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  • Gazouillis nocturnes

    twitter pelli.jpgLe gazouillis de Twitter n'a pas le charme du rossignol.

    Ne gazouillent que les canards. Pelli est resté muet depuis le 3 août. Prudent le président du PLR! Celui du président du Parti radical genevois qui fut un temps contre la candidature Lüscher aussi. Il faut dire que l'intérêt des messages est relatif. Exemples ici et .

    Attendons le vote.

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  • Burkhalter vs Schwaller: leur profil Smartvote

    twitter perez.jpg

    Toujours Twitter, où Migleu alias Michel Perez de Genève nous signale les profils Smartvote de Burkhalter et de Schwaller. (Voir ci-dessous également le profil Lüscher)

    Pas si semblable que ça finalement. Qu'en dites-vous?

    Encore Twitter. spittet RT @oliviertornay Ottmar von Matt, du journal Sonntag, prédit Schwaller. Il ne s'est jamais trompé, dit-on à Berne.

     

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  • La nuit des médias plutôt que la nuit des longs couteaux

    twitter.jpgC'est Christophe Darbelley qui l'a dit: "C'est plutôt la nuit des médias que la nuit des longs couteaux". De fait la dramaturgie construite et entretenue par la télévision publique est un brin insupportable. On ressasse depuis trois mois les mêmes analyses. Les mêmes questions suscitent les mêmes réponses. C'est ennuyeux.

    Et surtout bien loin de la manière de faire la politique. Le film Mais in Bundeshuus était bien plus évocateur du pouvoir du parlement et des lobbies qui font et défont les politiques et les lois qui les concrétisent que le petit jeu politicien de savoir quel porteur de valise fera avancer les dossiers au niveau de l'administration fédérale.

    Capté sur twitter: "oliviertornay: Pronostic de 36 journalistes: 18 voient burkhalter, 13 schwaller, 3 luscher, 2 marty". La messe est dite, je vous dis.

  • Schwaller victime du Kultukampf?

    levrat 19.30 15 sept 09.jpg"Ite missa est!" comme dirait Pascal Décaillet. Vingt-cinq socialistes voteront pour le PDC Schwaller, une quinzaine pour le radical Burkhalter. Les jeux sont-ils faits? On peut penser en effet que la messe est dite.

    Ce qui laisse songeur, mais en dit long sur la Suisse profonde, c'est l'argument évoqué ce soir au 19:30 par le président fribourgeois du Parti socialiste suisse. Certains socialistes- a-t-il dit en substance, voteront contre Urs Schwaller en "raison de convictions profondes qui datent du Kulturkampf". Le Kulturkampf? L'événement remonte aux années 1870.

    Une génération après la crise du Sonderbund qui faillit se transformer en guere civile entre les cantons montagnards catholiques, conservateurs et les cantons urbains, radicaux et républicains et se termina par la prise du pouvoir des radicaux à Berne et dans plusieurs cantons, la déclaration de l'infaillibilité pontificale au Concile Vatican I provoque la rupture avec Rome des catholiques chrétiens. Politiquement les radicaux enfoncent le clou dans la chair des papistes. Là où le Freisinn est majoritaire, comme à Genève, il soutient la dissidence des catholiques libéraux. Rome se raidit alors dans une position très opposée au modernisme, aux régimes républicains démocratique, volontiers anticléricaux, à l'émergence du socialisme et de la pensée marxiste.

    Cet anticléricalisme plus ou moins combatif est au coeur du Kultukampf.

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  • Ouvrez les prisons!

    champ dollon.jpgAller à contre-courant c'est prendre le risque d'être inaudible! Pourtant tous les connaisseurs du sujet le disent: la prison, surtout quand elle est surpeuplée, est une fabrique à délinquants. Mais notre société bien-pensante, apeurée, vieillissante, préfère l'aveuglement et le tout sécuritaire. Les caméras vidéos pullulent donc (et pas que sur le domaine public), la traçabilité devient la règle (à quand la puce implantée à la naissance?), les sociétés de gardiennage ne connaissent pas la crise, le principe de précaution tourne à plein régime. Les radicaux font de la surenchère électorale. Même le parti socialiste réclame plus de policiers. En France, Sarkozy, dit-on déjà, joue sa réélection sur la question sécuritaire et "l'humanisation des prisons".

    Et pourtant il faudrait ouvrir les prisons et donner du travail aux condamnés (et au présumés innoncents qui peuplent la prison genevoise de Champ-Dollon en attente longue parfois d'un procès expédifif parfois). Ouvrir les prisons et créer des emplois. Sans tomber dans la caricature de ces bagnards américains enchaînés, habillés à la Dalton, coupant des herbes sèches le long de routes infinies.

    Durant des années, on a en Suisse enfermé les objecteurs de conscience, qui refusaient de faire leur service militaire. Puis on les a mis au travail. Aujourd'hui le quasi libre choix crée une (petite) hémorragie dans les bataillons qui émeut - à tort - le recruteur en chef de l'armée.

    N'ya-t-il pas moyen pour une partie des prisonniers qui s'entassent dans nos prisons et s'y désespèrent de trouver semblables solutions?

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  • Martine au Palais!?

    trois femmes au pouvoir le matin 14 spet 09.pngQui sera le prochain conseiller fédéral? Pas un info-pile, pas un canard qui ne pose la question! J'avais parié sur Pelli le jour de la démission de Couchepin. Le Tessinois a soit des casseroles soit une déveine totale ou les deux. Comment un président de parti peut-il rater ce qui est pour tout politicien qui se respecte le couronnement d'une carrière? L'histoire de ce valse radicale à mille temps reste à écrire. Sauf coup de théâtre final. Une qui doit encore se demander pourquoi elle n'est pas dans le ticket final a dû avoir un relent d'amertume en lisant Le Matin ce matin. [cliquez sur la vignette pour l'agrandir]

    Trois femmes dominent le classement des politiciens que les Suisses voudraient voir jouer un rôle politique important à l'avenir. Doris Leuthard arrive en tête. Les Suisses ne lui font pas porter le poids de la crise. Elle doit une fière chandelle à Merz. Evelyne Widmer Schlumpf arrive deuxième et fait la nique à l'UDC. Calmy-Rey enregistre un recul de 7 points par rapport à l'an dernier mais défend sa troisième place juste devant Maurer qui a su prendre ses marques par rapport à son parti. Trois femmes dominent la vie politique suisse! Qui l'aurait cru il y a quelques années encore?

    Bon dernier dans les 15 personnalités qui font la politique suisse, Couchepin, qui faisait ce soir la première de l'émission commune de Léman Bleu et de La Télé sensée faire de l'ombre à Mise au point.

    Certes Martine n'est pas citée dans la bande des 15, mais Lüscher, Burkhalter et Schwaller non plus.

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  • CEVA: Les fausses Lapalissades de Roger Vioud

    vioud.jpgSauf surprise énorme et désaveu historique de la classe politique, le CEVA sera sans doute avalisé par les Genevois le 29 novembre prochain. Ce ne sera pas la première fois que les électeurs seront abusés, mis devant le fait accompli, soumis à un feu roulant d'arguments tous plus fallacieux les uns que les autres.

    Commençant la campagne, le blog Pro CEVA reprend un article que Roger Vioud, élu socialiste d'Annemasse au Conseil de la région Rhône Alpes a publié sur son blog le 2 septembre et intitulé "Le projet CEVA: et si...". Alp-Rail assène les mêmes évidences apparentes. Pas de plan B!

    Analysons donc les propos du politicien président de la Commission "Europe, relations internationales et coopération".

    Roger Vioud rappelle que "le vieux projet du CEVA, date de 1912 et a donné lieu à un accord Franco-Suisse, sur un trajet très précis. En conséquence de quoi si ce projet n’est pas respecté, le traité devient caduc et les financements des deux Etats chacun pour ce qui les concerne, disparaissent…"

    Les menaces des politiciens valent sans doute autant que leurs promesses. Sur le fond, Roger Vioud a la mémoire courte.

    Lorsqu'en juin 2002 les députés genevois ont voté le premier crédit du CEVA, ce fut la surprise du côté français, qui avait été convaincue par les Genevois de l'option du métro léger. La volte-face genevoise provient du fait que le financement fédéral du métro léger n'était pas garantie par la convention de 1912 avec les CFF. L'ironie de l'histoire, c'est que trois ans plus tard Berne adoptait la loi sur les infrastructures d'agglomération. C'est cette loi qui finance le CEVA, mais qui finance aussi les trams, les RER et les métros comme celui de Lausanne.

    En vérité, les CFF n'investissent pas un franc dans le CEVA. D'ailleurs dans les années 70 lorsque le Conseil d'Etat voulait déjà ressusciter la liaison Cornavin Annemasse, les CFF s'y opposèrent préférent relier Cornavin à Cointrin dont le potentiel de passagers était jugé supérieur... Aujourd'hui encore on ne dispose d'aucune étude sérieuse évaluant le potentiel réel de frontaliers qui emprunteront le CEVA.

    Cela posé, Roger Vioud énumère dix avantages du CEVA...

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  • Haïku ferroviaire

    DSC02502.JPGAlcool
    Affiche.
    CFF s'en
    fichent.

     

     

     

     

     

    [Cliquer sur la vignette pour l'agrandir. Vu mercredi devant le magasin Aperto, concession de la Régie fédéral des CFF à Lausanne.]

  • Deux événements historiques genevois passés inaperçus

    DSC02391.JPGConformément à l'alinéa 2 de l'article 65 du règlement, reflet de la loi constitutionnelle qui dispose que les travaux des commissions ne sont pas publics -  loi constitutionnelle concoctée par un Grand Conseil revêche, mais plébiscitée par des Genevois convaincus qu'il faut réviser totalement la Constitution de 1847 - la Constituante a organisé mardi 8 septembre une audition-débat publique à Thônex. Une première historique à laquelle une septantaine de personnes, dont de nombreux constituants, ont participé activement durant 2h30 chrono.

    On en trouvera des échos dans la Gazette de la Constituante, ici et et encore . Aucun média n'en a parlé. Pourtant le sujet était d'importance. Il s'agissait rien moins que de discuter de la forme à donner à la gouvernance démocratique de la région franco-valdo-genevois. Genève prendrait un risque à laisser se développer cette animosité antifrontalier dont deux partis poujadistes font leur beurre ces jours.

    L'autre événement historique est l'intervention officielle de la Chancellerie d'Etat flanquée d'une cohorte de Dircom de Département à la Tribune de Genève. Le ministère de la bonne parole et de la bienséance publique, sans doute mandaté par un Conseil d'Etat prudemment resté dans sa Tour Baudet, est descendu à la rue des Rois pour demander un peu plus de contrôle de certains blogs et des commentaires qui émaillent, très nombreux, les articles et les billets publiés sur le site www.tdg.ch.

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  • "La hausse des cotisations maladie à Genève, c'est pas moi!"

    DSC02476.JPGFlanqué à sa droite du docteur Philippe Schaller (Onex, réseau Deltan) et à sa gauche du docteur Philippe Morel (un ponte des HUG), tous deux candidats PDC au Grand Conseil, le bon docteur Unger a donné hier soir la primeur, à une grosse cinquantaine de militants du PDC, des informations qu'il livre à la presse ce matin sur l'évolution des coûts de la santé publique à Genève de 2005à 2008.

    Le message est simple et à forte valeur électorale: "Je ne suis pas responsable de la hausse des cotisations que va propablement annoncer l'Office fédéral des assurance sociales fin septembre pour Genève." Interpellé par la TSR, le site ww.bonus.ch estime la hausse à 9,2% à Genève.

    prime maladie 2010 tsr.pngGrâce aux exercices d'économies mis en oeuvre par la direction des HUG, absente hier soir à Plan-les-Ouates, les hôpitaux ont plafonné leurs dépenses à la charge de l'assurance de base. Calculé par patient, la hausse des coût atteint tout de même 4,7% de 2005 à 2008, mais c'est deux fois moins qu'en Suisse.  Reste que le canton dépense toujours 3881 francs par an et par patient quand la moyenne suisse en est à 2973 francs.

    Pas un mot sur la polémique en cours déclenchée par la Commission d'évaluation des politiques publiques sur l'état de mise en oeuvre de la planification sanitaire cantonale qui en 35 pages déclare irréalisable son mandat faute tout simplement de l'existence d'une telle planification.

    Si la hausse des cotisations n'est pas imputable aux hôpitaux, c'est que la facture continue d'exploser dans les autres secteurs de la santé: la médecine de ville qui coûte à Genève presque deux fois plus qu'en moyenne suisse.

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  • La fin des paysans, est-ce la faim du monde?

    paysans vannant.pngLes urbains se sont toujours fichus des agriculteurs, ces bouseux, ces péouais. Sauf quand ils ont faim et encore. D'abord parce que la plupart des urbains en sortent.

    Ces paysans qui viennent grossir les faubourgs gigantesques des mégaloples connaissent la dureté de la condition de vie à la campagne: dureté de la terre, rigueur de la nature, rapacité des oiseaux, des rats, des vermines, des herbes concurrentes, qui ne vous laissent aucun répit. Banalité de la vie rurale, pression sociale du village, éloignement des soins médicaux et des divertissements. Sauf la télé, souvent le seul meuble de la maison, quand l'Etat a bien voulu tirer une ligne électrique pour son administration où chacun branche un fil vagabond.

    Voilà la vie du paysan! A mille lieux de Martine à la ferme, que nous sert la Migros dans ses spots publicitaires, ou des Jardins de cocagne que veulent imposer à Genève les tenants de la souveraineté alimentaire.

    Pas étonnant que les gens des campagnes cherchent à échapper à cette condition, même si c'est souvent pour tomber plus bas encore. Car, aux  conditions non paradisiaques de la vie à la campagne, s'ajoutent les rigueurs des politiques, qui rarement mettent l'agriculteur au rang des priorités nationales, et du marché mondial, qui lui a fait le choix du tout commerce parfois au mépris de la nature.

    La fin des petits paysans, est-ce la faim du monde?

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  • Démanteler la Suisse? Mais c'est l'idée de de Rougemont!

    libye helvetia morning.jpgKadhafi est-il fou ou visionnaire? Son idée de démanteler la Suisse n'a-t-elle pas quelques accointances avec l'Europe des régions que chantait naguère Denis de Rougement? Certes la méthode est différente. Là où notre concitoyen voyait l'expression d'une volonté populaire, le colonel propose une décision de l'ONU. Mais le résultat n'est-il pas de changer le nationalisme qui gouverne le monde, pas toujours à son profit?

    Ce billet m'est inspiré à l'instant par Morning Bull qui vient de renvoyer au prince du désert libyen la monnaie de sa pière. Notre blogueur le plus visité affiche la carte de la Libye où chacun des cantons suisses auraient découpé une tranche.

    Voilà qui renvoie à la proposition décapante faite cette semaine par le constituant UDC Ludwig Muller qui propose pour asseoir le pouvoir de Genève sur sa région que la future constitution autorise les collectivités publiques genevoises à acquérir des terrains stratégiques en France voisine et dans le Pays de Vaud. Lire à ce propos La Gazette de la Constituante.

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