• Evian Genève Servette, ça vous dit?

    evian fc.jpgCe mercredi 24 juin, le club Olympique Croix-de-Savoie changera de nom, annonce l'hebdomadaire Le Messager dans son édition de jeudi dernier. Après une délicate négociation entre les communes concernées - Gaillard aux portes de Genève où il est né en 1924, Thonon où l'équipe évolue et Evian où règne son principal sponsor, le PDG Frank Riboud, le club de football haut-savoyard, qui rêve toujours de monter en deuxième division, sera baptisé Evian-Thonon-Gaillard FC. D'ici à ce que le raccourci Evian FC s'impose dans les gazettes, il n'y a qu'un pas que tout le monde a déjà franchi: le maillot de la dernière nouvelle recrue affiche la couleur sans ambituïté.

    Voilà peut-être une deuxième bonne raison de soutenir le CEVA - la première est celle des militants de 500 mètres de ville en plus qui voudrait installer la gare centrale de Genève à la Praille - Evian sera à 40 minutes du stade de La Praille. Maintenant que le grand patron de Danone et des eaux d'Evian tient les rênes du club, il se trouvera peut-être bien quelques banquiers genevois et/ou quelques entreprises françaises lorgnant le marché suisse pour se passionner pour le football. Evian-Genève-Servette FC, de quoi donner un creuset à la région et une chance au stade de Genève de briller un jour dans le Championnat de France et d'Europe. A moins qu'une hypothétique équipe Nestlé Lausanne Genève ne relève le gant.

    Il est urgent de se bouger à Genève avant que Thonon ne construise un trop grand nouveau stade. Sans attendre, Evian FC pourrait jouer à Genève. Le président d'Evian FC n'est pas inconnu des Genevois. Il s'appelle Patrick Trotignon.

  • Un ou des anticalvinistes à Carouge

    sainte croix carouge.jpgDes antipapistes à Genève, ça court les rues aujourd'hui encore. Mais des anti-calvinistes, je ne savais pas qu'il y en avait. Il y en a au moins un à Carouge. Pas trop étonnant d'ailleurs que Carouge - la seule véritable ville du canton à part Genève, lieu d'origine du cardinal Mermillod dont le buste trône dans l'église côté mairie - s'est de tout temps construite en opposition avec la cité de Calvin.

    Ce matin, donc, le curé de Sainte-Croix Alex Niering a informé le ou la ou les arracheurs de l'affiche Calvin en flammes annonçant le spectacle des Bastions qu'il disposait encore d'un stock de 39 affiches, jsute de quoi tenir jusqu'au 26 juillet dernière du spectacle. Que Calvin était un patrimoine de Genève au même titre que l'Eglise Saint-Croix. Et que peut-être l'ouaille en question si par hasard il se trouvait dans l'assemblée ferait bien de potasser la vie du réformateur ailleurs que dans les gratuits qu'on trouve dans le 12.

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  • "Moi, Henry Dunant, j’ai rêvé le monde"

    dunant henry.jpgLe 24 juin prochain, on commémore les 150 ans de la bataille de Solférino. Solférino, morne plaine italienne, qui serait à jamais tombée dans les oubliettes de l'Histoire si, un homme, les hasards de l'histoire ont voulu que ce fut un Genevois (venu sur place pour obtenir une faveur de Napoléon III), n'avait pas était soudain saisi par l'humain qui était en lui et qui se rebellait devant la barbarie de ses frères.

    Solférino, c'est un an avant le plébiscite sur l'Annexion des Savoies à la France. En 1859, c'était donc un Etat voisin de Genève, déjà allié de Napoléon III, qui était en guerre contre l'Autriche. Objectif l'unité de l'Italie. Le deal était le nord de l'Italie au royaume de Sardaigne contre la Savoie et Nice à la France.

    L’unique biographie complète de Henry Dunant est parue chez Albin Michel sous la plume de mon ancien confère de la Tribune de Genève et ami Serge Bimpage. Ecrite sur le mode du « je » - Dunant étant mort sans être parvenu à s’expliquer sur sa faillite financière retentissante - elle a valu à son auteur le Prix 2003 de la Société littéraire de Genève.

    L'ouvrage n'est évidemment plus en librairie. L'éditeur n'a pas cru devoir engager les frais de diffusion en cette occasion. Dommage! Parisianisme peut-être, économie sans doute. L'internet permet cependant de se le procurer ici. Les frais de port pour la Suisse sont cependant plus élevés que le prix du bouquin! On en trouve d'occasion et certainement dans nos bibliothèques.

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  • Les yoyos du climat

    cernes de bois.jpgJe ne suis pas un accro des dinos, mais le docu-feuilleton Jurassic Fight Club que diffuse ces jours Arte en même temps que le 20 heures de TF1 me scotche à l'écran. Certes les Américains en font trop côté animation 3D, surtout qu'on ne voit que des scènes de dévoration à grands coups de gueules bigrement dentées. N'empêche c'est plutôt bien fait, même si la géométrie des articulations surajoutées aux images de synthèse n'ajoutent pas grand chose sinon un vernis scientifiques un peu godiche.

    Mais bref. Les dinos ont disparu. On ne sait toujours pas pourquoi. Sans doute un accident climatique, dont ils ne sont pas responsables. Tandis que nous...

    Encore que notre part de responsabilité dans le présent réchauffement climatique reste à démontrer. Hier le Figaro a publié un intéressant article sur le climat depuis le XVIIe siècle (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

    Des chercheurs patients du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement ont remonté le temps le long des cernes de chêne. Résultat des dents de scie inexpliqués. Notamment la remontée des températures durant presque tout le XVIIe siècle. Et le refroidissmenent ensuite du XVIIe siècle qui a fabriqué nos grands glaciers alpins dont on déplore aujourd'hui le recul. Bref le CO2 y est sûrement pour quelque chose, comme le méthane, la vapeur d'eau, les poussières et mille autres paramètres.

    Ce qui ne veut pas dire évidemment qu'il ne faut pas consommer les énergies fossiles plus intelligemment et certainement les renchérir.

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  • Ramadan, Mahomet et Calvin

    ramadan_02.JPGcalvin.jpgHani Ramadan publie sur son blog le texte que la Tribune a publié hier dans la rubrique l'invité: Obama: émotion et raison.

    Le blog est une bonne manière de prolonger la publication d'un texte dans un média, que ce média soit un quotidien grand public comme la Tribune et ses quelque 150'000 lecteurs quotidiens ou une revue plus confidentielle.

    Le blog est le moyen d'étendre son audience dans trois dimensions:

    • au-delà du cercle des lecteurs du médias imprimé,
    • dans le temps, car le blog est un bon moyen de conserver les textes au fil des mois et des années et
    • dans l'épaisseur de la blogosphère grâce en particulier aux commentaires postés, qui parfois peuvent donner lieu à des échanges et des débats tout à fait intéressants.

    A l'inverse du théâtre classique qui s'imposait l'unité de temps et l'unité de lieu, le blog fonctionne sans entrave ni de temps, ni de lieu. Seule demeure l'unité d'action, en ce sens qu'il convient généralement dans un blog comme pour un journal d'appliquer la règle: un sujet, un article.

    Sous le billet précité il y en a donc un autre dont le titre Islam et liberté incline Hani Ramadan dans une interprétation qui m'a fait penser à Calvin. L'"iman" des Eaux-Vives écrit: "Son message (celui de Mahomet) était cependant simple et clair : c’est dans la foi seule que l’homme saisit le sens de sa destinée, et c’est par la piété seule qu’il s’élève à son Créateur, s’imposant une discipline qui lui permet de dominer sa passion et son désir."

    Sola fide, disent les protestants!

  • David gagnera-t-il face au Goliath administratif?

    hiler souriant.jpgLa nouvelle passera sans doute inaperçue du grand public. Pourtant la révolution budgétaire est (enfin) en marche à Genève. En 2011, l'Etat de Genève sera entièrement piloté au travers d'une cinquantaine de programmes de prestations. Le budget de l'Etat pourrait ainsi tenir en deux ou trois pages.

    Finis les centres de responsabilités et les innombrables lignes budgétaires qui donnaient un semblant de transparence au ménage public et un semblant de pouvoir au Grand Conseil, mais qui avaient surtout pour effet de brouiller toute lecture politique pertinente de cet acte majeur qu'est l'allocation des impôts aux différentes tâches publiques.

    Dans sa séance d'aujourd'hui, le Conseil d'Etat a défini les fameux 50 programmes, annonce le communiqué de presse hebdomadaire du gouvernement. Mais il n'en donne pas la liste. Il explique aussi que cette nouvelle manière de préparer le budget permettra des "comparaisons pertinentes avec des cantons aux caractéristiques similaires", sans dire lesquels. Je me réjouis de cette comparabilité sans trop y croire.

    Voilà des décennies que la Confédération tient des statistiques sur les coûts comparés des grandes politiques publiques, sans que jamais les députés s'en soient réellement saisies pour s'interroger sur le prix de revient des prestations genevoises, dont la facture est presque toujours supérieure voire très supérieure à des cantons comparables. Mais saluons à ce stade la ténacité de David. Gageons que le Goliath administratif n'a pas dit son dernier mot.

    Question conservera-t-il les finances ou reprendra-t-il le département du Territoire? Cruel dilemme. La réforme du budget pourrait y succomber ou être dénaturée.

    A lire d'anciennes notes sur le sujet ici et , où l'on constate que Genève n'est pas pionnier en la matière.

     

  • Leuenberger va-t-il démissionner?

    Il est 17h. je mets à jour ce billet posté ce matin. Les camarades commencent à s'impatienter. Le jeune syndicaliste Jean-Christophe Schwaab demande à son tour la démission de Moritz Leuenberger. Et sur son blog, mon confrère Pascal Décaillet inaugure une série "Dis, papa, c'est encore loin le 16 septembre!".

    sondage leuenberger 15 juin 09.jpgIncroyable cette capacité qu'ont mes confrères à penser en boucle et à répéter les mêmes idées reçues. C'est surtout vrai de la radio qui depuis qu'elle se débite en tranche d'un quart d'heure nous serine toujours les mêmes nouvelles: un véritable fast food audio. Dix ou douze nouvelles, le reste n'existe pas. Ces jours, j'ai même l'impression qu'il n'y en a que deux de nouvelles: Le procès de Cécile B et et le départ de Pascal C. La première tente de sauver sa peau (encore qu'elle n'est pas en danger), le second tire sa référence et s'autocongratule.

    Et Moritz L., doyen du gouvernement suisse, que pense-t-il de ce remue-ménage? On ne l'entend pas. Et Micheline C-R, socialiste, qu'on a peu entendu critiquer Pascal C et sa politique de santé, que dit-elle? Même mutisme.

    morges sous rire merz.jpgLe président Merz l'a déclaré hier, qui inaugurait à Morges sous rire une exposition de caricature qui lui était consacrée: " Le sujet de la succession d'un membre du Conseil fédéral est tabou. C'est l'affaire du Parlement."

    Incroyable pays, dont les gouvernements sont condamnés au silence à popos des personnalités avec lesquelles ils devront travailler des années durant. Mais cela fait partie du génie suisse.

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  • MBG et Sarkozy

    mbg sondage 15 juin 09.jpgMBG.jpgLe libéralisme rassemble sans doute notre ex-ministre des Ecoles, puis des Finances de la République et canton de Genève et l'ex-ministre du Budget, puis de l'Intérieur, puis de l'Economie et des finances, puis de l'Intérieur, devenu hyperprésident de la République française. Tous deux dans leur registre et leur dimension font l'actualité ces jours.

    Martine Brunschwig Graf est considérée, sans être plébiscitée, par les internautes de la Tribune comme le meilleur successeur (dit-on meilleure successeuse?) de Pascal Couchepin au Conseil fédéral (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

    sarkozy mains jointes.jpgNicolas Sarkozy, fort de son petit 28% aux Européennes- petit en comparaison des scores de Berlusconi et de Merkel - est dans les starting-blocs pour relancer son quinquénat et maintenir la pression réformatrice sur une France qui renâcle mais en redemande encore. Selon le Figaro de ce matin, 57% des Français souhaitent que le gouvernement poursuive les réformes annoncées. Au même rythme.

    Et c'est à Genève cet après-midi, explique  le quotidien gouvernemental en page 3, que le président français annoncera les axes internationaux de sa feuille de route avant d'en détailler les politiques internes le 22 juin prochain - sans réplique - devant le Parlement et le Sénat réunis en Congrès à Versailles: une première sous la Ve République.

    Que dira ce jour Sarkoléon en terre genevoise? Ce sera un discours "fondateur" que le président prononcera devant l'OIT à l'occasion du Sommet mondial sur la crise mondiale de l'emploi.

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  • Tout le monde veut la place à Couchepin

    pdc basler.jpgLes deux papables les plus solides à la succession Couchepin - en l'abscence d'un vrai changement que seule la démission de Leuenberger pourrait ouvrir - le Tessionois Filvio Pelli et le Neuchâtelois Didier Burkhalter, tous deux pâles copies du Valaisan, "réfléchissent". Posture naturelle aux vrais candidats. Les autres se précipitent, courtisent les journalistes, cherchent les caméras, frétillent d'aise à l'énoncé de leur nom.

    Le Parti radical en rajoute évidemment, histoire de protéger ses deux champions. Le beau gosse Luscher serait sur les rangs. La Genevoise Brunschwig Graf aussi. De quoi épater la galerie. Le PDC se lance naturellement dans la mêlée. L'occasion est trop belle de rappeler qu'il a un ou deux députés de plus que le parti radical. Comptabilité sans envergure. Le tour de chauffe permet surtout de former les hommes et les femmes (d'Etat) dont ce parti ne manquent pas. Le test de la télé, un tout petit peu comme les primaires américaines.

    D'ici à imaginer que la singulière coalition rose-verte-orange (élargie) qui a éjecté l'UDC Blocher du Conseil fédéral en décembre dernier pourrait se reformer en septembre prochain pour asseoir un PDC dans le fauteuil du grand Pascal, il y a un pas de géant. Que je ne franchirai pas. Le PDC me paraît à des années lumières d'un changement de coalition. Même à Genève, il n'a pas osé claquer la porte de l'Entente et abandonner les libéraux à leur flirt avec l'UDC.

    Idéologiquement, les démo-chrétiens devraient certes être plus proches des partis socialiste et verts que des partis radical-libéral et UDC. Mais sociologiquement le PDC est clairement ancré à droite. Paris vaut bien une messe certes et  le PDC pourrait retrouver son âme en s'alliant avec les roses-verts, mais c'est faire fi de l'histoire et du contexte politique. Le balancier de l'opinion publique est clairement à droite. Les dernières élections du Parlement européen l'ont démontré.

  • Pelli dans un fauteuil!

    conseil fédéral 09.jpgEnfin, Couchepin s'en va (le 31 octobre). Catastrophe, Leuenberger reste. Calmy-Rey aussi. Les trois vétérans auraient pu planifier leur sortie de concert, histoire de donner un coup de sac à la composition du gouvernement suisse. Une fois de plus, les intérêts des partis - du parti radical cette fois-ci, ont prévalu. Fort de l'appui de l'UDC, le Tessinois Fulvio Pelli sera élu sans doute. Même les PDC l'éliront, car ils craindront trop le retour du boomerang lorsque leur mouette rieuse passera son tour.

    Une fois de plus, le microcosme va gloser sur le consensus et ses vertus, sur les subtils équilibres confédéraux qu'il ne faut pas trop titiller. A l'heure où la Suisse est sous la pression des Américains désargentés et des Européens jaloux et énervés par l'Alleingang helvétique, un rajeunissement sérieux du Conseil fédéral s'imposait.

    Couchepin a raté sa sortie. A moins que Leuenberger, le doyen du collège double la mise. Mais le peut-il?

    Le grand Pascal a-t-il été un grand homme d'Etat? Non, répond dans un long essai de diagnostic, posté ce patin, à 8h45, le journaliste du Temps D-S Mieville, l'un des meilleurs connaisseurs de la politique fédérale de Suisse romande.

  • Et si Raiffeisen faisait comme Migros?

    L'économie sociale et solidaire (ESS), c'est quelque chose entre l'économie informelle - le travail de la mère de famille exclu du produit national brut - , les jobs à mille francs - l'Etat paie un complément d'un salaire de mille francs versé par une entreprise à un employé à productivité différente - et le micro-crédit - des banques prêtent à des TPE (très petites entreprises), peu, mais n'exigent que l'honneur et le travail comme garantie.

    Bref l'ESS, pour paraphraser une pub célèbre, ça a le couleur de l'économie de marché, le goût de l'économie de marché, mais ce n'est pas de l'économie de marché. C'est néanmoins le moyen de donner des jobs - voire d'en créer - à  ceux pour qui le marché - le vrai, le concurrentiel, le mondialisé - est trop dur, trop exigent, inadapté à un handicap physique ou psychique qu'il traîne, qu'il on hérité, qu'il ont acquis. La poisse, la maladie, le désamour.

    L'ESS aura bientôt sa chaire universitaire

  • Genève 8e ville du monde où il fait bon vivre, que faut-il de plus?

    sondage geneve 843.jpgcity ranking.pngQue faut-il de plus pour que Genève devienne la première ville du monde où il fait bon vivre?

    Posté hier en fin d'après-midi sur le site de la Tribune, un sondage livre des réponses assez intéressantes (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

    Plus de sécurité. Parmi les quatre propositions offertes aux internautes, la sécurité recueille 33% des intentions. Viennent ensuite à égalité la suppression de la circulation en ville et l'embellissement de la rade et l'amélioration de son accès. Bon dernier la construction de logements bon marché.

    Certes, ce sondage n'a pas la prétention d'être scientifique. Il donne tout de même une orientation. On aurait pu aussi proposer d'autres réponses types: la diminution de la pollution, une politique culturelle contribuant davantage à la notoriété de la ville, un urbanisme et des buildings contemporains remarquables, des impôts plus bas, moins de chantiers, etc.

    Ce matin sur One FM, Xavier Comtesse a  parlé de city ranking. Un site internet créé à Genève et à Lausanne, exclusivement en anglais comme il se doit, qui pemet à tout un chacun de composer son ranking. Je vous glisse le lien internet www.cityrank.ch. "C'est l'oeuvre de l'Observatoire de la Fondation pour Genève et de l'EPFL.... programmé et designer par des gamins (17-18 et 22 ans !!!) c'est décoiffant.... Calvin aurait adoré..." me glisse l'homme remue-méninges d'une dizaines des plus grosses entreprises suisses.

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