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  • Bureaucrates utiles et journalistes vendeurs

    image.jpgThe Economist prend souvent le contre-pied des idées reçues, reçues par le monde de la francophonie, dans lequel je baigne, dominé par le discours des intellectuels parisiens, fort brillants mais souvent décollés du plancher des vaches. Dans un article consacré au bébé à trois parents, une news qui a fait le beurre des gazettes outre-Manche cette semaine, The Economist écrit que les bureaucrates (britanniques en l'occurrence) ont parfaitement géré leur affaire. Ce n'est pas tous les jours que le journal libéral félicite la fonction publique.

    il est question de la manière exemplaire donc, dont le dossier des bébés à trois parents a été conduit jusqu'au vote positif du Parlement, lequel vote autorise désormais, en quelques rares circonstances, à introduire dans l'ovule de la mère sociale et génétique et porteuse et nourricière etc. les mitochondries saines d'une mère donneuse. Le tout pour le bien du bébé délivré d'une maladie dont sa mère principale est porteuse. Tout cela parce que les mitochondries s'héritent par les mères, puisque le père ne fournit qu'une pelote d'ADN et rien d'autres.

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  • Libération, l'amour, Charlie et le vivre ensemble

    image.jpgJe ne connaissais pas Remo Bodei jusqu'à hier et la lecture d'une chronique dense et fouillée du dernier bouquin traduit en français de ce philosophe italien dans Liberation, que je ne lis que trop rarement faute de temps. La dernière fois c'était jeudi 29 janvier.

    Libé a publié ce jour-là un numéro entièrement illustré de caricatures plutôt gentilles, des BD en fait de la ligne claire qu'on peut laisser traîner sur la table du salon, sous ce titre un brin angoissé: "Charlie, où est la relève?" Lourd point d'interrogation. Dans le même numéro, on apprenait que l'équipe rescapée de la tuerie du 5 janvier, un mois déjà qui paraît comme une éternité, ne reprendrait le crayon au mieux qu'à  lami-février et plus vraisemblablement quand le traumatisme serait passé.

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  • Stepczynski: pas urgent de rembourser la dette grecque! Et la genevoise?

    L'excellent chroniqueur économique de la Tribune était ce matin sur la La Premzière de la RTS. Sur la dette grecque, le journaliste s'aligne sur la position de Joschka Fischer l'emblématique ex-ministre Verts de Affaires étrangères allemand. Le remboursement de la dette n'est pas urgent. Il faut réformer les pays du sud, casser les monopoles et les protections que les professions ont construit pour échapper a la concurrence. Il fait de la croissance pour sortir les Grecs mais pas seulement de l'ornière déprimante de crise et de son cortège de chômeurs. Quelques remarques:

    Que disent nos Verts genevois de cet appel à la croissance du Vert allemand? Que disent les corporations à Geneve qui comme en Grèce ou en France dressent des murailles de normes ou de lois pour écarter les concurrents? Normes techniques dans le bâtiments, normes sociales et environnementales, statuts particuliers des notaires, des fonctionnaires, contingentements divers ou passage obligé par un sas hospitalier chez les médecins, recours multiples qui ralentissent ou bloquent même l'urbanisation,...

    L'endettement des Grecs est le même que l'endettement des Genevois: 30'000 euros/francs par habitant. Il est vrai que l'administration genevoise fonctionne bien et que les impôts rentrent. Stepczynski serait-il d'accord avec la gauche pour lever le frein à l'endettement genevois?

    http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/6495747-marian-stepczynski-economiste-et-journaliste.html

  • J'ai lu le programme PLR

    image.jpgNi critique ni autocritique. A croire que tout va bien ou que plus rien ne bouge. Aucun bilan non plus de l'équipe sortante, dont deux membres seulement brigueront les suffrages des électeurs le 19 avril prochain. Six candidats dont un (époux de la secrétaire générale du PLR cantonal) tentera de succéder à l'adjointe qui n'aura pas laissé un souvenir impérissable.

    Tentera est un grand mot, car l'homme est déjà élu, puisqu'en face, les deux PDC sortant se représentent et qu'on ne voit pas le MCG venir troubler ce jeu. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

    Quant à la gauche, née d'une coopérative de logements et qui s'est dite alternative pendant sept législatures, elle ne sera tout simplement plus présente. Faute de combattants. C'est un peu triste* mais aussi bien symbolique. 2015 marque un tournant. Moins de candidats qu'en 2011 - 1716 sur 170 listes contre 1808  et 188 listes - et toujours plus de sièges à pourvoir - 924 contre 906. Le système municipale, 45 communes pour moins de 500'000 habitants, est archaïque. Il coûte cher, il est devenu chronophage. Il tourne à vide.

    j'ai donc lu le programme PLR.

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