Politique chez les protestants. Péchés capitaux chez les catholiques

fusterie kunzler barrillier.pngcatho sept péchés capitaux.pngL'espace Fusterie accueille ce jeudi midi Michèle Künzler. La candidate verte au Conseil d'etat a failli devenir pasteure. Elle a opportunément réorienter sa carrière vers la politique où les voix et les voies sont plus nombreuses. Pasteur et policien sont deux états où le verbe est roi sans avoir le même poids. Elle affronte Gabriel Barrillier sur le thème "Comment, diable, faire face au chômage et comment réduire l'insécurité?" Le député radical remplace François Longchamp retenu par des affaires sociales et médiatiques.

Ce même jeudi, l'Eglise catholique met justement le diable au programme de sa session d'automne qu'organise pour elle le Centre catholique d'études de Genève les 29 octobre, 12 novembre et 10 décembre à 19h en l'Eglise du Sacré-Coeur. L'Eglise - à l'origine un temple maçonnique - fut bâtie sur les décombres des remparts abattus comme on sait par le révolutionnaire radical Fayz au milieu du XIXe siècle.

 

La synagogue, l'église russe et la basilique Notre-Dame surgirent de terre à la même époque où le radicalisme pensait la religion non comme une affaire privée mais comme un ciment publique.

Le débat au temple de la Fusterie se déroulera entre gens du monde. L'Eglise protestante n'a en effet pas invité le diable noir Stauffer qui promet de purger Genève des mendiants et des dealers en 45 jours ni le diable rouge Tettamenti qui veut soumettre l'économie au diktat de l'Etat. Pourtant Calvin avait fait de la lutte contre l'oisiveté, mère de tous les vices, et donc l'octroi à chacun d'uneoccupation une obligation d'Etat.

Voilà qui nous renvoie aux sept péchés capitaux qui sert de trame aux causeries catholiques. J'emprunte à Wikipedia la liste canonique et laisse à chacun le soin de commenter le sujet et notamment de suggérer où et comment notre monde succombe.

  • l'orgueil (Superbia en latin) : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc.). Son démon est Lucifer ;
  • la gourmandise (Gula en latin) : ce n'est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l'idée de démesure et d'aveuglement que le mot gourmandise. Par ailleurs, on constate que dans d'autres langues ce péché n'est pas désigné par un mot signifiant « gourmandise » (gluttony en anglais, par exemple) [2]. Son démon est Belzébuth ;
  • l'avarice (Avaritia en latin) : accumulation des richesses recherchée pour elle-même. Son démon est Mammon ;
  • la colère (Ira en latin) : courte folie déjà pour les Anciens, entraînant parfois des actes regrettables. Son démon est Satan ;
  • l'envie (Invidia en latin) : la tristesse ressentie face à la possession par autrui d'un bien, et la volonté de se l'approprier par tout moyen et à tout prix (à ne pas confondre avec la jalousie). Son démon est Léviathan.

Commentaires

  • Je crois qu'un petite lecture ortografik ne serait pas inutile...

  • La démonologie, c'est passionnant. Avez-vous aussi le nom des anges des sept vertus?

    Selon David Lynch (le cinéaste), la Méditation Transcendantale permettrait de résoudre la plupart des conflits: si le monde s'y refuse, c'est à cause de Belphégor. L'illusion d'une absence de paresse parce qu'on s'immerge dans le travail rémunéré rend difficile une correction, à cet égard.

  • " Politique chez les protextants. "

    ???

    Mais J.-F. Mabut, vous en perdez la boule, vous confondez protestant et sextant ...

    CEVA pas bien aujourd'hui ?

  • "La candidate verte au Conseil d'etat a failli devenir pasteure."

    On sait comment que c'est pas pasteuse ou pastrice ?

    C'est à bien plaire, à défaut d'être correct ?

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