Écologie industrielle du pneu

L'article 161 de la nouvelle Constitution genevoise consacre l'écologie industrielle. Il paraît que c'est la faculté d'une industrie de faire son beurre d'un produit jusqu'alors considéré comme un déchet. The Economist, qu'on télécharge dans sa version intégrale en quelques secondes sur l'ipad - ce qui me stupéfie chaque jeudi soir, soit un bon jour avant sa disponibilité en kiosque sous forme papier, un mode de diffusion plutôt polluant... - The Economist donc nous en livre un exemple. Pirelli à mis au point une nouvelle technique de se procurer les micrograins de sable qui remplacent le noir de fumée et confèrent à la gomme de meilleures qualités routières, une meilleure adhérence et surtout une moindre consommation du véhicule.

La firme italienne à découvert que les grains de silicate que les plantes incorporent a leur tissu pour se rendre moins appétentes conviennent pile poil au besoin de l'industrie. Pirelli utilise en particulier les déchets de décorticage du riz, un déchet que l'industrie brûle pour fabriquer la chaleur et l'énergie électrique dont elle a besoin, un premier recyclage. C'est dans les cendres que les précieux silicates, jusqu'alors des poussières sans usage, sont récupérés et désormais introduits dans le cycle de fabrication des pneus.

Commentaires

  • Vous voyez cette nouvelle constitution ouvre des voies insoupçonnée. La grande question est désormais de savoir qu'elle sera la composition du future parlement pour être certain que les plus marquantes de ses avancées soient bien ancrées dans les lois d'application.

    Il y a des craintes à avoir, à fortiori si ceux qui étaient contre réapparaissent dans le bal des 100!

    Cela mis à part l'écologie industrielle va bien plus loin que ce que vous pensez et constituera une réelle chance pour Genève de redévelopper un tissu industriel de qualité, innovant et durable. Un vrai bonheur au moment où l'industrie bancaire va dégraisser en masse grâce aux errances de la Berne fédérale!

    Cordialement,
    Patrick Dimier

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