Ah, si nous étions à Bâle! (vendredi, 18 février 2011)

rochat isabel.jpgMark Muller se dépatouille tout seul dans l'affaire des villas louées à prix d'ami. Longchamp s'est débrouillé tout seul dans l'affaire de la grève de l'aéroport. Beer est tout seul quand les profs protestent. Maudet et Pagani se chamaillent comme des gamins pour savoir qui est responsable de l'entretien du ghoor de Plainpalais, alors que la ville a englouti des dizaines de millions.

Ce matin, à 11h, Isabel Rochat sera seule, encadrée de l'état-major de la police, pour répondre devant la presse aux questions que pose la grève des gendarmes. Ni le président du Conseil d'Etat, ni le ministre de tutelle de l'Office du personnel de l'Etat n'ont cru bon de manifester l'unité gouvernementale face à la grèv[c]e du plus empblématique service de l'Etat, celui qui est chargé de la sécurité des citoyens!

Ne vous demandez pas ce qui dysfonctionne à Genève. Ces quelques exemples sont criants. Il manque un pilote dans l'avion, un président, un maire, un premier ministre, qui passe son temps à planifier l'action du gouvernement et qui a l'oeil sur les cadrans de l'action gouvernementale qui anticipe les possibles conséquences de tel ou tel choix et est là pour défendre le collège gouvernemental.

C'est cette tâche qu'assume à Bâle le président Guy Morin, qui chapeaute aussi les relations extérieurs du gouvernement et le ministère de la culture. Vous voyez le président Mark Muller soutenir ce matin sa collègue Isabelle Rochat.

C'est triste la débandade d'un gouvernement.

Je crains - c'est que j'espère encore - que la Constituante n'ait pas pris la mesure de cette question. Il ne suffit pas que le président soit élu pour la durée de la législature, il faut qu'il dispose de pouvoirs accrus, non pas sur les politiques mêmes, mais sur le programme de législature. Sa responsabilité c'est de faire avancer le schmilblick et de coordonner l'action des ministres, bref de faire que le collège soit solidaire, notamment en cas de coup dur.

 

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