• Rêve de Nouvel An: 250 km/h entre Lausanne et Annemasse?

    loetschberg Basistunnel2.jpgImpossible n'est pas français aurait dit Napoléon, bien avant le temps où les Français n'avaient pas de pétrole, mais des idées. Impossible n'est pas suisse non plus. Il est désormais possible, annonce ce matin un communiqué de l'Office fédéral des transports, de circuler à 250 km/h dans le tunnel de base du Lotschberg, un tronçon ferroviaire de 34 kilomètres qui a coûté quelques gros milliards et sert surtout à rapprocher Bâle et l'Allemagne de Milan et de l'Italie et accessoirement les Valaisant des Bernois. A l'heure donc où un second tunnel sous le Gothard coûte le lard du chat à la Confédération, celle-ci renvoit au-delà de 2020 la construction de la 3e voie CFF entre Lausanne et Genève. Lamentations ma non tropo.

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  • Le diocèse Annecy-Genève?

    église de st julien.pngCe matin, je suis allé à la messe de 10 heures à Saint-Julien. L'église Saint Pierre et Paul en Genevois, située entre le Crédit agricole et un supermarché Champion, au coeur de ce bourg devenu cité satellite genevoise, accueille quelque 350 fidèles dans sa grande nef blanche. Une belle ferveur, une chorale approximative, des chrétiens engagés introduisent la cérémonie. Combien de Suisses, me suis-je demandé, vivent à Saint-Julien ou viennent-ils y faire leurs courses? Quelques centaines? La directrice de la chorale a cru bon traduire le cantique de la page trois cent quatre-vingts-dix en trois cent nonante.

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  • Pas de cadeaux pour le Noël des pendulaires genevois!

    projet d'agglo centré.pngLa semaine dernière, Moritz a fait un joli cadeau de Noël à Robert: trois trams électriques pour compléter son réseau préféré et quelques menues babioles pour améliorer le trafic de l’agglomération genevoise: Un paquet de 193 millions. C’est bien moins que Zurich, mais Moritz est zurichois et les Zurichois adorent les trains depuis toujours, tandis qu’à Genève, il y a une majorité bâillonnée qui ne peut guère se passer de la voiture, par choix, mais aussi par nécessité.

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  • "Noël est un fête exigeante"

    alois 24 H 24 déc 08.jpgcalvin noël.jpgC'est le titre qu'a choisi 24 Heures. Dans une interview réconfortante, Philippe Dumartheray s'entretient avec frère Aloïs de Taizé. Comme le pape Benoît, frère Aoïs est originaire de Bavière. Il est aussi catholique. La communauté de Taizé, fondée par des protestants de Genève, va-t-elle se rapprocher de Rome? La question est posée indirectement:"Il y a des questions théologiques pour lesquelles nous n'avons pas de solution. Il y a une urgence plus grande: celle que les jeunes découvre la foi, l'Evangile, la parole de Dieu."

    Entré à la communauté de Taizé à 20 ans, frère Aloïs en est désormais le prieur. Au carrefour des églises chrétiennes.

    A Genève, un an après l'accueil incrédule des dix mille participants à la 30e rencontre européenne de la jeunesse, les protestants - il n'y a pas de manifestation officielle publique - s'apprêtent à "fêter" - le mot est inapproprié - le 500e anniversaire d'un Réformateur. Calvin n'a réformé qu'un petit pan de la communauté des chrétiens.

    La Tribune donne la parole à la plus en vue de ses successeurs, la théologienne Isabelle Graesslé qui joue à l'équilibriste sur le bassin vide dans la cour du siège de la Rome protestante, 2 rue du Cloitre, où s'est installé le Musée de la Réformation qu'elle dirige. Il est question dans l'entretien qu'elle a accordé à Benjamin Chaix de la femme de Calvin, mais pas de la Marie mère de Dieu, ni de la prédestination, qui fut pourtant au coeur de la prédication du Réformateur, mais ne fait plus guère recette à Saint-Pierre (en revanche chez mon ami évangéliste..., c'est un autre cantique).

    A quand donc un grand concile de la Réforme genevoise?

  • Troisième voie Genève Lausanne ou deuxième ligne?

    pendulaires.jpgSur la même longueur d'onde et sur la défensive, le président du PDC genevois et député Fabiano Forte et la cheffe du groupe des verts au Grand Conseil Valérie Flamant. Franchement critiques à l'égard des Genevois et du ministre Cramer en particulier, le député vaudois PDC d'Eysin Mario-Charles Pertusio et le syndicaliste UNIA, chef du groupe socialiste au Grand Conseil vaudois Grégoire Junod. 17 minutes 37 secondes pour ne rien apprendre et écouter l'insistante question du journaliste: mais les cantons ne pourraient-il pas préfinancer la troisième voie Lausanne Genève, renvoyée aux Calendes grècques par un Conseil fédéral qui n'a décidément rien compris l'urgence du rail entre les deux métropoles lémaniques...

    C'était hier soir sur Forum. Les parlementaires cantonaux invités deux PDC (?) deux rose-verts (?) ont manifesté leur impuissance sur l'air "C'est Berne qui décide, nous on peut rien faire", Cramer et Marthaler ne s'entendent pas, on ne peut rien faire" et "Faudrait pas que seul les cantons riches soient équipés, on ne peut rien faire". Pauvre de nous!

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  • Au coeur de l'âme humaine

    Halte aux migrations de l'UBS! Un titre qui devrait retenir l'attention. C'est celui qu'a choisi Leila El Wakil ce matin dans son blog http://lelwakil.blog.tdg.ch. Elle évoque fort doctement le quartier des banques et la rue de la Corraterie. Un bien intéressant tour d'horizon à l'occasion du recentrage annoncé de l'UBS aux Noirettes, au coeur du futur centre de Genève, tout à côté de Pictet (cf la Tribune du 23 septembre). Un tour d'horizon, qui, telle la vente à l'Algérie du château de Pregny par les vieilles familles genevoises, nous plonge au coeur des ressorts de l'âme humaine: propriété, patrimoine, argent, pouvoir. Où est le temps où les riches faisaient don à leur ville de quelques propriétés devenues les parcs de Genève? Manque l'amour, mais ces vieilles pierres cachent sûrement quelques belles histoires. A quand leur chronique sur un blog, façon Thiel le Rouge dans le Temps?

  • Le Noël des MIE

    migrants bateau.jpgJ'écoute de temps en temps "Vivre sa ville" sur France culture. Ce matin, l'émission matinale de Sylvie Andreu m'apprend un nouveau mot, un de ces accronymes dont les Français raffolent. Du genre SDF pour dire vagabond. Quand il est mineur, le vagabond s'appelle désormais MIE. Cruel paradoxe que d'appeler mie ceux qui manquent de pain.

    Un MIE c'est un mineur isolé étranger. Le reportage raconte comment des Français tentent de remettre sur les rails des MIE brésiliens. Plongée passionnante et terrifiante dans la violence quotidienne et la débrouille ultime.

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  • Une image catastrophique

    sondage bilan du CE.jpgQuel est le pire des métiers à Genève? Financier, conseiller d'Etat, pasteur, éboueur, journaliste? Le dernier sondage de la Tribune est sans équivoque. C'est la fonction de conseiller d'Etat qui semble valoir au gouvernement genevois le pire des mauvais carnets.

    Certes, ce sondage n'en est pas vraiment un [cliquer sur l'image pour l'agrandir]. Il n'est vraisemblablement pas représentatif. Nombre d'internautes ont cliqué comme on joue à la noce à Thomas. Ce jeu de massacre participe de la Revue genevoise et du carnaval. En ces temps où c'est la faute à personne et surtout pas à moi, les élus sont de commodes boucs-émissaires et les internautes autant de méchants fous du roi.

    N'empêche la leçon est sévère. Le gouvernement a-t-il tant démérité? Aurait-il pu faire mieux, dans quels domaines, comment? Pire que les juges de la Cour des comptes, les Genevois n'ont souvent que des yaka à la bouche qui ignorent le nécessaire équilibre des intérêts. 

     

  • Les voeux du président sortant

    voeux moutinot photo.jpgLaurent Moutinot m'adresse ses voeux les plus chaleureux pour la nouvelle année. Dirais-je que j'en suis flatté: aussitôt l'on pérorera sur les relations incestueuses que le pouvoir et les journalistes politiques entretiennent. Surtout dans cette si petite République, où les journalistes terminent parfois leur carrière au sein d'une direction de la communication. L'avenir plus qu'incertain des quotidiens n'incite guère à dire "Fontaine je ne boirai pas de ton eau".

     

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  • Les bonnes vérités de Daniel Vasella

    Vasella noir blanc officielle.pngLe patron de Novartis est la cible des policitens populiste, des envieux, des coupeurs de tête qui dépassent. Daniel Vasella est le patron le mieux payé de Suisse. Plutôt que de cacher sa réussite sous la cendre, il rayonne tout heureux de son succès. Pire il a le culot de justifier son salaire multimillionnaire. De quoi concentrer sur sa modeste personne toute la rancoeur des Suisses qui voient impuissans la crise tailler en pièces leur bas de laine.

    Dans une interview puiblié dans le numéro 267 de Bilan, dont la couverture dorée est une insulte aux gagne-petits, le patron-le-mieux-payé-de-Suisse défend son biftèque, comme un simple salarié. Ses arguments ne sont pas à prendre à la légère.

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  • Le James Fazy d'aujourd'hui s'appelle...

    La nouvelle était attendue certes. Des articles de journaux l'ont largement expliquée ces derniers jours. N'empêche que, pour les Genevois, la date est historique. Le jour même où ils commémorent l'Escalade, des murailles invisibles tombent tout autour de la Suisse. La libre circulation des personnes est une complète réalité en Europe, enfin pour être précis dans cet espace Schengen du nom de la ville où ces accords ont vu le jour.

    Quel est l'homme politique qui peut en tirer profit? Qui est le James Fazy du XXIe siècle, tel le leader radical dès 1849, flanqué d'un Guillaume Henr Dufour libre de toute CMNS, détruisait les remparts de la ville de Genève et donnait à la cité assiégée une gigantesque respiration urbaine?

    Point de poussière, point de gravas aujourd'hui, qui au XIXe siècle ont comblé les fossés et offert à Genève l'immense avantage de construire autour de la cité une ville moderne, dense, ouvrière, animée de jour comme de nuit. A cent lieux des cités dortoirs qu'un siècle plus tard des architectes en chambre et des promoteurs ont conçu en pleine campagne et que, 40 ans plus tard, les édiles ont toujours tant de peine à faire fonctionner comme de vraies villes.

     

  • La politique suisse, c'est comme le curling!

    curling.jpgQuelle précision! Quelle ajustement! L'élection d'un conseiller fédéral est une belle oeuvre. J'hésite en l'art et le sport. Au fond, ça ressemble beaucoup au curling. Des lambdas emmitouflés et hésitants sur ce parquet glissant lancent des pierres rondes, lisses, grises. Quelques coéquipiers chauffent la glace à coup de balais. La pierre vire imperceptiblement et vient toquer l'ennemi juste sous le bon angle pour l'éjecter de la cible. Toc! A peine une clameur et une claque dans le dos. Vite il faut jouer la suivante. je vise, je lance, je glisse, j'accompagne la pierre du regard et de la main. Et les balais frottent, frottent la glace. Toc! Ouwèèè! C'est comme ça, la politique à Berne. Même les femmes le pratique.