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  • Nous ne sommes pas dans Second life!

    Bonjour Frank, Oscar, Suisse frontalier, Dixit et toutes et tous qui postez des commentaires sur ce blog et sur ceux qu'héberge la Tribune de Genève,

     

    Merci d'avoir posté un message sur ce blog. J'apprécie vos commentaires souvent pertinents et qui enrichissent utilement les billets que je me permets de soumettre à votre attention. Dommage que vous n’ayez pas songé à les signer.

     

    En tant qu'animateur responsable des blogs sur le site de la Tribune de Genève, je souhaite que www.tdg.ch devienne une grande place du village pour les habitants et visiteurs de notre région, un forum où les gens déambulent et discutent à visage découvert . Nous ne sommes pas dans Second life mais dans First life. Merci désormais de bien vouloir vous conformer à cette simple règle.

     

    L’anonymat peut certes parfois se justifier et je préserve volontiers celui des internautes qui me le demandent, mais je me battrai pour que l’exception ne devienne pas la règle, mais seulement la confirme.

     

    La connaissance des sources et donc des auteurs des opinions, des billets et des articles publiés participe de la qualité de l’information. Elle figure en bonne place dans la Charte des devoirs et des droits des journalistes dont je souhaite que nos lecteurs internautes s'inspirent. En démocratie, le vote est secret mais le débat est public. Merci de nous aider à construire un média citoyen.

     

    Bonne journée à toutes et à tous et au plaisir de vous lire prochainement.

     

    Jean-François Mabut
    Blogs et wikis sur www.tribune.ch
    T: +4122 322 37 10
    M: +4179 400 11 18
    C: Jf.mabut@edipresse.ch
    B: http://jfmabut.blog.tdg.ch

    11, rue des Rois,
    cp 5115, 1211 Genève 11

  • Soral bouge, les pendulaires dégustent

    Combien de lettres les maires des communes frontalières ont-ils envoyé au maître du routes et des voies pour se plaindre du trafic pendulaire qui percole chaque jour davantage par les chemins vicinaux? Beaucoup. Toutes n'ont reçu que des réponses polies, souvent tardives, faisant miroiter un hypothétique CEVA et des bus articulés. Toutes sont restées inconnues des administrés ou presque.

     

    Les Soraliens qui avaient déjà défrayé la chronique en soudant les barrières frontalières pour mettre fin au flux des frontaliers ont récidivé ce matin. L'opération escargot a mobilisé presse, radios et télévisions. On saura donc tout demain sur le calvaire des riverains de ce petit village niché au flanc d'une moraine glaciaire, sur la route de Viry.

     

    Calvaire, le mot est un peu fort. D'autres habitants souffrent du trafic automobile. les habitants de la rue des Deux-ponts en savent quelque chose. Robert Cramer, le maître des routes et des voies, cite volontiers cette artère sinistrée entre le pont de Saint-Georges et le pont Sous-terre, pour signifier aux villageois que leur revendication de quiétude est quelque peu secondaire.

     

    Que faire? Multiplier les opérations escargots, les pétitions, les résolutions? Délocaliser la home du ministre du Territoire à Jussy, à Chancy, à Dardagny, à Landecy ou mieux encore à Charly, à Avusy (au pied des Voirons) ou à Signy et l'obliger à rallier tous les jours son bureau de la Tour Baudet en voiture et sans chauffeur?

     

    Le CEVA ne devrait régler le problème des pendulaires que pour le Chablais et la plaine de l'Arve. Enfin on l'espère! La troisième voie CFF depuis Coppex ne semble pas avoir réduit sensiblement la noria des voitures sur l'autoroute, la route suisse, ni les percolations par les douanes de Collex ou de Mategnin.

     

    Genève doit donc investir dans de nouvelles routes et mieux exploiter encore son autoroute. Encore que l'apoplexie menace chaque matin et chaque soir.

     

     

    Pour revenir à Soral, une solution consisterait à créer une nouvelle entrée sur l'autoroute au niveau de Viry. Cet échangeur pourrait absorber tous les pendulaires du pied du Vuache. Pourquoi Soral et d'autres communes suisses ne contribueraient-elles pas au financement de cette infrastructure?

     

    Il en va de même à Archamps et à Bossey où des parkings d'échange gardés peuvent être construits et reliés au centre-ville par des bus directs et des taxis bus en dehors des heures de pointe.

     

    Les Groupement local de coopération transfrontalière GLCT ne servent que si l'on s'en sert et pas seulement pour les transports publics. Le canton, le Département et les communes pourraient aussi innover en créant un Fonds d'équipement régional en demandant une affectation temporaire de l'impôt auto et le retour en France de la vignette (supprimée en 2000).

     

     

  • Y'a pas l'feu!

    Cette semaine, les Belges vont pulvériser leur propre record: 150 jours sans gouvernement! A croire qu'en Belgique, les gouvernements, c'est un peu comme les carrefours, ça marche parfois mieux quand les feux sont en panne.

     

    Est-ce que ce serait vraiment différent ailleurs. A Genève par exemple, la crise du logement, l'enseignement, la police, la justice, les TPG tous ces services indispensables à notre quotidien rouleraient-ils  moins bien sans gouvernement?

     

    Et la France? Sans Sarkozy, ne s'éviterait-elle pas une semaine de cauchemar telle qu'on n'en a point vu depuis soixante-huit? 

     

    C'était notre rubrique "Dans quel état j'ère". A ne prendre qu'avec des pincettes. 

  • Faut-il surveiller le cinquième pouvoir des blogs?

    Jean Romain m'envoie par courriel sa dernière chronique publiée dans le Nouvelliste du 2 novembre. En résumé, "l'esprit des blogs", c'est son titre, ne s'encombre pas de l'esprit des lois, c'est son propos. [cliquer sur l'image pour obtenir une version lisible]

     

     

    Dans son ouvrage publié à Genève en 1748, le philosophe français Montesquieu prône la bien connue séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) comme fondement d'un régime politique soucieux de garantir la liberté des citoyens. Pratiquement né avec la démocratie moderne, le quatrième pouvoir, celui de la presse, avec ses défauts et ses qualités, est la mouche du coche qui peut et doit, en toute indépendance, dénoncer les dérives des institutions politiques.

     

    Qu'en est-il des blogs? Jean Romain les installe comme une ébauche de cinquième pouvoir, un pouvoir diffus, incontrôlé, où le pire - la rumeur, la manipulation - côtoie le meilleur: "La déontologie journalistique étant absente, ils sont aussi bien des poubelles que
    des écrins", écrit-il. Mais un pouvoir tout de même, dont les plumes les plus sagaces se sont mises à leur tour, se réjouit Jean Romain, et immédiatement à dénoncer les dérives de la mouche du coche. C'est tout bénéfice pour la démocratie.

     

    Et notre philosophe local de s'amuser que des grands quotidiens locaux "couvent en leur sein une flottille de blogs qui se mettent sous la protection du navire amiral. Est-ce pour donner plus d’opportunité à ce cinquième pouvoir ou pour mieux canaliser l’esprit des blogs?" demande-t-il...

     

    Comme en écho à cette chronique valaisanne, Le Monde de cette fin de semaine revient sur le verdit de la justice française qui a blanchi, lundi dernier 29 octobre, la Fondation Wikipedia - propriétaire de l'encyclopédie collaborative Wikipedia - des accusations d'atteinte à la vie privée et de diffamation portées par trois particuliers, dont les préférences sexuelles avaient été rendues publiques au détour d'un article.

     

    Une première importante victoire juridique pour Wikipedia, note le quotidien français. Qui, dans l'éditorial, dénonce toutefois cette issue - "la législation actuelle laisse la porte ouverte à ce genre d'abus" - et réclame des mesures urgentes des politiques. De fait la netétiquette n'a pas plus d'effet sur les "corbeaux" que la politesse sur les impolis. Il faut donc un vrai code des routes virtuelles. De quoi préserver les braves gens des rumeurs malveillantes et fausses que la toile peut colporter à la vitesse de la lumière.

     

    Dans l'article "Wikipedia, ni coupable ni responsable", Le Monde cite Lionel Thoumyre, directeur de la revue en ligne spécialisée Juriscom.net: " Le juge a estimé que, puisque la fondation n'exerce aucun contrôle sur le contenu des articles, elle n'a pas à supporter une responsabilité de type éditorial." Selon la loi française sur la confiance dans l'économique du 21 juin 2004, un hébergeur n'est pas tenu de surveiller a priori tous les contenus qu'il accueille", explique le patron de Juriscom.

     

    Dont acte. Mais faut-il pour autant, comme le réclame le grand quotidien français, une législation ad hoc qui police spécifiquement les blogs et les internautes? Le remède risque d'être pire que le mal et donnera des arguments aux pays non démocratiques qui ne se privent pas déjà de gouverner l'espace des droits de l'homme.

     

    Il faut donc comme pour la presse tolérer les dérives et compter sur le contrôle social pour maintenir le château de cartes en équilibre. Tous les internautes savent qu'ils peuvent informer le gérant d'un site (le webmestre) de l'existence d'un contenu illicite ou litigieux. A lui de réagir avec diligence et en opportunité.

     

    C'est ce que nous faisons, comme animateur de la flottille des blogs de la Tribune de Genève. En ayant posé deux garde-fous:

    1. nous invitons nos blogueurs et les internautes qui laissent des commentaires à s'inspirer de la Charte des devoirs et des droits des journalistes suisses et
    2. nous nous réservons le droit de supprimer les articles discourtois, hors sujets ou non signés.
    PS: On remarquera que dans toutes ces réflexions, il n'est jamais question du vrai pouvoir qui nous gouverne aujourd'hui, le pouvoir économique.
  • Aller retour: une proximité suggestive

    Sourire ce matin en ouvrant mon journal préféré.

    L'essence à bientôt 2 frs le litre jouxte les millions que l'un des propriétaires saoudiens du pétrole, le prince Abdallah vient heureusement dépenser dans notre bonne ville. On espère qu'il laisse tomber quelques miettes dans la main des Roms...

     

    Et, au risque de passer pour un vert fondamentaliste ou un marxiste bien rouge, on se demande bien à qui appartient la rente des ressources naturelles? 

  • Mugny à la mosquée: un chemin de Damas?

    Patrice Mugny a assisté à la prière du vendredi à la mosquée de Genève et a prêché pour la tolérance et contre l'initiative qui vise à l'interdiction des minarets. C'est la première fois qu'un maire de Genève en exercice se rend à la Mosquée. L'événement a suscité l'intérêt du public. Il suit la visite du magistrat à la Basilique Notre-Dame qui commémore son 150e anniversaire et sa participation à la journée européenne de la culture juive, ainsi qu'au 60e anniversaire de la Fédération mondiale des Luthériens.

     

    Faut-il y voir enfin le début d'un nouveau dialogue entre les autorités politiques et les religions, un chemin de Damas? Une soudaine et heureuse illumination que le sabre et le goupillon peuvent enfin construire la cité ensemble? Ou encore une manière originale et un peu ironique de "fêter" le centième anniversaire de la suppression du budget des cultes votée le 30 juin 1907 par les citoyens genevois? Jusqu'à ce jour, aucune manifestation officielle n'était venu rappeler ce divorce consommé à Genève en 1907 deux ans après celui intervenu en France dans des conditions tout à fait différentes.

     

    Au lendemain de la Toussaint, à la veille de la semaine des religions que Genève va bouder et de la Journée interreligieuse du 11 novembre, et quelques semaines avant la 30e rencontre, à Genève, de trois dizaines de milliers de jeunes à l'appel de la communauté de Taizé, la démarche symbolique du maire est pleine d'interrogations et d'espérance.

     

  • Nos gauchistes ne manquent pas d'humour

    Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part du nouveau logo de l'UBS, qui, comme tout le monde ne le sait pas, ne signifie pas seulement United Bank of Switzerland, mais depuis peu aussi United Black Sheep (union des moutons noirs pour les inconditionnels de Corneille).

     


  • Pourquoi si peu de paysans genevois bio? (2)

    Du discours à la pratique, il y a parfois et même souvent un fossé difficile à franchir. Convertir une exploitation au bio, quand, comme à Genève, on cultive du blé, du mais, du soya, du tournesol, du colza, de l'orge, bref ce qu'on appelle des grandes cultures, et qu'on n'a plus de bétail depuis 30 à 50 ans n'est pas du tout évident, ni du point de vue technique, ni du point de vue économique. Le fait qu'un passage partiel au bio ne soit pas reconnu pour obtenir les labels bio freine encore la migration.

     

    FormaPro, la filiale formation de Prométerre, propose aux agriculteurs intéressés par le bio ou aux producteurs ayant déjà commencé la reconversion deux cours :
    - Le 29 novembre: «L’agriculture biologique est-ce pour moi?» s’adresse à ceux qui veulent avoir une vue d’ensemble très globale sur l’agriculture biologique.
    - Les 23 et 30 janvier: «Se reconvertir à l’agriculture biologique» permet d’approfondir les
    conséquences d’une reconversion pour son exploitation. Il est reconnu comme cours d’introduction exigé par Bio-Suisse au début de la reconversion.
    Les personnes intéressées peuvent téléphoner à AgriGenève (022.939.03.10), qui leur transmettra de plus amples informations ainsi que les bulletins d’inscriptions.

  • Plus cher en ligne!

    D'ordinaire la commande en ligne permet d'économiser du temps et souvent quelques francs. Rien de tout cela avec l'Office des poursuites, qui facture 18 francs l'attestation de non poursuite ou de non faillite commandée en ligne ou par la poste et 17 francs au guichet du 46 rue du Stand. Enfin, on peut l'obtenir sans se déplacer, c'est déjà bien. Le guichet unique progresse.