Pourquoi les pays arabes ne décollent-ils pas?

image.jpgPourquoi les pays arabes ne décollent-ils pas? Je n'ai pas la réponse à cette question. Elle me poursuit pourtant. Car je suis convaincu que l'avenir de l'Europe est étroitement liée à la capacité de ces États d'entrer dans un processus de normalisation fondé sur une émancipation citoyenne, la liberté et l'égalité.

Pourquoi ça bouge ailleurs, en Asie, en Amérique latine, en Europe, en Afrique même. Pas dans les pays arabes?  Le facteur religieux a sans doute un impact comme il en a eu et en a peut être encore entre les pays de tradition catholique et les pans de tradition protestante où le succès économique est un don de la providence qui exige une contre-partie philanthropique. Et l'égalité de droit un principe (en principe évidemment). Mais l'islam n'est sans doute pas seul en cause, l'Iran, la Turquie, l'indonésie se développent à des degrés divers.

Le monde googlien est plein de ressource. J'ai trouvé une réponse à la question "Pourquoi le monde arabe sombre-t-il?" http://www.yabiladi.com/forum/pourquoi-monde-arabe-sombre-2-6765359.html il faudrait vérifier les données qu'il contient. Si elles sont exactes, ça ouvre des pistes. Et ça offre une autre explication à la migration qui préoccupe (excessivement) l'Europe: les gens fuient certes la guerre mais sans doute aussi l'obscurantisme. Geneve doit une bonne partie de sa position actuelle d'avoir été et d'être encore une cité du refuge.

The Economist de la semaine passée consacrait sa première page à la migration. Je retiens trois graphiques particulièrement illustratifs de la situation et surtout de la relativité dans lequel le mouvement actuel s'inscrit. 

 http://www.economist.com/news/briefing/21664217-worlds-institutional-approach-refugees-was-born-europe-seven-decades-ago

 

Commentaires

  • Inutile de compliquer les choses.
    La réponse est donnée dans la phrase "Le monde musulman n’a pas la capacité de produire des connaissances."
    La vérité de cette phrase s'explique par le "simple" fait que des millions de Musulmans sont occupés quotidiennement à apprendre par coeur le Coran, qu'ils considèrent comme la source d'une véritable connaissance.
    L'époque où il en était de même chez nous, lorsque le savoir était cloîtré, c'est-à-dire entre les mains des moines dans les monastères, a connu la même stagnation, qui n'a pris fin que lors de la Renaissance, vue comme retour au savoir des Anciens et à son développement.
    Actuellement les Musulmans qui font le plus parler d'eux sont des terroristes qui sont venus en Occident, souvent dans les pays anglo-saxons, pour y acquérir des connaissances très particulières, celle d'ingénieurs dans les domaines propres à leur cause.
    Or, sans vouloir vexer qui que ce soit, on peut être un bon ingénieur et donc avoir acquis les connaissances nécessaires, sans être "cultivé" au sens où on l'entend en Europe, au sens où la culture implique une connaissance des humanités au sens large: histoire du monde, donc histoire des êtres vivants et de l'homme en particulier, histoire des civilisations autres, philosophie, histoire des religions autres et ainsi de suite.
    Il ne suffirait donc pas de "produire des connaissances", il faut aussi que ces connaissances impliquent une culture moderne.

  • Un point de vue bien plus éclairant:

    http://institutdeslibertes.org/ode-a-un-proche-orient-defunt/

  • Il y a certainement plusieurs raisons à la stagnation des pays arabes.
    L'une d'elles, comme l'écrit Mère-Grand est leur religion enseignée comme source de toute connaissance auprès de populations pauvres devant lutter pour subvenir à leurs besoins. Il n'y a que dans les pays pétroliers où la caste dirigeante est cultivée. Mais elle impose au peuple la loi coranique dans toute sa rigueur tout en le subventionnant pour qu'il reste là où il est.

    Mais il y a aussi une autre raison. Au début du siècle dernier, cette région sous domination turque n'a pu se libérer que grâce à Laurence d'Arabie qui avait réussi à fédérer de multiples tribus qui jusque là ne faisaient rien d'autre que de s'opposer et de se confronter. Et ces multiples clans réapparaissent aujourd'hui sous diverses formes, menés par des chefs de guerre dont le seul but est d'éliminer les autres.
    Il est en effet intéressant de voir que le "Printemps Arabe" n'a commencé qu'après la chute de Sadam Hussein. Tous les dictateurs de la région tenaient leurs peuples (et donc les divers clans) d'une main de fer. Et une fois disparus, l'espace était libre pour toutes les convoitises.
    Et ce phénomène est d'autant plus fort que de tous temps ces peuples n'ont connu que la dictature. Au niveau du clan celle du chef puis au niveau de l'Etat (la plupart ne furent fondés que dans les années 1940 ne l'oublions pas) celle des turcs puis vers 1920 celle des puissances coloniales (Angleterre et France), puis enfin celle des dirigeants que ces puissances avaient mis en place. En un mot, ces peuples n'ont JAMAIS connu la démocratie telle que nous l'entendons. Ajoutons la soumission au Coran et le tout est joué.

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