. C'est inquiétant. A l'heure où tous les métiers sont peu ou prou transformés, sublimés, bouleversés quand ils ne sont pas tout simplement rayés de la carte de l'emploi, la capitaine de l'Instruction publique genevoise tire des plans sur la comète. 

    Evidemment on ne corrige pas des décennies d'errements et moins encore le cour d'un vaisseau dont tous les membres de l'équipage (sans compter les poissons pilotes assis au Grand Conseil ou dans nos facultés, veulent tenir à eux seuls le gouvernail de la pédagogie 3.0) d'un tonitruant "Barre à gauche" ou "Place aux puces" ou tant qu'à faire "Vive les GAFA". Au fait, de quel bord est la révolution numérique?

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