La mort, le mal, Dieu

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Quelle est l'audience de France Inter le samedi matin? Je n'en sais rien mais je me dis que un ou deux millions d'auditeurs ont entendu Véronique Fournier. Je ne connaissais pas non plus cette médecin de santé publique, cardiologue, responsable de l’unité fonctionnelle d'éthique clinique à l’hôpital Cochin. Elle n'a pas sa langue dans sa poche et dit avec des arguments de santé publique pourquoi il n'y a pas beaucoup de sens d'intuber un octogénaire ou un nonagénaire atteint du coronavirus. Choquant? Ecoutez-la!* 

Choc des civilisations sur France 2, ce dimanche matin.

Après l'émission Islam qui nous entretient du sujet "Foi et liberté de conscience"**, l'émission des chrétiens orientaux démarre sur la parole d'un vieux prêtre catholique syriaque. Son histoire est glaçante.

Il raconte sans émotion apparente mais en affirmant une foi inébranlable, l'attaque terroriste qu'il a vécu alors qu'il disait la messe à Bagdad: une boucherie 45 morts, 45 martyrs, tués parce qu'ils sont des athées des non croyants par des hommes envoyés là par d'autres hommes, criant le nom d'Allah le tout puissant.

Toute l'émission est consacrée aux martyrs chrétiens en terre d'islam, mais aussi en terre communiste (Holodomor en 1932-33, la grande famine organisée en Ukraine par Staline). Pourquoi tout ce mal? Pourquoi nous? Dieu où es tu? Dieu où étais-tu?

Un véritable mal. Est-ce la faute de Dieu? Ne sont-ce pas des décisions humaines qui président aux malheurs? Des gens ont pris des décisions, le grand mal est le fait de l'organisation de beaucoup de personnes.

A l'origine est la rupture de l'homme d'avec Dieu, une défiance qui offre le monde au mal, ce monde où la volonté de Dieu ne règne pas. C'est pourquoi il y a des massacres, des déportations, des génocides, des meurtres, des pogroms.

Pourquoi n'en sortons-nous pas? C'est que nous nions l'existence du péché, dit l'évêque ukrainiens Borys Gudziak, nous nions l'existence du mal. Même Dieu a douté. "Seigneur pourquoi m'as-tu abandonné?" (Psaume 21

Nous avons besoin de nous réconcilier avec la mort, dit encore l'évêque ukrainien. Pour ceux qui croient en la résurrection, la mort n'est qu'un passage, un passage difficile, douloureux, angoissant, mais un passage. Soit nous sommes dans le déni de la mort, où beaucoup sont aujourd'hui, soit nous la voyons dans la foi et nous pouvons dire avec Paul: "Mort, où est ta victoire?"


J'ai bien le blog de Vincent Schmid  La Caverne des Pestiférés


* J'aimerais bien entendre ces questionnements et pouvoir y réfléchir dans mon église.

** Malheureusement on ne peut pas revoir les émissions religieuses sur France 2, pour des raisons de droits qui m'échappent. De l'émission Islam, je retiens une fois de plus que les savants savent retomber sur leurs pattes comme des chats. Ainsi la liberté de conscience est-elle toute entière nichée au cœur du Coran, dès lors que vous tirez de l'histoire tumultueuse et meurtrière de cette civilisation, cette pensée de Maimonide qui dit que l'islam invite à la connaissance et que la connaissance n'existe pas sans liberté de connaître. Ou encore, par rapport à ce hadith "tuez les infidèles", qu'en fait ce commandement appartient à Dieu, au jugement dernier, et non aux hommes dans ce monde. Dommage que si peu d'adeptes de cette religion comme dans la mienne qui a autant versé de sang innocent, n'entendent pas.

 

Commentaires

  • Si l`on pense (c`est mon cas) que la mort n`existe pas, on ne peut que faire confiance au Créateur pour la justification de ce que nous nommons le "mal". Cela dit, si le mal n`existait pas, quel intéret aurait la vie, que pourrait-on en retirer spirituellement ?

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