La collapsologie envahit les théâtres genevois

vous etes ici theatre.jpgL'écrivain genevois Bimpage vient de sortir Déflagration, écrit avant la pandémie, une histoire de fin d'un monde qui remet les idées en place. Claude Inga Barbey écrit dans la même veine le premier épisode de Vous êtes ici, une série collapsologique que 12 théâtres genevois vont interpréter ces prochains mois. Une première, un événement. La première est déjà complète, m'apprend Heidi.news dans sa lettre d'info quotidienne du 28 août*. Son réd en chef est le président de la République éphémère, le comité qui porte ce projet.

Mais qu'ont-ils donc à s'inventer des lendemains qui déchantent, des catastrophes salutaires, des électrochocs sociétaux? Sommes-nous donc tous devenus des vieux ratiocinant: Que oui, il leur faudrait une bonne guerre pour remettre les pendules à l'heure! Qu'a-t-on faire du théâtre puisque la réalité de la covid rejoint la fiction? Il faudra sans doute voir Vous êtes ici pour savoir si le projet dépasse la télé-réalité. 

Rencontré à Carouge cette semaine, le vieux Xavier Comtesse (pas si vieux au fond), dont l'horloge des souvenirs sonnera tantôt les 20 ans de Swissnex qu'il a lancé à Boston. Il  reste branché et déborde de projets.

Optimiste invétéré, auteur récent de Industrie 4.0 The Shapers et de Santé 4.0, le brasseur d'idées genevois, qui n'a pas de notice Wikipedia, suit une bande de jeunes, des pionniers de l'AI (pas l'assurance invalidité évidemment) et des lawyers, des gamins formidables qui créent le business de demain et les machines apprenantes qui vont avec. Sur le même sujet, Comtesse me conseille aussi d'aller voir ce que fait GPT 3 qui est à la génération de texte ce que DeepL est à la traduction. 

Je préfère ce discours ambitieux aux pessimistes qui montent sur les planches.

L'ambitieux projet Vous êtes ici porté par un comité éphémère se passe à Genève. "Dans quelques années. Des failles surgissent brusquement, engloutissant des immeubles, des rues, des personnes, résument Julie Gilbert et Michèle Pralong pour Heidi.news. Peut-être la canicule? C’est la panique.L’eau, l’électricité, les flux sont coupés. On suit les locataires d’un immeuble qui s’effondre en partie: ils doivent collaborer, cohabiter, survivre dans les ruines et inventer demain. L’histoire se raconte donc sur dix mois: un pass est proposé pour voir les neuf épisodes et l’intégrale. Mais on peut aussi entrer dans l’histoire en cours de route puisqu’il y aura des résumés des épisodes précédents. Réservez, les billets partent vite, la Première est déjà complète."

Collapsologie, chute, décadence, apocalypse, armageddon, la fin du monde n'est pas nouvelle. Elle est aussi vieille que le paradis terrestre, véhicule un fort sentiment de culpabilité  - ne sommes-nous pas responsables du réchauffement climatique?  Le mal frappe les esprit sans crier gare. Se répand comme un virus. Combien de temps est-on contagieux? Existe-t-il un vaccin? 

Plutôt qu'un vaccin, c'est d'un nouveau souffle dont nous avons besoin. Car telle la résurrection, la renaissance, le réveil, un monde nouveau est possible. D'un peu de confiance aussi et d'un nouveau contrat social où la gauche (dans laquelle sont les Verts) cesse de donner des leçons de bonne gouvernance tout en continuer à piller le pot de miel pour arroser à tout va et grossir le peuple des fonctionnaire. 

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Du 24 au 28 septembre, les Genevois sont invités à réinventer leur développement. ça tombe bien! Mais qui a cinq jours à consacrer à ces réflexions: des rentiers, des chômeurs, des étudiants, quelques fonctionnaires, syndicalistes, politiciens, des touristes et 30 Genevois tirés au sort pour participer au Forum citoyen (qui sont-ils? Je n'en suis pas) dans la veine des 150 Français tirés au sort pour plancher sur le réchauffement climatique?

A suivre. Le programme devrait être publié ces jours. Le pavillon Sicli sera le creuset de la Genève 2050 (ici et ), à moins que mon cousin covid ne force à virtualiser les Rencontres sur Zoom.

 

* La Tribune de Genève a consacré une page au projet et Le Matin Dimanche 2,5. La revue de presse ne cite pas les médias audiovisuels ni les sites internet.

 

 

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