Blogosphère genevoise - Page 5

  • "Moi, Henry Dunant, j’ai rêvé le monde"

    dunant henry.jpgLe 24 juin prochain, on commémore les 150 ans de la bataille de Solférino. Solférino, morne plaine italienne, qui serait à jamais tombée dans les oubliettes de l'Histoire si, un homme, les hasards de l'histoire ont voulu que ce fut un Genevois (venu sur place pour obtenir une faveur de Napoléon III), n'avait pas était soudain saisi par l'humain qui était en lui et qui se rebellait devant la barbarie de ses frères.

    Solférino, c'est un an avant le plébiscite sur l'Annexion des Savoies à la France. En 1859, c'était donc un Etat voisin de Genève, déjà allié de Napoléon III, qui était en guerre contre l'Autriche. Objectif l'unité de l'Italie. Le deal était le nord de l'Italie au royaume de Sardaigne contre la Savoie et Nice à la France.

    L’unique biographie complète de Henry Dunant est parue chez Albin Michel sous la plume de mon ancien confère de la Tribune de Genève et ami Serge Bimpage. Ecrite sur le mode du « je » - Dunant étant mort sans être parvenu à s’expliquer sur sa faillite financière retentissante - elle a valu à son auteur le Prix 2003 de la Société littéraire de Genève.

    L'ouvrage n'est évidemment plus en librairie. L'éditeur n'a pas cru devoir engager les frais de diffusion en cette occasion. Dommage! Parisianisme peut-être, économie sans doute. L'internet permet cependant de se le procurer ici. Les frais de port pour la Suisse sont cependant plus élevés que le prix du bouquin! On en trouve d'occasion et certainement dans nos bibliothèques.

    Lire la suite

  • Ramadan, Mahomet et Calvin

    ramadan_02.JPGcalvin.jpgHani Ramadan publie sur son blog le texte que la Tribune a publié hier dans la rubrique l'invité: Obama: émotion et raison.

    Le blog est une bonne manière de prolonger la publication d'un texte dans un média, que ce média soit un quotidien grand public comme la Tribune et ses quelque 150'000 lecteurs quotidiens ou une revue plus confidentielle.

    Le blog est le moyen d'étendre son audience dans trois dimensions:

    • au-delà du cercle des lecteurs du médias imprimé,
    • dans le temps, car le blog est un bon moyen de conserver les textes au fil des mois et des années et
    • dans l'épaisseur de la blogosphère grâce en particulier aux commentaires postés, qui parfois peuvent donner lieu à des échanges et des débats tout à fait intéressants.

    A l'inverse du théâtre classique qui s'imposait l'unité de temps et l'unité de lieu, le blog fonctionne sans entrave ni de temps, ni de lieu. Seule demeure l'unité d'action, en ce sens qu'il convient généralement dans un blog comme pour un journal d'appliquer la règle: un sujet, un article.

    Sous le billet précité il y en a donc un autre dont le titre Islam et liberté incline Hani Ramadan dans une interprétation qui m'a fait penser à Calvin. L'"iman" des Eaux-Vives écrit: "Son message (celui de Mahomet) était cependant simple et clair : c’est dans la foi seule que l’homme saisit le sens de sa destinée, et c’est par la piété seule qu’il s’élève à son Créateur, s’imposant une discipline qui lui permet de dominer sa passion et son désir."

    Sola fide, disent les protestants!

  • Le Salon du livre... et des blogs?

    2009-04-27_100130.pngLe Salon du livre et de la presse a fermé ses portes sur une fréquentation en hausse. Bonne nouvelle? Ou chant du cygne (signe) d'une industrie lourde (le poids des mots imprimés)?

    Dans une chronique publiée sur Swissinfo et reprise ce matin dans le Courrier de Genève, Christian Campiche constate que La presse a été la grande absente du Salon: A l'exception du petit stand de  la Tribune de Genève et des grands stands des titres du groupe Ringier, les autres journaux romands ont boudé l'édition 2009, pour cause d'économies. Les éditeurs, notamment Payot, ont comblé les trous. Faut-il dès lors supprimer la notion et de la presse de l'intitulé du salon de Genève?

    Le livre résistera sans doute plus longtemps que les quotidiens ou les hebdos à la révolution des livrels (livre électonique selon wikipedia) qui conaît un succès aux Etats-Unis et commencent à débarquer sur le vieux contient. Même si des imprimeurs proposent d'imprimer votre oeuvre, que vous aurez éditée vous-mêmes, à l'unité, comme le signalait Bilan récemment, les tablettes de lecture électroniques bouleverseront l'édition papier dès qu'elles pourront afficher la couleur et auront trouvé un mode de diffusion bon marché.

    Alors la concurrence des blogs se fera plus vive, car ils seront à égalité avec les autres textes qui bénéficient encore de l'impact du print et du choix qu'imposent les rédactions à leurs lecteurs.

    Sur le Salon du livre, on lira les blogs de Jean-Michel Olivier, Hayek Ezzeddine et sur le livre électronique le billet de Philippe Souaille, où le débat se poursuit.

  • Deux patrons de presse face-à-face

    pillard.jpgADLER_Tibre.jpgCe mercredi soir, à l'Institut national genevois, ils étaient plutôt côte à côte que face-à-face. Le Genevois Tibère Adler, patron d'Edipresse (Tribune, 24 Heures, Le Matin, une petite moitié du Temps et un bon morceau de GHI), et le Vaudois Daniel Pillard, patron de Ringier Romandie (L'Hebdo, l'Illustré, TV8, une autre petite moitié du Temps), ne sont certes pas dans la même galère, mais bien dans la même escadre, celle d'une presse - Edipresse et Ringier sont originellement des imprimeurs - qui n'a plus le vent en poupe.

    Ringier a complètement raté le virage des gratuits et Edipresse se bat vaillamment avec le Matin bleu, mais c'est 20 Minutes (racheté à l'arraché et cher par le Tages Anzeiger) qui mène le bal et dicte sa loi. 1,4 millions de lecteurs par jour, ça impressionne les annonceurs. Le Matin bleu a beau dépasser son concurrent en Suisse romande, qui des deux survivra? La réponse est naturellement restée sans réponse. pour le patron de Ringier il n'y en aura qu'un en Suisse romande et deux en Suisse alémanique (cinq gratuits actuellement à Zurich).

    ça tangue donc énormément, mais les deux capitaines ont l'optimisme chevillé au corps. Rien n'est perdu! Il y aura sûrement moins de canards dans 5 ou 10 ans en Suisse romande, mais personne ne s'est hasardé à pronostiquer les prochaines victimes.

    Lire la suite

  • L'internet, 5e pouvoir?

    "Électeurs et consommateurs, Internet donne à chacun des droits d'expression inédits. C'est le cinquième pouvoir qui bouscule l'ordre établi." Charly Schwarz l'écrit dans un billet ce matin. "Les blogueurs sont partout, poursuit l'animateur du site Esprit de Genève, qui bataille pour couvrir la ville d'un réseau wifi digne de ce nom*: en Iran avec les dissidents, à Gaza avec les Palestiniens ou dans les coulisses du monde du cinéma."

    Cinquième pouvoir? Oui! Mais comme tout pouvoir, les blogs et l'Internet  ont besoin de contre-pouvoirs et de régulations. Ceux-ci sont en gestation. En Suisse, notamment, où les Tribunaux inventent la règle, puisque les politiques n'ont pas encore légiféré en la matière. Jusqu'à quel point, l'hébergeur d'un site est-il responsable des billets et des commentaires qui y sont publiés? 2009 devrait donner quelques réponses judiciaires à ce sujet. 

    Lire la suite

  • Ces internautes couverts d'une burka

    masque.jpgIl est de bon ton de s'émouvoir de l'anonymat derrière lequel se cachent nombre d'internautes au prétexte - honorable sans doute - qu'en démocratie tout un chacun devrait avoir le courage de ses opinions et le droit et même le devoir de les exprimer à visage découvert. Cette règle s'applique dans la presse, où rares sont les journaux qui publient des lettres de lecteurs non signées et l'indication de la source est une des règles cardinales de la crédibilité de l'information. Tout le contraire sur la toile. L'anonymat, le masque, le pseudo règnent en maître. Les signatures sont l'exception.

    Sur la toile, les internautes butinent couverts d'une burka qui souvent, il faut bien le reconnaître, n'est pas là pour voiler leur vertu mais leur sert de paravent commode à une expression débridée, informe, impolie, voire injurieuse ou scandaleuse. Tardivement venus sur la toile, les journaux n'ont guère eu d'autres choix que d'y adopter les règles. Au risque d'y perdre leur âme.

    Lire la suite

  • Et tout ce massacre pourquoi?

    jtheau de witt.jpg"Et tout ce massacre pour quoi? Pour un projet de radio BUZZ qui n’existe que sur le papier. Certes c’est un projet bien ficelé, et je suis bien placée pour l’apprécier car ses auteurs sont les propres conseillers de Radio Cité."

    Viviane Jutheau de Witt signe un éditorial pas piqué des vers ce matin sur Radio Cité 92.2, une lettre à Moritz Leuenberger. Le malheureux Zurichois qui n'a fait qu'appliquer la loi en boutant One Fm hors de la bande est accusé rien moins que de "tuer l'unité de la Suisse". La lettre est diffusée en bouche sur Radio Cité. On peut la lire en entier sur le blog de la patronne et propriétaire de la station, laquelle n'avait pas mis des gants pour bazarder les bénévoles qui avaient tenu à flot la radio des Eglises, de longues années durant pour certains.

    Il y a donc deux solutions pour régler le psychodrame des radios locales genevoises:

    - la fusion de One FM et de Buzz FM ou mieux

    - la fusion de Radio Cité et de Buzz FM.

    Ce second cas de figure - l'alliance de Witt - Barbier-Muller - aurait de quoi faire trembler un peu plus le mastodonte SSR. De quoi ravir aussi le seigneur Décaillet, qui y trouverait une audience lémanique! Un rêve?

  • Un wiki pour la Constitution genevoise?

    wikipedia logo.jpgJ'ai assisté cette semaine à un petit séminaire consacré à la fiabilité de Wikipedia, l'encyclopédie en ligne qui ne cesse de grandir. Ce site collaboratif sans publicité fait partie des dix sites les plus consultés du monde. Au sortir de cette conférence, je me suis dit que la Constituante genevoise devrait utiliser un tel outil. Les 80 constituants désignés par le peuple pourraient rédiger et discuter des articles de la Constituante en direct, permettant aux Genevois de suivre les travaux et dans des forums séparés de les interpeller. Une vraie constitution collaborative, est-ce possible? 

    Le parti radical et la Fédération associative de Genève (FAGE) ont tenté déjà de mettre sur pied pareil initiative [voir ici, le wiki des radicaux et là, les proposition recueillies par La FAGE]. Sans succès. C'est qu'il faut vraisemblablement assurer à un tel projet un ramdam médiatique classique. De quoi en assurer la visibilité et garantir une certaine égalité d'accès à tous les citoyens. Un peu comme les blogs et la revue des blogs que fait la Tribune!

    Lire la suite

  • La Une construite en direct à Sécheron

     

    C'est la semaine des médias à l'école. J'accueille pour ma part de temps en temps des classes à la Tribune. Hier après-midi, j'étais invité au CO de Sécheron.

     

    Deux fois une heure (Dieu que ça passe vite!) pour expliquer comment on fabrique la Tribune. Que l'info, ce n'est pas du roman. Que la vérification des faits et la publication des sources font la crédibilité des journaux. Que l'info coûte très cher à produire et qu'il n'y a pas un journal qui ne sous-traite une partie de son information à de grandes agences de presse. Petit tour en direct sur les agences.

     

    Zut, le réseau ne me permet pas d'ouvrir les textes en entier. J'improvise: quelles sont les cinq questions clés dont il faudrait trouver les réponses dès le premier paragraphe? Une élève répond dans la seconde: "qui, quoi, quand, où et comment!" Elle a bien lu la brochure distribué par sa professeur. J'improvise encore: Et qu'est-ce qui distingue un journal tabloïd de la Tribune? Les réponses fusent à nouveau, mais le temps passe et le réseau se ressaisit: le format, la gratuité, la longueur des articles, les sujets. Les tabloïds s'adressent plus aux jeunes. Que d'excellentes réponses. En résumé, les tabloïds chassent sur le terrain des émotions, quand la Tribune s'adresse plutôt au cerveau gauche: celui de la raison.

     

    Pour la première fois, j'ai pu présenté aux élèves la construction de la Une du journal (cliquer sur l'image ci-dessus pour l'agrandir). En direct. Ce genre de démonstration suscite un vif intérêt. La rédaction en commun de la titraille montre combien il est délicat de "vendre", pardon de susciter l'intérêt des lecteurs, en restant factuel, en évitant les pièges du sensationnalisme.

     

    Merci aux élèves de la 705 A (quel nom barbare!) et à leur professeur de leur accueil sympathique.

  • Magic Paper

    La blogosphère est comme l'univers. Percée de trous de ver inconnus. Autant de raccourcis spatio-temporels par où se faufilent et ressurgissent des billets enfouis et oubliés. Hier donc je reçois ce courriel d'Elisabeth Jobin.

    Je suis en train d'envoyer un email à notre éditrice du Bulletin annuel d'IAPMA (International Association PaperMade Artists ), Gail Stiffe, qui réside en Australie.
    Le thème de ce numéro est Magic Paper.


    J'envoie aujourd'hui 350 pétards, par envoi postal, semblables à ceux des pâtes de coings de l'Escalade, à joindre à chaque bulletin. Sur ceux que j'envoie, j'ai peins sur chacun des Traces différentes. Je vous en envoie un exemple en fichier-joint.
    Notre éditrice nous demande souvent des papiers d'artistes à joindre au Bulletin pour agrémenter la présentation.


    Le Cabinet des Estampes Genève, du Musée d'Art et d'Histoire est abonné au bulletin, depuis 2003, date du GENEVA'S IAPMA CONGRESS dont je fus nommée responsable en 1998 au congrès d'Adélaïde en Australie. Lors de ce congrès, 135 artistes sont venus du monde entier et j'ai organisé la GENEVA'S PAPER ROAD 2003, exposition de 150 oeuvres de 100 artistes, dont 30 suisses, en 12 lieux, pendant l'été.


    J'ai gardé la photo de votre blog du 13 décembre. Pourrais-je la mettre dans mon envoi? Elle serait au format 300dpi, de 9.16 cm de largeur, c'est le format maximum demandé. Est-ce vous l'auteur de la photo?

     

    Me voilà donc propulsé dans la stratosphère des Magic Paper. Serai-je mis en orbite? A suivre

  • Commentaires et anonymat (suite et pas fin)

    Bonjour à tous les commentateurs anonymes qui ont pris la peine de donner leur point de vue sous mon dernier billet. Vos arguments, je dois le confesser, ne manquent pas de pertinence. C'est d'ailleurs la raison qui m'a conduit dès le début de l'édition de ce blog à l'ouvrir largement aux commentaires libres et souvent anonymes des internautes.

     

    Mais je ne suis pas un politicien (je l'ai été), je ne suis pas non plus Madame Egalité. Or leurs blogs sont plus souvent que le mien pollués par des messages dont la courtoisie est très relative et la pertinence parfois fort ténue. D'autant que certains anonymes semblent passer leur temps à envoyer des messages, au point de couvrir de leur bruit intempestif les billets vraiment intéressants.

     

    Sur le fond, ce débat sur l'anonymat renvoie à la vraie nature de notre société occidentale, qui se dit avancée et se targue d'être le berceau de la liberté d'expression. L'argument principal des anonymes est en effet celui-ci: en publiant nos commentaires à visage découvert, nous prenons le risque d'être fiché, mis sur des listes noires, ennuyés par x ou y détenteur d'un pouvoir civil ou professionnel, etc.

     

    Moi je dis que notre société méritera ses lauriers de patrie des droits de l'homme lorsqu'elle défendra la liberté d'expression pour tous. C'est un combat que l'on ne peut conduire qu'à visage découvert.

     

    J'arrête ma réflexion là, faute de temps aujourd'hui, mais je ne doute pas que vous allez continuer de l'alimenter. Bonnes fêtes à toutes et à tous.

     

  • Commentaires et anonymat: les points sur les "i"

    Je viens d'effacer les commentaires de deux internautes. Le premier signe son commentaire Albert Taux, mais ne m'a pas laissé d'adresse e-mail. Le second signe d'un pseudo, mais m'a laissé son adresse.



    Hier soir donc à 18h29 Albert Taux a écrit: "Je constate que certains blogueurs bloquent systématiquement tous les commentaires et nous assènent leur seule vérité. En fait l'espace blog, c'est leur PRAVDA à eux." Suit un texte un peu amer mettant en cause des politiciens, grands défenseurs de la liberté d'expression, mais qui refuseraient le dialogue qu'offre le jeu des commentaires. Géo affirme pour sa part que je serais le grand censeur des blogs et des commentaires.



    Voilà ma réponse.

    Trois précisions tout d'abord:

    • Un blog est un carnet de bord personnel qui a vocation de publier des articles d'information et d'opinion. Les blogeurs sont responsables des billets qu’ils publient et des commentaires qui y sont publiés.
    • La Tribune est un hébergeur qui met tout en œuvre pour que les règles de civilité soient respectées sur les blogs qu’elles hébergent.. (Les internautes sont d'ailleurs invités à alerter l’hébergeur en cliquant sur les mots «Signaler un abus»).
    • S’agissant des commentaires, les blogueurs ont trois possibilités de les gérer: refuser les commentaires, ne publier les commentaires qu’après les avoir validés, publier tous les commentaires aussitôt postés. Malheureusement lorsqu’un blogueur choisit de refuser les commentaires (ce qui est son droit), notre plate-forme actuelle de blogs ne permet pas de signaler clairement ce choix aux internautes. La solution que nous préconisons (déclarer ce choix dans la rubrique «A mon sujet» ou dans un billet rangé dans une rubrique mode d’emploi ou à propos de ce blog) est un pis-aller insuffisant.


    Cela dit, le commentaire de M. Taux ne manque pas de pertinence. En effet, tous les blogueurs ne jouent pas le jeu de l'interactivité. A leur décharge, reconnaissons que certains commentaires ne présentent guère d'intérêt, que d'autres sont hosr sujet ou par trop discourtois et que la plupart restent anonymes.

     

    Or, contre vents et marées, je lutterai tant que je suis responsable de ce service pour des blogs dont les usagers (auteurs et lecteurs) adoptent cette règle simple mais primodiale en démocratie:

    Courtoisie, pertinence, concision et déclaration exacte de son identité
    dans les blogs Tribune, à défaut de quoi les internautes sont pleinement légitimés à effacer les textes publiés.

     

    En espérant que chacune et chacun pourra faire sien cette recommandation, je souhaite à toutes et tous de joyeuses fêtes.

     

     

    Jean-François Mabut
    Blogs et wikis sur www.tribune.ch
    T: +4122 322 37 10
    M: +4179 400 11 18
    C: Jf.mabut@edipresse.ch
    B: http://jfmabut.blog.tdg.ch

     

    11, rue des Rois,

    cp 5115, 1211 Genève 11