Municipales à Genève, j'ai failli bouder

Capture d’écran 2015-04-18 à 08.14.46.pngPersonne ne représente ce que je désire pour ma commune de Bardonnex. Comment puis-je l'exprimer dans les urnes?

En votant blanc, mais comment interpréter un vote blanc que le secret des urnes rend anonyme? A l'heure d'Internet, de l'interactivité citoyenne, l'Etat sonde ses citoyens avec des méthodes du XIXe siècle pour des communes du XIXe siècle. Pourquoi ne pas ajouter au matériel de vote un mode d'expression plus fin des voeux et des besoins des habitants.

En votant MCG? Ce parti qui, à Bardonnex, n'a rien fait durant quatre ans, n'a même pas eu le courage d'envoyer son programme aux électeurs.

Je rouspète volontiers, mais je m'applique aussi - mes lecteurs peuvent je l'espère en témoigner - à proposer des solutions qui sont respectueuses des gens et de tous ceux qui vivent entre Salève et Jura et au-delà et même au loin, car nous avons un devoir de solidarité envers tous les êtres humains.

J'aurais pu encore voter PLR ou PDC ou choisir  quelques candidats quelle que soit leur étiquette politique?

L’étiquette politique reste un marqueur important, sans doute nécessaire. Car, on ne peut concevoir la politique que dans cette quête du meilleur compromis qui rassemble une majorité. Je ne suis pas un homme d'opposition.

Mais reste cette frustration. En ce printemps 2015, aucun parti en lice, aucun candidat - et je les connais presque tous, ce qui n'est de loin pas le cas de mes concitoyens - ne représente ce que je crois être la bonne politique pour ma commune. Il me reste donc ce blog pour la dire. Certes j'aurais pu me présenter. Je ne suis pas sûr, outre que ma profession m'oblige à demeurer neutre et donc au retrait de la politique active, je ne suis pas sûr que le parti qui m'a offert l'opportunité d'être adjoint durant trois ans dans les années 90, m'aurait porté sur sa liste cette fois.

Trop d'options m'en séparent sans doute. 

Ainsi, en vrac, je pense et je défends que:

- la commune de Bardonnex doit se préparer à fusionner avec ses voisines, comme d'autres communes à Genève et ailleurs. Je milite même pour que les compétences des communes genevoises soient réduites fortement, tout en proposant que leur population soit représentées par des députés maires. J'ai plusieurs fois dans ce blog exposé cette idée de réforme, ici et pour citer les plus anciennes références.

Dès lors que l'ont sort du cadre des frontières municipales, héritées d'un divorce avec Plan-les-Ouates survenu en 1851, et de la sécession de Perly-Certoux de la commune de Compesières en 1821, on ne peut construire la nouvelle école communale qu'à Croix-de-Rozon, où vit la majorité de la population de la commune actuelle, une école qui doit se concevoir en partenariat avec les communes d'Archamps et de Collonge-sous-Salève et s'inscrire dans des modes de formation participatif et interactif avec des écoles d'autres communes, dans le monde germanophone, anglophone, hispanophone, etc. ce que permet facilement la technologie. Les ouvriers italiens de la tuilerie de Bardonnex communiqueraient  aujourd'hui quotidiennement par skype avec leur famille...

Une école glocale donc. Des lors, on doit aussi concevoir un réseau de transports en commun qui relie ces les villages et les accroche mieux au réseau existant. Le bus 44 doit monter jusqu'en haut de Collonge-sous-Saéève. Le bus 4 doit circuler de Perly à La Croix de Rozon, en desservant Bardonnex, Charrot et Landecy. Quant au bus 46, il doit relier la futur gare du Ceva et la future patinoire du quartier Etoiles Bachet-de-Pesay au Business Park d'Archamps et Archamps en passant par la Checande

Dès lors, la rénovation du site de Compesières doit être conçu non plus comme un ouvrage communal, mais comme un défi cantonal et régional. A l'exemple de la chartreuse d'Ittingen, le développement du site doit être confié à une fondation qui rassemble les communes (tant qu'elles existent), le canton et des partenaires privés, tels que la Raiffeisen, la Tuilerie de Bardonnex, les Chevaliers de Malte, des sociétés militaires et historiques et d'autres. L'idée est d'accueillir à Compesières un musée des Suisses de l’étranger et des étrangers qui ont choisi la Suisse et d'y installer, d'y créer un hôtel, d’affecter la vieille école à la mairie et de profiter de la proximité de l'église et du château pour en faire un centre cultuel ouvert à diverses confessions. Le principe c'est que toutes les parties du site doivent rester accessibles au public. 

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