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  • Rhino dérape

    Reçu ce matin ce communiqué de la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation. Sans commentaire!

    Squat Rhino à Genève: l'affiche "indigne" retirée

    Le Collectif Rhino à Genève a retiré de ses murs une affiche représentant le procureur Daniel Zappelli affublé d'une moustache hitlérienne, avec le slogan "comme un air de solution finale". La CICAD, choquée, lui en avait fait la demande.

    La campagne de sensibilisation de l'association Rhino ne jusitfie en rien l'utilisation scandaleuse de ces symboles se référant à la Schoah, a relevé la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD). Elle rappelle que la "solution finale" était le nom de code utilisé par les nazis en janvier 1942 pour planifier l'assassinat de plus de cinq millions de civils juifs.

    Le Collectif Rhino présente ses excuses pour ce panneau d'affichage "témoignant effectivement d'une totale absence d'égard envers les victimes de la Schoah", indique-t-il. Il attribue ce manque de discernement aux circonstances qu'il traverse actuellement.

     

  • Digne de la Revue!

    Le ridicule ne tue pas! Voir deux magistrats revêtus de la tenue règlementaire ameuter la presse pour annoncer la création d'une brigade de civilité chargée de gourmander poliment les promeneurs pollueurs de la piu belle rade du monde est un morceau d'anthologie de la nouvelle gourvenance publique. Qui fera à coup sûr le beurre de la Revue genevoise. On regrette presque que nos deux éboueurs n'aient pas lié le geste à la parole et convié les journalistes sur les lieux du drame.

    Un plan d'aménagement général s'impose. A commencer pas une grande traversée de ce plan d'eau qui permettra de réduire la circulation sur les quais et où l'on accrochera des parking et des ports de plaisance de belle dimension.

     

    Dans l'attente impatiente de ce futur dont on n'ose même plus rêver, on pourrait installer un ou deux pontons saisonnier de baignade en bois avec des douches le long de l'enrochement des quais Gustave-Ador et Wilson.

     

     

     

  • Squat: l'esprit de Genève

    Avec un peu de retard, je lis la perspective de mon confrère Emmanuel Cuenod «Fermeture des squats, n'oublions pas l'enjeu culturel» parue dans la Tribune du 14 juillet. Toujours pertinente comme d'hab. Encore que : le paradoxe ne veut-il pas qu'un squat tire sa force créatrice du fait précisément qu'il est en lutte pour sa survie? Or pas de lutte sans un parti adverse qui lui conteste le droit d'exister ou au moins lui rappelle, forces policières à l'appui de temps en temps, que son existence est précaire, forcément précaire.

     

    Le miracle genevois réside peut-être dans cette capacité des acteurs (institutions publiques et mouvements alternatifs) de rendre ce fragile équilibre durable, sans débordements irréparables. C'est à mon avis le même cocktail qui, au début des années 80, a évité à cette ville les affrontements violents qu'ont connus Lausanne et Zurich et d'autres villes. Ne faut-il donc pas aussi rendre hommage au propriétaire des immeubles Rhino qui est donc paradoxalement et à son corps défendant un des ferments de la scène alternative genevoise ? C'est peut-être aussi cela l'esprit de Genève, non ?


  • Rhino n'aime pas les photographes

    Le collectif des squatters adore la presse qui le lui rend bien et tambourine à la moindre alerte. Cette nuit les journalistes sont les bienvenus dans le célèbre squat. Après tout, aux femmes et aux enfants, ajouter une couche de journalistes ne peut que retarder ou empêcher l'action des robocops. Mais, gare! Les journalistes, on en veut bien, mais sans caméra ni appareil de photos, comme le précise un communiqué de Rhino. Et ceux qui dissimuleraient une caméra seront certainement dénoncés au Procureur général.

     

    Que craignent donc nos héros urbains? Auraient-ils peur que les objectifs captent les visages de quelques fils ou filles à papa de la République?

    De : Rhino [mailto:rhinoforever@gmail.com] Envoyé : samedi, 14. juillet 2007 19:08 À : Rhino Objet : PRESENCE DE LA PRESSE A RHINO DANSLA NUIT DE DIMANCHE A LUNDI

    Bonjour,

    le collectif RHINO désire vous informer qu'à la suite de nombreuses demandes, nous avons décidé d'inviter les journalistes qui le désirent à partiiciper à notre action, du dimanche 15 juillet au lundi matin 16 juillet. Cependantl, pour éviter tout problème, nous n'accepterons pas de caméras ni d'appareils photos. Nous demanderons également à ces personnes de s'engager à ne pas prendre de photos ou de vidéos par des moyens dissimulés.

    Bien à vous,

    Le collectif RHINO

  • Fête de la tomate: côté cour et côté jardin

    Du monde à la fête de la tomate. Une chaleur estivale, presque l'étuve autour des stands. Les fruits et légumes éclatent de couleur. Au bar, l'ambiance est à la bonne humeur. Et les visiteurs se régalent d'un gaspacho bien poivré (un peu trop au goût de certain), d'une longeole lentilles ou de tomates farcies (presque trop copieuse la ration). Le gamay est à 17 frs. Chapeau! Quand donc les bistroquets nous l'offrirons à ce prix là?

     

    En faisant la queue devant la cuisine du traiteur Vidonne, rencontre avec Nicolas Fellay, directeur de l'Union maraîchère suisse. Valaisan de Genève, il fait tous les jours le trajet vers Berne aller et retour en train. Le ton est moins à la fête.

     

    La culture maraîchère sort d'un mois catastrophique en raison de la météo. Même les tomates sous serres avaient de la peine à murir et à trouver le chemin du palais des consommateurs peu enclins à déguster une salade mozzarella ou fetta sous la pluie. 

     

    Mais ce sont surtout les perspectives à moyen terme qui préoccupent Nicola Fellay. Le grand commerce, Coop et Migros en tête, jouent la région côté jardin, mais, côté cour, imposent une politique de prix qui asphyxie les maraîchers. A coup sûr les grands distributeurs ont hâte d'une libéralisation de l'agriculture. Pour eux. le terme de 2015, fixé par le Conseil fédéral, pour aligner l'agriculture sur l'Europe est trop éloigné. Le débat fait rage. Des centaines d'exploitations agricoles vont encore disparaître. Personne autour des tables dressées dans la cour du marché de gros de Carouge ne semblait connaître le drame qui se joue en silence dans les campagnes.

     

     

     

  • Le pasteur et Ségolène


    "Il fessait sa bonne: ex-pasteur condamné". La presse qui avait déjà évoqué cette affaire (elle remonte à 2004) relate largement ce matin la condamnation du ministre de l'église protestante de Genève. Même les deux avocats ont droit à un coup de pub gratuit.

     

    180 jour-amendes. L'opinion publique, par presse interposée, ajoute l'opprobre à la peine prononcé par le juge. Au nom de la liberté d'expression, personne ne va dénoncer cette double peine infligée à un ministre du ciel. Dieu sera, lui, peut-être plus magnanime...

     

    Le même jour, la presse de boulevard exploite en pleine page les photos de Ségolène Royal en maillot de bain sur une plage, publiées en exclusivité par Paris Match et qui valent à l'hebdomadaire français une plainte de l'ex-candidate à la présidentielle.

     

    Si le pasteur n'avait pas été pasteur mais un simple quidam, ses menues déviances sexuelles seraient restées dans le secret de l'alcôve ou du prétoire. Et si Ségolène s'était contentée de rester présidente du Poitou Charente, jamais Paris Match n'aurait publié ses ébats balnéaires.

     

    Nous ne sommes à l'évidence pas tous égaux face à la loi de la presse, qui, se faisant l'écho d'une opinion publique acheteuse de ce genre de nouvelles, tend à réduire la sphère privée des politiques à la portion congrue de celle des pipoles.

     

    On peut s'en offusquer. C'est oublier que jamais homme ou femme politique n'a atteint le sommet du pouvoir sans sacrifier à la loi du genre qui est de s'exposer aux yeux du public. Avec le chien de Schmid, la gueule de Merz, le dentier de Leuthard, l'humour de Leuenberger, les promenades de Couchepin et les "Trois cloches" de Calmy-Rey, nos conseillers fédéraux jouent encore en 1ère ligue. Chez nos voisins, Sarkozy dribble en Champion's league. Ségolène doit s'aligner.

     

     

  • Politiquement incorrect

    Ainsi donc il a suffit de confier le sort de quelques chômeurs à une société privée pour qu'un tiers d'entre eux s'évapore dans la nature sans qu'on sache trop bien où ils sont allés. Certains, poussés par l'aiguillon de l'obligation soudaine, ont d'eux-même retrouvé un emploi! L'étude du professeur Flückiger en dit long sur le sens civique de nos concitoyens et sur l'aveuglement d'une partie de la classe politique genevoise qui croit qu'en ajoutant des aides ici, des cautelles là et encore des assistants fonctionnaires un peu partout on remet plus rapidement les gens sur pied.

     

    Mais gardons nous de stigmatiser les chômeurs tricheurs. Car la triche est devenu un sport fun populaire - pratiqué par tous -, d'autant qu'elle est parfois évoqué par d'aucuns carrément comme une éthique de survie, lorsque les institutions deviennent à ce point tatillonnes que la ville ressemble à une forêt de règlements. Tricheurs donc celui qui ne déclare pas tous ses revenus ou prétend à des déductions indues.

     

    Tricheurs le chauffard qui plantent les freins à l'alerte d'un radar bipeur, tricheur le cycliste qui zigzague entre les piétons et les trams dans les Rues basses, tricheurs les pseudo souffreteux du lundi ou du vendredi. les paresseux qui choisissent de travailler à 60 ou 80% de leur capacité, les vieux qui réclament d'avantage d'encadrement alors que Genève est quasi champion du monde de l'hospitalité avec presque une personne par résidant en EMS.

     

    Tricheurs les supermanagers qui s'arrogent des salaires pharaoniques, tricheur l'installateur TV qui fait payer mille francs la mise au net de la TNT, tricheur l'actionnaire qui réclame 15% de rendement, tricheur les usagers des low cost qui gaspillent une tonne de kérosène pour un dîner à Nice.

     

    Tricheur l'élève qui s'épuise toute la nuit devant un jeu vidéo et dort en classe. Tricheur ces vieux en bonne santé qui occupent des 5 ou 6 pièces jusqu'à la fin de leur vie. Tricheur le fumeur, tricheur le buveur. Tricheurs, tricheurs. Mais comme l'écrit ce matin la Tribune, la majorité des aînés est autonome et deux tiers des chômeurs ne sont pas des tricheurs. L'été est de retour.

     

    Bonne journée

  • Benoît XVI, le pouvoir du verbe

    Je suis toujours étonné des réactions souvent virulentes que suscite le verbe vaticanesque. Cela démontre au moins que le verbe a toujours du pouvoir, comme au premier jour de la création...

    Le retour, à titre exceptionnel, de la messe en latin et la phrase qui réaffirme que l'église catholique est la seule église du Christ font évidemment le beurre des commentateurs qui trempent leur plume dans le politiquement correct. A bien lire les récentes déclarations, on convient cependant rapidement que ni le pape ni ses conseillers ne pouvaient écrire autre chose que ce qu'ils ont écrit et approuvé.

    En fait ce qui choque nos contemporains qui semblent décidément détester qu'un chat soit un chat, c'est que le pape réaffirme l'identité de son église.

    La seule question pertinente est plutôt de savoir s'il est opportun pour le pape bavarois de réaffirmer des propos qui fâchent? La même question s'est posée il y a bientôt un an, quand le 12 septembre 2006, à Ratisbonne, le théologien devenu pape s'est laissé aller à dénier la raison à la foi musulmane.

    Le pape est-il nul en communication ou ses déclarations sont-elles délibérées et assumées? Il faut évidemment pencher pour le deuxième terme de l'alternative. Même si toute vérité n'est pas bonne à dire, il vaut mieux un pape qui affirme son credo qu'un pape à crédit.

  • Seelisberg 2007

    J'ai reçu la "Déclaration commune quant à l'importance de la collaboration entre chrétiens et juifs" adoptée par les Fédérations des communautés israélite, protestante et catholique. Ce politiquement correct est bien de saison, mais n'ignore-t-il pas un peu vite que nombre de nos concitoyens ne se sentent d'aucune église? L'histoire pèse certes, mais imagine-t-on que l'antijudaisme et l'antisémitisme ne trouvent leur origine et leur source que dans les religions du livre? Les autres croyants, athées ou agnostiques sont-ils donc immunisés contre cette forme virulente de racisme?

    Que faut-il par ailleurs entendre dans cette injonction: "Assurer une présence publique et politique des religions pour le bien commun de toute la population"?

    Fédération suisse des communautés israélites (FSCI)
    Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS)
    Conférence des évêques suisses (CES)
    Communiqué de presse
    Seelisberg, le 8 juillet 2007
    Embargo : 8 juillet 2007, 14h
    Déclaration commune quant à l'importance de la collaboration entre chrétiens et juifs
    La «Conférence d'urgence contre l'antisémitisme» de 1947 constituait une étape historique dans le dialogue judéo-chrétien. Aujourd'hui, dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de la Conférence, la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) et la Conférence des évêques suisses (CES) ont signé la «Déclaration commune quant à l'importance de la collaboration entre chrétiens et juifs».
    Texte de la Déclaration:
    À l’occasion du 60ème anniversaire de la « Conférence d’urgence contre l’antisémitisme » convoquée en 1947 à Seelisberg, nous jetons un regard rétrospectif sur cette période qui fut, avec succès, le temps des précurseurs pour ce qui est de la collaboration judéo-chrétienne en Suisse. La relation de l’Église réformée et de l’Église catholique romaine vis à vis du judaïsme s’est modifiée fondamentalement, passant d’une attitude d’indifférence et de méfiance, voire d’hostilité, à une coexistence et à une fraternité commune. Diverses initiatives en matière religieuse, pédagogique, sociale et politique ont fait considérablement reculer l’antijudaïsme et l’antisémitisme dans notre pays.
    En même temps, dans le contexte des bouleversements qui affectent actuellement l’ensemble de la société et qui en accentuent le pluralisme et la complexité, on voit se manifester des forces antagonistes régressives et réactionnaires.
    C’est pourquoi les signataires s’engagent à l’avenir,
    • à s’opposer à toute discrimination basée sur l’appartenance ethnique ou la conviction religieuse,
    • à oeuvrer inlassablement à la consolidation des délicates relations entre les communautés juives et les Églises chrétiennes,
    • à rechercher et à poursuivre la compréhension réciproque et le dialogue théologique,
    • sur la base de chacune des traditions religieuses propres, à implanter dans la société suisse ce qui sera le plus favorable à une vie dans la justice et dans la paix.
    Nous appelons tous les membres de nos Églises et des communautés religieuses à prendre conscience de leur responsabilité à cet égard, dans leurs paroisses et dans la vie publique, et à prendre des initiatives personnelles. Nous demandons en outre à tous les représentants du monde politique, économique et de la société civile, mais également à chaque citoyen et à chaque citoyenne, de collaborer à la poursuite de ces objectifs.
    Juifs et chrétiens de notre pays connaissent les défis suivants, qui ne peuvent être relevés que grâce à l’union de nos forces :
    • Ancrer durablement dans la conscience de tous les citoyens et citoyennes les connaissances acquises à la suite des travaux sur la Shoah.
    • Réagir de manière pertinente et constructive aux événements du Moyen-Orient, notamment en Israël/Palestine.
    • Intégrer dans notre société les musulmans vivant parmi nous.
    • Assurer une présence publique et politique des religions pour le bien commun de toute la population.
    • Intervenir résolument face aux nouvelles injustices sociales.
    • Promouvoir des mesures concrètes de protection de la terre qui nous a été confiée et de préservation de la création.
    Nous voudrions ensemble inciter toutes nos concitoyennes et tous nos concitoyens à collaborer dans les domaines les plus divers. Nous avons cette confiance et cette espérance que Dieu, béni soit son nom, rendra cette collaboration féconde.
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    La signature aura lieu au cours de la célébration des "60 ans de la Rencontre entre Juifs et Chrétiens en Suisse", le 8 juillet 2007 à Seelisberg (UR). Les organisateurs de la célébration  sont la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) et la Conférence des évêques suisses (CES).
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    Information:
    Simon Weber (FEPS), Tél. 078 739 58 53 (également si vous désirez des photos de la manifestation)
    Dennis Rhein (FSCI), Tél. 079 327 15 65
    Walter Müller (CES), Tél. 079 446 39 36

     

  • Rita Barbera, maire de Genève

    Annecy est candidate aux JO d'hiver de 2018, Genève se contente des miettes de la notoriété d'Alinghi.

     

    Notre ville d'eau qui aura peut-être un jour des gratte-ciel presque aussi hauts que son jet d'eau regarde Valence l'audacieuse avec un drôle air, mi-envieuse, mi-incrédule. Rita Barbera Nolla, la maîtresse maire de la ville espagnole depuis 1991, n'a certes pas à batailler contre le peuple privé des droits de référendum et d'initiative, ni contre la région qui l'a soutenue dans ses investissements pharaoniques. Elle ne bute pas non plus sur une frontière internationale qui l'ensserre mieux que les murailles d'autrefois. 

     

    En Espagne, les chiffres valsent et les dizaine de milliers d'emplois annoncés comme les milliards promis restent certes à concrétiser dans la durée. Mais Rita n'a pas eu froit aux yeux. Faudra-t-il que Genève (où un et un font zéro - la ville plus le canton s'annulent)  se dote d'une gouverneure dotées de plein pouvoir pour entrer dans le XXIe siècle?

     

    Rita la poigne a été réelue le 28 mai dernier pour un quatrième mandat en battant à plate couture la candidate socialiste Carmen Alborch et en donnant au Parti populaire une majorité historique de 21 sur les 33 sièges de l'Alcaldesa. Point d'Entente, ni d'Alternative multicolores et brouillonnes comme à Genève. 

    M. Ernesto Bertarelli, président dAlinghi et Mme Rita Barberá Nolla, maire de Valence, ensemble à Genève, dans le cadre de lAlinghi Roadshow en septembre 2006.

  • Alinghi, la course à la popularité

    Tout le monde conduit une auto, la F1 est populaire, même si elle pollue. Tout le monde sait taper dans un ballon, le Calcio est populaire, même si la mafia parfois l'infiltre. Tout le monde sait aller à vélo, le Tour de France déplace les foules, même si le dopage colle à l'asphalte. Tout le monde sait jouer au jeu de paume, le tennis scotche les gens devant la TV, c'est qu'il rappelle les héros des tournois du Moyen-Âge. Mais tout le monde ne sait pas naviguer. La voile risque de reste encore longtemps un sport de niche. Et puis la popularité ne s'achète pas avec des millions.

     

    En revanche, question relations publiques et promotion de l'économie high tech, la voile a sans conteste le vent en poupe. Assez tech pour accepter la techno de la Lake Parade? Alinghi navige dans la catégorie de la F1 et du luxe, même s'il en est encore loin question budget. Pas sûr que son image colle avec le bnaire.

  • Les consommateurs contre les paysans?

    C'est le cri d'alarme qui monte à nouveau des campagnes. Ce mercredi, deux Genevois batailleurs, Willy Cretegny de Satigny et Claude-Alain Chollet de Chevrens, montent à Fribourg pour lancer un référendum contre la politique agricole 2011. Sans attendre, l'Union suisse des paysans tirent sur ces résitants à la mondialisation. La grande centrale paysanne tient à PA2011, car c'est son seul rempart contre un accord de libre échange agricole que les libéraux veulent signer avec l'Union européenne sans délai. Décidément il n'y a pas que la météo à être pourrie.

     

    On lira ci-dessous l'argumentaire que m'envoie Claude-Alain Chollet; ça paraît frappé au coin du bon sens. Le problème c'est les consommateurs, c'est à dire nous tous, votons tous les jours pour la libéralisation des marchés. Et n'y voyons rien à redire pour autant que les modes environnementaux et sociaux de production soient clairement indiqués sur l'emballage. (A noter que nos viticulteurs qui se plaignent du vin importé à dix sous feraient bien d'améliorer rapidement l'étiquetage de leur bouteille) 

     

    Conclusion il n'y aura pas d'issue pour les paysans suisses que de trouver des produits que le consommateur est prêt à acheter plus chers. Ce qui signifie qu'il faut en effet abandonner l'idée d'une production bas de gamme que d'autres produisent à meilleur compte que nous. Bref ce n'est pas en fermant les frontières que l'agriculture suisse sauvera sa chemise, mais en inventant des produits qui séduisent les consommateurs.

    Le dumping salarial est interdit, l'environnement est contrôlé, la production agricole hyper-réglementée... alors comment est-il possible de trouver des fruits hors saisons bradés? Des bouteilles de l'autre hémisphère au prix du verre et je ne parle même pas des produits manufacturés comme les jouets....

    Le réchauffement de la planète n'est pas un mythe, malheureusement, alors pourquoi toutes cette comédie, d'un côté, des taxes CO2, des limitations, des réglementations, de l'autre, de l'importation sauvage des quatre coins de la planète. Oeufs en batteries, poulets aux hormones, tomates aux spots, vins des antipodes aux arômes,.... 
    la plupart de ces pratique sont interdites en Suisse...

    A qui profite le crime? Ne cherchez pas midi à 14h, la grande distribution gagne sur tout les tableaux. Moins de production respectueuse en Suisse, c'est plus de profit en importation.

    Accepter la politique agricole de la confédération c'est pérenniser des pratiques douteuses et coûteuses globalement. Dites STOP! Avoir une majorités de produits étrangers sur les étals n'est pas un choix mais une imposition. Protégeons nos choix et dites non à cette politique de fuite en avant! Priorité aux produits locaux! Nous exigeons :
    - Que le droit soit prédominant au marché.
    - Que la sauvegarde de l’environnement soit prédominante au marché.
    - Que les produits de proximité soient prioritaires sur le marché.
    - Que le commerce équitable ne soit plus un commerce de niche, mais la norme.