Cochon de sondeur!?

avenir suisse sondage prix alimentaire.pngAvenir Suisse, la citerne à pensées (thinktank) d'une dizaine de grosses entreprises suisses, dont la branche romande est dirigée par Xavier Comtesse, lance un sondage sur son site internet.

Le libellé de la question fait bondir les paysans suisses: "Les produits alimentaires sont en moyenne 45% plus chers en Suisse que dans les pays voisins. Qu'en pensez-vous ?"


Ni une ni deux, la défense paysanne se met en branle. Déclare le message "faux et fallacieux. Sans doute ont-ils confondu les produits alimentaires avec les médicaments", écrit le communiqué de presse d'AgriGenève. Et d'inviter les paysans à répondre nombreux au sondage "en mettant bien sûr le curseur sur la position "négligeable"" .

On attend avec intérêt le communiqué de la Fédération romande des consommateurs. Où positionnera-t-elle le curseur?

Quant au sondage, Avenir Suisse peut le remballer illico.  La preuve ci-dessous. Tous les petits points noirs (hommes) et blancs (femmes) en haut à droite sont des clics d'agriculteurs qui pensent que cette différence de prix est négligeable. Ceux qui veulent en savoir plus sur le credo d'Avenir Suisse en matière agricole peuvent cliquer ici.

Reste la question qui fait scandale: le différentiel de prix entre la Suisse et l'Europe est-il aussi  élevé que le prétend Avenir Suisse? Selon l'OCDE (rapport des politiques agricoles des pays de l'OCDE 2007), la réponse est oui.

sondage avenir suisse prix.png

 

Commentaires

  • La pensée si terne ?

  • Comme tableau abstrait, intéressant, mais comme sondage, illisible! 0 à 100: est-ce un pourcentage? Si oui, de quoi? De sondés d'accord avec l'affirmation? Parce que la question est "Qu'en pensez-vous?". On peut déduire qu'une majorité pense: "Entre 80 et 100". Entre 80 et 100 de quoi? Mystère. Cela aurait plus au surréaliste André Breton, ou encore mieux à Pierre Dac ou Alphose Allais.

  • Pour rester sur la question qui fait "scandale"
    Oui, il y a une différence de prix, mais nous pouvons facilement la supprimer: il suffit d'abroger toutes les lois et les normes qui empêchent les agriculteurs d'être concurrentiels. Laissons entrer les ogm, autorisons les élevages en batterie, rendons accessible de nombreux produits phytosanitaires très nocifs pour l'environnement mais tellement bon marché, arrêtons d'entretenir des jachères qui ne produisent rien et donc ne rapportent pas d'argent, et finalement luttons pour un salaire des ouvriers à 300 francs maximum.

    Alors, qui est partant?

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