La Cité est illisible (mercredi, 16 février 2011)

lacité no 1.jpgC'est toujours triste d'ouvrir un journal et d'avoir le sentiment qu'on ne le lira pas. Parce qu'il est illisible. Techniquement illisible. Certes, il est près de minuit et la lumière du salon ne vaut pas la clarté du jour. Mais tout de même. Fabriquer au XXIe siècle un journal digne de Kim il Sung c'est fort!

La Cité n'aura, dans cet état, sans doute pas de deuxième édition. Ma déception est grande et j'imagine que celle des quelque milliers de souscripteurs qui ont reçu le numéro 1 - avec deux jours d'avance - l'est tout autant.

Même le Monde diplomatique (qui dispose d'une application Ipad) a fait des efforts typographiques pour améliorer sa lisibilité. C'est à croire que La Cité l'a fait exprès. Mais où diable sa rédaction a-t-elle trouvé cette police de caractère? Comment Erik Grobet a-t-il pu imaginer des colonnes de 11 centimètres de large! C'est un non sens total!

Page 15, je lis ce titre: "Ces élites qui gouvernent dans l'ombre des élus". Page 16 Musées à vendre. Page 17: fin d'une histoire de compromis? Et page 18 Les enjeux de la densification. Cruels ces titres. Dis moi, Fabio, ces titres, ils ne s'appliquent à la Cité?

Les premières réactions sur la page Facebook du bi-mensuel sont positives. La Cité invite ses lectrices et ses lecteurs à partager une tasse de café vendredi 18 février, de 9 à 11h, au Café Sud, 14 rue Ecole-de-Médecine, Genève! L'heure d'un premier bilan. D'ici là, j'aurai fais l'effort de lire quelques articles et pourrai me prononcer sur le fond.

Il se trouve que, ces jours, j'ai offert mes modestes services à titre bénévole au journal Caritas. Le numéro 471 est sorti en décembre dans un nouveau concept lancé par Camille Kunz sous la responsabilité éditoriale de Dominique Froidevaux, il y quatre numéros déjà. Le journal couvre ses frais avec la publicité et rapporte grosso modo plusieurs milliers de francs en dons à chaque édition.

Caritas a du potentiel. Il a mon âge. Son tirage est voisin de celui du Courrier. C'est un trimestriel. C'est un journal de militants, de travailleurs sociaux. Rien de commun avec L'anachronique Cité, mais le journal Caritas a une longue vie devant lui.

Ajout à 16h.

1) Merci aux commentateurs

2) Je note cette information sur une éventuelle Weltwoche romande, qui  m'avait échappée et que me signale Olivier Francey dans son blog Le vide ne remplacera jamais le néant. Christian Campiche en avait déjà parlé dans la Méduse du 23 décembre. Un journal en ligne volontiers hors ligne.

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