Montée à Jérusalem: la laïcité en question

fête des rameaux.jpgEntre onze heures et midi le dimanche des Rameaux la météo résume le temps de l'année. Un vieux dicton que me rappelait ma grand mère quand elle ramenait des brassées de buis coupé dans le petit bois du voisin. Depuis j'observe le ciel de ce dimanche d'un regard mi intrigué mi curieux de cette trace d'animisme qui forgeait encore le vécu de nos ancêtres naguère.

Un jour avant cette fête religieuse qu'une infime minorité de Genevois honorera de sa présence, le très laîc Département de l'Instruction publique rouvre le dossier chaud de la religion à l'école. "Quelle place pour les questions religieuses dans l'école laïque?" sera le thème d'un débat que les courageux citoyens - seront-ils plus nombreux que les chrétiens - convoqué en l'auditoire Jean Piaget d'Uni-Dufour ce samedi 4 avril de 9h30 à 12h.

C'est le Groupe citoyen "culture religieuse et humaniste à l'école laïque" qui organise la manifestation. L'occasion de faire le point sur l'évolution du paysage religieux en Suisse et à Genève, ainsi que sur les travaux engagés pour renforcer un enseignement laïque du fait religieux dans le respect des croyances et des traditions de chaque élève. Ouf, il fallait le dire. A Genève, tout particulièrement, il faut prendre des gants dès que l'on aborde le fait religieux.

Les questions sont connus et mille fois ressassées: Comment mieux prévenir les risques de dérives communautaristes dans un canton aussi multiculturel que Genève, où cohabitent des hommes et des femmes de cultures religieuses et de traditions très différentes? Pourquoi les élèves doivent-ils acquérir une meilleure connaissance des faits religieux en tant que réalités culturelles et historiques? De quoi les enseignant-e-s doivent-ils être pourvus pour être en mesure d'informer et de former les élèves dans le respect des croyances et des traditions de chacun-e?

On entendra donc sous la houlette d'Isabelle Moncada, journaliste à la TSR, Charles Beer, le patron de l'Instruction publique,Shafique Keshavjee, écrivain et professeur de théologie œcuménique et théologie des religions à l'Université de Genève, Nicole Durisch Gauthier, ancienne directrice du Centre intercantonal d'Information sur les croyances (CIC), professeure formatrice en didactique de l'histoire et des sciences des religions à la Haute école pédagogique du canton de Vaud et Andrea Rota, assistant de recherche à la chaire de Science des Religions de l'Université de Fribourg et collaborateur du programme national de recherche "collectivités religieuses, Etat et société".

Commentaires

  • Cher Monsieur,
    Merci pour ce soutien!
    Deux précisions:
    a)Rendre à César ce qui est à César et au DIP ce qui est au DIP: La matinée est organisée en collaboration DIP -Groupe citoyen
    b) Le site du Groupe citoyen :www.ecolelaique-religions.org (On ne peut en effet pas cliquer sur l'hypertexte Groupe citoyen)

    Je ovus souhaite une bonne journée.
    Avec mes salutations les meilleures.

    Henri Nerfin

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