Les Verts rient jaune et les jaunes ont gagné

Je n’aurais pas parié sur un rejet aussi net des deux initiatives antiphytos données encore gagnantes au début mai. 60% de rejet, c’est une claque magistrale, n’en déplaise aux commentateurs dominants de la presse qu’on sent assomés par le vote populaire. La bonne nouvelle, c’est que le simple bon sens d’une règle vieille comme el monde - c’est la dose qui fait le poison - a prévalu face à une mesure d’interdiction dont les électeurs se sont vite rendus compte qu’elle serait contre-productive. 

L’échec de la loi sur le CO2 est plus troublant compte tenu du large soutien dont elle bénéficiait. Mais ce n’est pas la première fois qu’une large coalition échoue (de peu) dans les urnes vaincue par le carte des non qui seraient bien incapables de se mettre d’accord sur un projet. 

.La bonne nouvelle de ce refus, c’est que la Suisse s’est épargnée les manifestations des gilets jaunes, car le cartel des non rassemblé plutôt des gens qui se sentent menacés soit qu’ils travaillent dans des secteurs soumis à la concurrence soit qu’ils habitent dans des régions périphériques et n’ont pas voulu payer pour les bobos protégés des villes. Essayé pas pu la large majorité devra s’en souvenir quand elle remettra l’ouvrage sur le métier. 

La géographie des votes à Genève est explicite. Ce sont les citoyens de la Ville qui ont refusé la cité de la musique et privent le canton et la région d’un outil culturel nécessaire. Les mêmes avec les Carougeois votent pour la loi CO2. Normal, la plupart n’ont pas de voiture et ne payeront donc pas la taxe CO2 tout en touchant son remboursement partiel via leur assurance maladies. Les mêmes bénéficient  d’un réseau de transports publics denses et fréquents sont à distance de piéton de nombreux services publics et d’offres de loisirs. Et réfléchissent à taxer les pendulaires. De quoi motiver nos gilets jaunes…

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