• Puisque The Economiste le dit

    image.jpegCombien vaut la lumière? Ça dépend qui la mesure, quand et où?  C'est ainsi que démarre le sujet phare de The Economist  daté du 30 avril qui pour une fois constate que les économistes ont de piètres instruments. Et quand ils mesurent le fameux PNB, ils se troumpent et nous trompent toujours plus. La critique de soi est sans doute le début de la sagesse, ce qui distingue la science de la religion, toutes deux pouvant être aveuglées par des évidences ou des croyances. Le drame de l'économie est de relever des deux.

     

    Ainsi poursuit l'hebdo anglais, chacun sait que la vitesse de la lumière est une constante en tout temps et toutes circonstances, cependant son prix varie. Il a été multiplié par trois ou quatre entre la chandelle et la lampe tungstène en terme de PNB mais divisé par cent quand on ramène ce prix au lumen. Chacun peut expérimenter le problème. Une ampoule led coûte dix à trente fois plus qu'un bulbe à incandescence et génère plus de PNB qui ne mesure ni la durée d'utilisation ni le bilan énergétique des deux. 

     

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  • Facebook va-t-il devenir l'unique réseau où circuleront toutes les informations?

    circuit breake.jpgDans mes sélection sur Flipboard, je tombe, 24 h après la publication de mon précédent post, sur un article de The Verge qui relate un projet de publier le blog de sa rédaction directement dans Facebook: Circuit Breaker.

    Avec Instant articles, Facebook invite ce printemps les journaux à publier l'intégralité de leurs articles directement sur sa plate-forme en leur promettant de partager les recettes publicitaires. A quoi bon entretenir une escouade d'informaticiens pour maintenir un site si Facebook le fait gratuitement (La Tribune et bien d'autres médias ou FAI - fournisseurs d'accès internet - offrent gratuitement l'hébergement des blogs).

    Mais le projet de Facebook est d'une toute autre dimension.

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  • Comment vous n'êtes pas sur F, T, L, G, P, Y?

    image.jpegCe graphique en dit long sur la révolution des médias. Je l'ai trouvé sur le blog du communicant 2.0, qui l'a lui-même tiré du site Search Engine Journal. Selon cette statistique, les branchés passeraient 41 minutes sur Facebook en moyenne par jour.

    Facebook comme Google, Twitter ou Pinterest, LinkedIn YouTube et les autres, tous d'origine américaine, l'empire de l'ouest (les autres gros, très gros sont chinois et restent encore largement cantonné dans l'empire du milieu), ne produisent rien. Mais ce rien est tout. Les commerçants non plus ne produisent rien et sont florissants que les paysans.

    Les réseaux sociaux n'ont ni rédaction ni rédacteurs, tout juste des filtres et des juristes qui bannissent les contenus jugés par la loi et par eux inconvenants, mais captent toujours plus la publicité. Les vieux médias - journaux, radios, télés - ont encore tous des rédactions d'information (enfin presque tous, 20 Minutes, le quotidien le plus diffusé en Suisse, n'a qu'une mini rédaction comparé aux grands journaux).

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  • La fin des journalistes?

    yann guégan.jpgUn collègue m'a signalé un blog de Yann Guégan intitulé: L’urgence pour les rédactions ? Arrêter d’embaucher des journalistes ! Sa collecte printanière au colloque de Perugia. Un billet bien fouillé et plein de références (combien de références dans les papiers que nous mettons en ligne en moyenne, lui ai-je demandé).

    Je ne connais pas Yann Guégan, mais j'en ai croisé quelques-uns dans ma carrière de ces consultants qui ont le verbe facile, la souris agile, le surf buzzique. Ils vous en mettent plein les yeux et instillent une petite musique qui vous fait penser que vous et vos collègues êtes passablement largué, que votre entreprise est au bord de la centrifugeuse loin de ces modes d'expression tous plus smart les unes que les autres, censés capter l'audience, autant dire le graal. De la qualité de l'info citoyenne, il n'est que rarement question.

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  • Taxer les avions pour compenser RIE III

    easyjet tour cointrin.jpgTaxer les avions. Chirac y avait pensé. D'autres aussi avant et après lui. Mais les avions volent toujours à l'international sans payer leur dû. Nous autres Genevois en profitons largement. Deci, delà. Un saut de puce, un voyage sous les cocotiers. Sur le dos du climat, de nos poumons.

     

    Selon Noé21, la Confédération perdrait 450 millions de francs par an, rien qu'à Cointrin en renonçant, comme les autres pays, à taxer le kérozène. De quoi compenser - pas totalement mais assez largement - le manque à gagner que promet l'alignement de l'imposition des bénéfices des entreprises sur le mythique 13% annoncé par David Hiler, bien avant que Brouillard et Malice (les ci-devant ministres Maillard et Broulis) n'en fassent avaler une version vaudoise aux administrés d'à côté.

     

    A Genève, Monsieur Du Buisson dresse la table et y convie ce vendredi, deux ministres, trois patrons, trois syndicalistes, deux magistrats communaux et sept députés, soit dix-huit convives. Qu'auront-ils dans leur assiette?

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  • Genève ne sait pas jouer au taquin

    taquin jeu carre vide.jpgLe taquin, c'est un jeu qui consiste à glisser dans le bon ordre 15 carrés numérotés de 1 à 15 dans un espace qui peut en contenir 16. Sans cet espace vide, pas de jeu, pas de mouvement: le blocage est total. C'est un peu l'image de Genève, où les adeptes de la mobilité douce traînent les pieds pour introduire un espace vide dans le jeu de la circulation.

    Combien de nouvelles voies de circulation a-t-on ménagé dans l'espace cantonale en une génération?

    Une seule, la bretelle autoroutière de Plan-les-Ouates qui, en 1997, relia le cul de sac qu'était depuis vingt ans l'autoroute bâtie au-dessus de la route des jeunes (creusée dans les années 30 par des chômeurs) et l'autoroute A1 à Perly. Depuis on a plutôt assisté au rétrécissement des rues au profit des vélos et des bus, ce qui est parfaitement concevable et normal en ville sur le réseau secondaire, mais l'est beaucoup moins sur les axes principaux.

    L'équation est pourtant simple (sur le papier). Comme au taquin, il faut libérer une case. Il faut élargir des routes et en construire de nouvelles pour augmenter la vitesse commerciale des transports publics.

    Il en va de même d'ailleurs du développement urbain au PAV. A ce sujet, l'architecte Charles Pictet avait proposé un domino magique: délocaliser la gare de La Praille à Colovrex (lire aussi ici et ). Une vision pionnière, aujourd'hui hélas tombée dans les limbes: 

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  • Papiers volés, papiers blanchis, le panama, lui aussi, est tout blanc

    image.jpegLe panama est un chapeau de paille blanchie. Les avocats sont ou ont des hommes de paille, forcément tout blancs. "Les médias sont des receleurs de papiers volés", a dit l'ancien bâtonnier Canonica cette semaine au 19:30 de la télévision publique suisse avec une morgue incroyable. La publication de "Panama Papers" qui dit tout haut ce que tout le monde savait, à savoir que certains riches, sans doute pas tous, ont besoin de sociétés écrans, parfois de plusieurs, savamment enchâssées les unes dans les autres pour cacher leurs revenus, comme le renard cache la poule. Il y en a même qui ont le culot d'affirmer que ces sociétés nichées dans des Etats voyous - tout qui favorise l'optimisation fiscale est un Etat voyou, non? (Est-ce d'ailleurs un Etat?) - sont nécessaires aux affaires honnêtes.

    Parmi les activités honnêtes destinées à optimiser la charges fiscales figure ou plutôt figurait l'inversion. L'imparfait est de mise raconte The Economist cette semaine depuis que le gouvernement Obama y a mis un holà après la tempête qu'a soulevé l'annonce du rachat par Pfizer, un pharmacien américain, d'Allergan, un pharmacien irlandais, et son intention de s'installer avec armes et bagages dans le nid fiscalement douillet de la verte république, où le fisc ne mange que 11% des profits contre 39% de l'ogresque Oncle Sam.

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  • Doublon et suspicion sont les mamelles de la politique genevoise

    vache herbe.jpg"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France", disait le ministre Sully. A Genève, le ministre Pagani fonctionne sur le principe "Doublon et suspicion sur les deux mamelles de la politique".  Un nouvel exemple nous est fourni avec le souhait de la Ville d'offrir à la l’association française CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) un renifleur de la radioactivité dans la cité de Calvin.

    Le communiqué officiel de la Municipalité cite è peine les mesures que Berne fait toutes les dix minutes à Cointrin, à Nyon et à la Dôle, ainsi que dans 63 autres stations en Suisse. Ni que les mesures enregistrées à Genève relèvent régulièrement des valeurs cinq à dix fois inférieures au seuil de l'alarme. Pagani souligne en revanche que la CRIIRAD est un organisme indépendant. Comme le label bio, le label indépendant fleure bon la qualité. Ce qui dans la foulée jette le discrédit sur les autres acteurs.

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  • La Suisse doit-elle accueillir plus de migrants?

    image.jpegLa Suisse doit-elle accueillir plus de migrants? La question est sensible. Dans une interview publiée par Le Temps, vendredi 1er avril, Charles Kleiber répond oui. Je ne suis pas loin de penser comme lui. Ce qui m'interpelle, c'est la photo qui illustre l'article. On y voit l'ancien secrétaire d'Etat - à l'origine, dit le journal, avec le banquier Oltramare des Disputes de la Maison de la Paix, ce 5 avril - présenté en pied dans un luxueux salon. Des voiles aux fenêtres laissent passer une belle lumière. On imagine un parc arboré de l'autre côté ou une rue vide d'un quartier cossu. Et loin, très loin, la rumeur de la ville et la promiscuité des HLM.  

    Kleiber n'est évidemment pas à l'origine de ce choix iconographique sans doute fortuit. Mais il en dit long sur le fossé qui ne se comble pas entre les bonnes intentions et ceux qui les portent et les travailleurs d'ici (pas seulement des Suisses) qui craignent ces nouveaux concurrents pour leur emploi et leur logement.

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  • Gros remaniement ministériel à Genève: Longchamp reprend les Finances

    image.jpegA peine, le Conseil d'Etat avait-il présenté les comptes 2015 et fait disparaître quelques recettes fiscales dans une habile provision en faveur de la fonction publique - non le gouvernement n'achète pas les fonctionnaires - que Carole-Anne Kast, fraîchement réélue à la présidence du Parti socialiste, demandait la tête du ministre des finances et réclamait qu'un autre sage le remplace. Dix jours après ce fait d'arme passė inaperçu car tombé le même jour que les attentats de Bruxelles - chacun a ses priorités - l'information sourd enfin de la Tour Baudet.

    Francois Longchamp, le président normal de la République genevoise, qui s'était taillé un cahier des charges à la hauteur de ses ambitions, tire enfin les leçons de l'exercice. Lors du dernier séminaire au blanc dans les Alpes vaudoises, les Genevois avaient invité le duo ministériel du cru Broulis Maillard. Les propos du PLR et du socialistes furent clair comme un matin calme quand le soleil monte du côté de la haute vallée du Rhône et embrase les rives du Lavaux, classé au patrimoine de l'humanité.

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  • Luc traverse le lac avec Doris

    image.jpegEn soi la nouvelle n'a rien d'abracadantesque. Luc aime Doris et Doris arbore toujours son sourire américain sans jamais rien trahir de son quant-à-soi. Il n'en faut pas plus pour exciter les gazettes. C'est ainsi que Zwanzig Minuten, seul canard du pays à être feuilleté par les jeunes et quelque moins jeunes de Genf à Romanshorn, alerté par un lecteur reporter, colporte ce matin une info qui va secouer Genève.

    Sur la photo, on voit la Tesla noir de notre ministre fédérale des transports garée  dans un chemin creux et embrousaillé. Au fond de l'image, le bleu Léman, placide, et quelques montagnes du Pays de Savoie, notre pays. Doris est au volant. Luc lui fait des grands signes comme pour lui signaler que la Tesla s'est fourrée dans un mauvais chemin.

    Qui a bien pu prendre cette photo? Qui l'a transmise? On hésite entre un policier genevois commis à la garde de la ministre par P5M (alias Pierre Maudet, maître du monde et de moi-même selon Bob) et un certain Putallaz, à qui le ministre Barthassat avait prêté son mobile. Mais là n'est pas l'essentiel.

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