Ville de Genève: 400 millions ou 60% de plus en 15 ans!

image.jpgUn peu plus de 700 millions en l'an 2000, plus d'un milliard de francs en 2015, 1'139,3 millions exactement, telle est la croissance des charges de la Ville de Genève en 15 ans. Faut-il s'en réjouir, s'en alarmer? Comment savoir? C'est la tâche ardue des élus. Vu que le budget émane d'une Municipalité de gauche, la gauche se réjouit et la droite se lamente. On n'a pas beaucoup avancé.

La gauche la joue consensuelle cette année. Elle ne veut pas donner d'arguments à ses adversaires car elle sait qu'elle pourrait bien perdre des plumes aux prochaines élections du printemps prochain, surtout les Verts déjà étrillés aux dernières élections cantonales et dont la gentille et souriante conseillère administrative peine à faire entendre sa différence.

La gauche accorde donc aux PDC Barazzone, plus vert que vert si l'on en juge par la jungle que ses services ont fait pousser au centre ville, aidé il est vrai par un été pluvieux, les policiers qu'elle avait compté au PLR Maudet devenu comme on sait ministre de la Sécurité cantonale et dont le nouveau joujou, la future prison des Dardelles, est contesté par... une étrange coalition Vert-PDC. Pour le reste saupoudrage, saupoudrage, telle est la recette d'un budget bien raisonné, jusqu'à et y compris ce mythique et merveilleux équilibre qui ravit les comptables et contente les juristes. Le tout sans changement apparent de la fiscalité. Que demandez de plus? Salerno est sûr de sa réélection.

Mais revenons à cette question: Est-ce bon pour Genève, ville et canton, que la commune centre, ait grossi son budget de près de 60% en 15 ans? Les Genevois s'en sentent-ils mieux? La ville tient-elle son rang dans la concurrence internationale? La ville compte-t-elle moins de pauvres? Les arts sont-ils florissants?

Que retenir de ces 15 dernières années? Le ghor de la plaine de Plainpalais? Les fêtes des quartier est à vous? La diminution de la circulation en ville? L'inauguration de nouveaux théâtres, de nouveau musées, de nouveaux stades? Des équipes sportives en tête de leur championnat? Des troupes qui exportent leur création? Des industries qui donnent le la dans les nouveaux secteurs high-tech?

Pour affiner la réflexion, j'ajoute encore ces trois données: un budget de 700 millions en 2000 et de 1139 millions en 2015, ça représente une dépense par habitant de 3955 francs et de 5841 francs. La ville hébergeait 177'000 habitants en 2000 et 195'000 en 2015. En 15 ans, l'inflation n'a progressé que de 10%. Il est vrai que le PIB genevois a beaucoup plus augmenté. Mais qui a dit que le budget d'une commune devait suivre le même rythme et pour quoi?

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