Genève-les-bains (des Pâquis) et Valencia

Je ne résiste pas à l'envie de citer le papier d'un de nos envoyés spéciaux à Valence. David Haeberli y a suivi nos politiciens locaux. C'est intitulé "Valence inspire nos politiciens". La lecture vaut tout commentaire sur les maux dont souffre Genève. A croire que le vent du large inspire les Espagnols tandis que la bise gèle nos méninges.

 

Est-ce le sort de Vichy ou d'Evian qui attend Genève-les-bains? Ou plutôt Genève le bain des Pâquis puisqu'il est nulle part possible en ville de se baigner ou de déjeuner au bord du lac.

(...) Il est un élément qui a impressionné les politiciens genevois autant que les performances sportives: le dynamisme politique qui a permis à Valence de se métamorphoser en quelques années seulement. «Ce qui a été fait du port est remarquable, a noté Pierre Maudet, nouveau responsable de la Voirie municipale. Les quais sont aménagés de manière très simple. Ils sont bien éclairés, bien balisés, les poubelles sont nombreuses. L’ensemble est magnifique. Cela m’inspire pour ce que j’ai envie de faire de nos quais.»
Autre élément qui a impressionné le radical: la force symbolique avec laquelle les Valenciens ont détourné, suite aux multiples crues, le fleuve dans le coude duquel la vieille ville était lovée depuis des siècles. Une immense coulée verte a pris sa place: «Les autorités ont eu l’intelligence de consacrer cet espace de verdure à des activités culturelles et de loisir ouvertes à la population C’est remarquable.»


«Ça fait rêver, lance Pierre-François Unger. Les Valenciens ne connaissent certes pas la même organisation démocratique que nous. Pas de Société d’art public, ni de commission des monuments et des sites. Pas de référendum. Mais la capacité de la région à se transformer profondément est incroyable. Comme Barcelone, Valence était une ville tournée vers l’intérieur des terres. Le nouvel aménagement du port pour l’America a totalement réorienté les activités vers la mer.»
«Après Valence, Saragosse va encore démontrer, à l’occasion de l’exposition universelle, que les Espagnols savent se mobiliser pour des projets forts, reprend Pierre Maudet. J’aimerais que l’on arrive chez nous à fédérer autant d’énergies.» (dvh)

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