Les vraies auto-mobiles débarquent.

automobile robot.jpgA bien y réfléchir, l'automobile n'existe pas encore. C'est un long article de Wired qui l'écrit dans son édition de février. La revue américaine a raison. L'automobile existera quand elle sera un robot capable de nous conduire à destination en toute sécurité de manière autonome. Pour l'heure ce que nous appelons automobile n'est qu'un véhicule à moteur totalement inerte tant qu'un être humain n'est pas au volant. Or, explique Wired, la technique est désormais prête. Le robot automobile va conquérir nos rues et bouleverser nos vies.

Déjà des prototypes qui ont pour nom Mercedes, Google ont parcouru des centaines de milliers de kilomètres sans pilote.

La voiture deviendra un transport public privé. Evident.

Dès lors qu'un robot peut remplacer un conducteur et circuler 24 h sur 24 sans fatigue ni inattention, il n'y a aucune raison que mon véhicule automobile reste stationner 90% de son temps. Mon véhicule deviendra un véhicule et j'aurais juste le droit d'entrer dans ce qui sera devenu une sorte de "taxi brousse" urbain qui optimisera en permanence son parcours en fonction du nombre de rendez-vous et du trafic en cours. Du coup, le nombre de véhicule en circulation chutera fortement et les bouchon. Et les transports publics genevois tomberont en faillite.

Dans combien d'année ce rêve? 5, 10, 20 ans? Ce qui fait obstacle à la mise en circulation des véhicules tient de la culture et de la responsabilité. ça fait 100 ans note Wired que l'humain voit dans la bagnole un symbole de liberté. C'est presque codé dans notre ADN. Il nous faudra bien une génération pour se désacoutumer.

Le plus délicat sera la responsabilité. Un robot, c'est une machine. Elle est sûrement plus fiable qu'un être humain, ne boit pas d'alcool, ne fume pas, ne se fatigue pas, peut être contrôlé bien plus souvent qu'un senior, mais elle n'est pas à l'abri d'un accident. Cette question d'assurance prendra sans doute un peu de temps. Tout comme la loi qui devra exonérer tous les passagers d'une auto-mobile sans conducteur d'une quelconque responsabilité en cas d'incident.

 

 

Bon, les geeks de l'auto diront que je découvre la lune. La Google car a été dévoilée la première fois en octobre 2010. Mieux vaut tard que jamais. Et à l'heure où Genève s'ennorgueillit de ses trams et de son CEVA, des technologies du 19e siècles, la mention des transports publics privés du futur s'imposait. Non?

 

 

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