En France, la révolution reste à faire (jeudi, 20 janvier 2011)

impot pour une révolution fiscale.pngLe fisc français impose les revenus des pauvres jusqu'à 48% et ceux des très riches à moins de 35%. Le livre "Pour une révolution fiscale" des les économistes Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez va faire du bruit. c'est un Tweet de François Brutsch qui m'alerte. Le Nouvel Obs en ligne en publie les points saillants et les bonnes feuilles ici .

La nouveauté, c'est que le livre se double d'un site internet sur lequel les Français peuvent simuler leur situation. De quoi alimenter la rancoeur et la suspicion entre les Sam suffit pas? En Suisse, la Confédération  offre aussi le moyen de caculer l'impôt en fonction de diverse hypothèses. C'est assez instructif, mais tous les impôts et prélèvements obligatoires non fiscaux ne sont pas pris en compte. On notera que le site ch.ch ne donne aucun accès direct aux finances ni aux impôts. Il faut cliquer sur pratique pour découvrir le simulateur fiscal.

Et en Suisse, quand est-il de la transparence et de la justice fiscale? A ma connaissance, il y a peu ou pas d'études sur la question. Il y a plus un an la Déclaration de Berne a lancé un Manifeste pour la justice fiscale.

En France "les 50% des habitants les plus modestes, gagnant entre 1 000 euros et 2 200 euros de revenu brut par mois, font actuellement face à des taux effectifs d’imposition s’étageant de 41% à 48%, avec une moyenne de 45% écrivent les auteurs de Pour une révolution fiscale. Les 40% suivants dans la pyramide des revenus, gagnant entre 2 300 euros et 5 100 euros par mois, sont tous taxés à des taux de l’ordre de 48% à 50%. A dire vrai, les taux effectifs sont quasi stables pour tous les revenus compris entre 1 700 euros à 6 900 euros, soit près de 80% de la population, ce qui correspond à une très grande "classe moyenne".

"Puis, à l’intérieur des 5% des revenus les plus élevés (gagnant plus de 6 900 euros) et surtout du 1% le plus riche (gagnant plus de 14 000 euros), les taux effectifs d’imposition se mettent très nettement à décliner et ne dépassent guère les 35% pour le 0,1% des Français les plus aisés (50 000 personnes sur 50 millions)."

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