PAV: MM peut mieux faire!

autre Genève.pngMark Muller l'avait annoncé en juin. Il dépose aujourd'hui le rapport sur le projet Praille Acacias Vernets à l'appui d'une résolution qu'il entend faire voter par le Grand Conseil (lire le communiqué du Conseil d'Etat). On a donc perdu deux ans depuis l'annonce tonitruante du Geneva Green downtown. Le Conseil d'Etat parle désormais à propos du PAV d'un "nouveau centre urbain intense et attractif pour tous".

La résolution, c'est bien mais c'est un instrument bien trop peu contraignant. Il faut une loi en bonne et due forme. [la carte ci-contre - cliquer dessus pour l'agrandir - est tirée du Masterplan PAV]

Une loi qui fixe des objectifs clairs et mesurables du projet, permette d'octroyer un mandat de prestation non moins clair à une direction d'urbanisme, à qui l'on donne de vrais pouvoirs, notamment des pouvoirs de concertation avec l'ensemble des acteurs du secteurs, mais aussi des pouvoirs de décisions en matière de choix urbanistiques et de police des constructions. Des pouvoirs que devront forcément céder ceux qui les détiennent aujourd'hui: le canton, les trois communes concernées (le peuple?).

Or en démocratie pas ce cession de pouvoir sans loi. Certes avec la résolution, le débat s'ouvrira enfin devant le Grand Conseil, ce qui est bien, mais c'est politiquement une carte blanche que voteront les députés. Mark Muller doit impérativement innover s'il veut réussir la ville nouvelle Praille Acacias Vernets. On trouvera des propositions concrètes ici et les questions qui fâchent là.

La lecture du communiqué de presse a de quoi faire redescendre le soufflé. Pas un chiffres. Plus rien sur les engagements du chef du DCTI  lors du débat de la Tribune d'installer à la Praille plus de logements. Même les tours semblent compromises, le communiqué n'évoque plus que la possibilité d'édifier des tours dans le périmètre concerné. Gouverner n'est décidément pas une sinécure.

A l'époque de la nomination de Benoît Genecand à la tête du PAV, Mark Muller m'avait déclaré qu'il aruait bien convoité cette fonction. Qu'attend-il pour s'y impliquer à plein temps! Impossible bien sûr pour un conseiller d'Etat dont les responsabilités sont aussi nombreuses que d'inégale valeur. Consultez les communiqués du Conseil d'Etat si vous en doutez. Tout remonte au Conseil d'Etat à Genève, où les délégations de compétences en matière politique paraissent plus difficiles qu'ailleurs. Du grain à moudre pour les constituants.

 

PS: Etonnante la carte qui illustre cet article, ne trouvez-vous pas! L'autre Genève c'est celle qui se développe en France voisine à grande vitesse et qui ressemble de plus en plus à la ville linéaire qu'affectionnent les papys de l'association 500 mètres de ville en plus.

 

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