Le terrorisme, l'info, le bon et le mauvais stress

image.jpegEn Grande-Bretagne, 43% des arrêts de travail sont dus au stress, au mauvais stress, celui qui déchire, défait, démotive, mobbe, épuise, tue. Le bon stress n'est pas noté par les chercheurs, ou plus rarement; comme les bonnes nouvelles ne sont pas dans les jounaux, ou rarement.

43 %. Il ne doit pas en être très différent dans les autres pays. Le terrorisme ajoute son aiguillon aux épines de la vie quotidienne, aux exigences du boulot, aux nouvelles technologies qui dégradent nos compétences - bientot les bots feront mieux notre job que nous-même.

Déjà des résultats sportifs, économiques électoraux sont mis en forme par des robots qui puisent dans le big data des formules toutes faites et des résultats mieux et plus vite que les journalistes. La concurrence ne met plus seulement aux prises les entreprises mais leurs travailleurs. Qui sera le premier à tweeter l'événement, à raconter l'histoire, à nourrir la pieuvre informationnelle et ses tentacules voraces: Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Periscop, Pinterest et les autres. Et Google et Bing et les moteurs de recherche qui traquent en tout temps, sans arrêt, tous ce qui passe, tout ce que le web capte. Toile, mouches et moucherons. Qui est l'araignée?

Quelle est la part du stress dans l'absentéisme ou le présentéisme? Des études nous le diront bientôt. Les RH s'y intéresseront pour mieux cibler les victimes et comprendre pourquoi les frontaliers des TPG sont davantage absents. Info ou intox? Une semaine après le scoop du Temps, la nouvelle présidente de la régie genevoise des transports a réagi dans un communiqué officiel. Elle ne dément pas mais dit que les données brutes doivent être analysées. Et je les mesures déjà prises ont permis de réduire l'absentéisme de 10 à 9%? Mais quelle entreprise privée peu-elle tolérer qu'un de ses travailleurs sur dix ne travaille pas?

Encore un mot sur le stress. Il peut donc être bon ou mauvais. Des études que rapportent The Economist (What make us stronger) ont montré qu'on pouvait influencer ce paramètre. Et qu'un bon environnement de travail, la vision de film montrant des gens sachant faire du stress un allié et non un adversaire avait des incidences positives sur des indicateurs physiologiques: sueur, salive, rythme cardiaque, cartographie du cerveau, etc. Bref que jusqu'à un certain point, on peut apprendre à faire de son stress un ami, un soutien et qu'il est même indispensable.  

Commentaires

  • "Toile, mouches et moucherons. Qui est l'araignée?" Excellent !

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