Combien de grippés aurait-on sauvé?

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Malgré la vaccination, très recommandée aux personnes à risques dont les vieux, la grippe fait selon l'OMS de 290 à 650'000 morts par année. Combien de victimes de la grippe auraient pu rester en vie si les gestes barrières - et, en cas de maladie, l'auto-isolement et l'auto-quarantaine - étaient monnaie commune depuis longtemps? Ces réflexes responsable sont suffisants à ralentir la propagation du virus sars-cov2, a encore une fois martelé ce midi le Conseil d'Etat genevois, dont la conférence de presse était retransmise en direct sur Léman Bleu - une première qui ne sera sans doute pas une dernière. Et le Conseil fédéral, cet après-midi. Avec raison.

Les épidémiologistes nous le diront peut-être un jour. Dès l'hiver prochain, sûr que les mesures de confinement des personnes à risques qui présentent des symptômes grippaux seront appliquées strictement, de gré ou de force. 

L'hygiène personnel et publique et les gestes de civilité - le coude à coude désormais plutôt que la poignée de mains - ne sont pas pour rien dans le progrès des civilisations. Là n'est pas la moindre des leçons que nous inflige l'actuel virus couronné.

Ainsi le télétravail, partiel ou intégral, les chats, la vidéoconférence, les documents partagés ou groupés, qui paraissaient des gadgets, n'ont pas ou si peu supprimé l'obligation de timbrer et de faire du présentéisme pour satisfaire bien souvent la raison d'être des petits chefs, nécessitant d'encombrer et d'empester les rues matin et soir pour arriver à l'heure dite au boulot. Certes tout le monde ne peut pas télé-travailler. Mais imaginons que, demain ou dorénavant, 20% des heures des télétravailleurs potentiels, pour commencer, s'exercent en dehors de leur bureau? 

Et le dossier électronique du patient? Alain Berset n'a pas manqué, cet après-midi, de dire son amertume face aux freins que tous les acteurs ont actionné jusqu'à présent...

L'humain est ainsi fait qu'il lui faut des chocs et des sucres pour avancer.

Le choc, c'est la peur de mourir, le sucre, c'est l'assurance désormais clamée par tous les gouvernements que l'arrêt brutal de la machine économique ne laissera personne ou presque en panne. Ainsi achète-t-on la paix sociale. Avec quel argent? La Suisse n'en manque pas. Les autres vont ajouter une très grosse dette à leur déjà énorme dette. 

Et combien de temps va durer le confinement. Merci de répondre à cette question. 

worl population.jpgEn attendant, vous êtes peut-être déjà tombé sur le site internet www.worldometers.info. (La vignette cliquable ci-contre en est extraite)

L'observation des compteurs qui tournent chacun à leur vitesse laisse songeur et un brin sidéré.

Derrière ces chiffres, il y a des êtres humains (7,7 milliards) qui naissent, vivent (73 ans en moyenne, dont 65 ans en bonne santé) et meurent, laissant une croissance nette de 81 millions d'âmes par an. Un chiffre en baisse lente. 

Nous étions 1 milliard en 1804, 2 en 1927, 3 en 1960, 4 en 1974, 5 en 1987, 6 en 1999, 7 en 2011, nous serons 8 milliards en 2023...

D'autres paramètres donnent une image synthétique du monde. De quoi relativiser la crise actuelle avec évidemment tout le respect et la compassion qu'on doit aux malheureuses victimes du virus actuel à leurs familles et à tous ceux qui les soignent, nous gardent, nous nourrissent, nous informent, nous gouvernent. 

 

 

 

Commentaires

  • On peut toujours relativiser, mais ça n'a aucun sens.

    Cyniquement, on pourrait dire qu 'importe les tueries dans les guerres puisque tôt ou tard la vie a une fin.
    Idem pour la sécurité routière, autant faire des tas de ferraille peu cher. Et la pollution, des gens en meurent plus vite, et alors?

    La vie n'est pas un jeu vidéo, on en a qu'une. La mort est acceptée si c'est le "destin", mais devient inacceptable pour le citoyen si l'Etat est resté passif.

    Face à un virus inconnu, on ne peut pas jouer à la roulette russe, et causer potentiellement des millions de morts sur la planète avec ce prétexte qu'on doit tous mourir, ou que chaque jour, x personnes meurent sur la planète. Avec comme but ultime, éviter 6 mois de récessions.

    Comparaison, n'est pas raison. Les morts inutiles sont toujours de trop, même si c'est une fraction du nombre de morts au quotidien.

    J'ajoute que les décès dû à ce virus ne remplace pas ceux de la grippe, ils s'y ajoutent.

  • Combien de décès dus au covid-19 en trois mois?

    La grippe espagnole a fait entre 50 et 100 millions de morts entre 1918 et 1919 pour une population mondiale d'un peu plus de 1,7 milliard d'individus.
    Et nous sommes là à penser que l'apocalypse est là à nos portes.

    Cela ne vous rappelle-t-il pas les grandes peurs des siècles passés, ces fameux millénarismes suicidaires?

    Le pire dans tout celà, est la vue le nez dans le guidon de nos journalistes incapables de faire un véritable travail d'investigation sur les maladies virales et leur propagation, les batailles politiciennes de nos élus qui servent on ne sait quel maître.

    Malheureusement, ceux qui sont lucides ont très peu d'écoute. Sur les blogs de la TdG, nous avons Jean-Dominique Michel

    http://jdmichel.blog.tdg.ch/

    Combien sont ceux qui lisent ses billets sur le coronavirus nouveau?

  • Il y a considérablement plus de guérisons que de morts
    https://www.worldometers.info/coronavirus/

    Pourquoi n'en parle-t-on pas ou si peu ?
    Je comprends qu'il faut aplatir la courbe etc, mais les chiffres restent tout de même un peu énigmatiques

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