Pierre Weiss vote Obama

obama.jpgPierre Weiss est éditorialiste de l'hebdomadaire Entreprise romande. Je lis régulièrement ses propos qui ont tendance à augmenter ma pensée critique à l'encontre de la pensée unique patronale. Dans son édition de ce 10 octobre, le député libéral nous démontre deux choses: primo il aime le twist intellectuel s'entand, deuxio, il vote pour Obama.

Je cite le paragraphe suivant de son éditorial dans lequel il démontre parfaitement la responsabilité du gouvernement Bush dans la catastrophe financière actuelle. Donc je déduis qu'il est pour l'alternance. Comment ne pas sanctionner l'incurie du gouvernement sortant en votant pour l'alternance politique. Je n'ose imaginer que le citoyen de Soral vote pour Paris Hilton.

"Il faut ici préciser deux points, écrit Pierre Weiss.

Primo, la crise a été amplifiée par des décisions étatiques. La politique américaine visant l’accès à la propriété privée a été élargie, en 2004, au marché des primes à risque par des autorités qui, ensuite, n’ont pas vu la déferlante se former. Les mesures d’argent bon marché – baisse de 6,5% à 1% des taux de 2001 à 2003 – ont été du ressort de la banque fédérale américaine. Enfin, les mesures de régulation du secteur bancaire d’outre-Atlantique ont plutôt contribué à créer de l’incertitude.

Secundo, la solution pour sortir des difficultés actuelles ne se trouve donc pas dans un renforcement du corset de normes actuelles, car elles étoufferaient une reprise qui n’est pas pour demain. De la mesure en toute chose."

Paradoxal n'est-ce! Le pilote de l'union radicale libérale ou libérale-radicale pense toujours que le moins d'Etat nous sortira de l'ornière. En réalité, heureusement que le plus d'Etat et d'argent public vient à la rescousse du système.

Et puis, en votant Obama, Pierre Weiss ne risque pas l'alternance économique. 

Commentaires

  • Bien vu. P.W. est un Pharisien des Temps modernes! A part ça, pourvu que le très charismatique Obama cassera la baraque!

  • Je crois que Pierre Weiss devrait lire ceci,avant de condamner les conservateurs et W.Bush.


    Extrait, tiré du blog Drzz, par Guy Millière, prof.à science po et ancien conseiller de Ronald Reagan.

    Je crois que Pierre Weiss devrait lire ceci,avant de condamner les conservateurs et W.Bush.

    "Au nom de politiques sociales, le gouvernement américain a quasiment forcé les banques et les institutions financières à accorder des prêts immobiliers à des gens dont la solvabilité était très hypothétique : les racines sont dans le Reinvestment Act voté en 1977 sous Jimmy Carter, puis reconduit et renforcé en 1994-95 sous Bill Clinton. Banques et institutions financières se sont exécutées. Les prêts étant très risqués, ils ont été garantis ou rachetés par deux entités para étatiques, celles qu’on appelle Fannie Mae et Freddie Mac. Ils ont fait aussi l’objet de procédures de titrisation et ont été introduits dans des produits financiers mis sur le marché et destinés à diluer les risques."

    Posté par D.J

  • Pierre Weiss,devrait aissi lire celà.
    Article tiré du blog néoconservateur Drzz

    Les subprimes, vous connaissez ? Ces crédits immobiliers accordés par les banques à des salariés incapables de les rembourser ? Ils sont à l'origine de la crise économique que nous connaissons.

    A l'origine des subprimes, les Démocrates, mais pas seulement... En effet, l'Etat encourageait les avocats à poursuivre les banques qui refusaient de tel prêts à rsique.

    Parmi ces hommes de loi... Barack Obama...

    En 1994, l'avocat Obama a traîné la City Bank en justice pour avoir refusé d'octroyer un prêt à risque...

    Posté par D.J

    P.S. Je précise à Pierre Weiss que malgré tout,je reste un allié politique envers lui.

  • Désolé de le répéter, mais les américains vont faire un choix pour le moins pire des candidats, non pas pour le meilleur. Ainsi va la vie aux USA.

  • Ce que j'aime bien dans les analyses des libéraux type Pierre Weiss, c'est que pour eux la crise financière à essentiellement pour source l'Etat.

    C'est le même genre d'explication que mes amis du monde bancaire me servent ... évidemment, il n'y qu'eux pour croire cela.

    Bref, c'est la faute d'un peu tout le monde, mais surtout pas des acteurs privé du monde de la finance ...

  • Le problème de cette crise des crédits, c'est que l'argent n'a pas été mis là oû il aurait du l'être, et ça c'est bien la décision des financiers, pas de la réglementation.

    Le capital doit s'investir dans l'outil de production, pour augmenter la productivité des travailleurs ou innover. Les détenteurs de capitaux ont cru pouvoir s'affranchir du travail en créant des montagnes à partir de rien.

    Investir dans les entreprises, payer des salaire décents, c'est là que l'argent doit être mis pour que la capitalisme n'implose pas. Le véritable effet de levier du capitalisme, c'est la mécanisation et l'organisation des entreprises qui démultiplie le travail des salariés pour produire de meilleurs bien de consommation pour moins cher.

    Vouloir faire de l'argent avec de l'argent ne mêne à rien.

  • Il est évident même sans le dire que Barack Obama est victime de ce qu’on surnomme dans certains cercles bien-pensants d’ « un racisme sans racistes ».

    L’ironie de l’histoire est que le blanc ou le noir s’effacent au seul profit de la seule couleur importante, à savoir, le vert, le vert des billets après lesquels les gens s’empressent. Cela dit, la violence à laquelle a recouru ces dernières semaines le Républicain contre le charismatique Barack devrait le faire chuter à pic !!

    C’est une véritable honte, accompagnée d’une faute de goût.

    A coup sûr, cette pique donne une raison supplémentaire de voter pour l’énergique Obama. Et puis, si l’on cherche une deuxième raison forte de soutenir la candidature du Sénateur de l’Illinois, on remarquera que lui au moins n’a pas eu besoin de se choisir un vice sexy car sa compagne date d’avant sa campagne alors que l’autre brandit son pâle joujou pour se faire-valoir !

  • "... voter pour l’énergique Obama."

    Energique, cette popstar qui en est encore à croire qu'on peut faire de la bonne politique avec des bons sentiments ? :o)

    Pauvres Ricains, l'élection de ce long crétin est vraiment tout le mal que je leur souhaite...

Les commentaires sont fermés.