Bientôt des «zones suisses» en France voisine ? (mercredi, 10 mars 2010)

Etienne Blanc, Divonne, Bernard Accoyer, Gérard Larcher Sénat, 8 mars 2010 Beaumont.JPGEtienne Blanc rêve du temps où le département du Léman allait des hauts du Jura au Mont-Blanc. « Mais nous ne sommes plus sous la Convention », a  reconnu le député maire de Divonne,  hier matin devant une bonne centaine de maires, en présence de Gérard Larcher, président du Sénat, et de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale et vice-président de la Communauté de l'agglomération d'Annecy, tous deux en campagne dans le cadre des élections régionales des 14 et 21 mars (de gauche à droite sur la photo qu'on peut cliquer pour l'agrandir).

Peu probable en effet que le grand et éphémère département napoléonien, qui avait Genève pour capitale, ressuscite un jour, alors que les Savoyards commémorent les 150 ans de l'Annexion à la France de 1860.

Depuis début décembre, Etienne Blanc est à la tête à la tête d'une mission parlementaire commandée par le gouvernement Fillon, consacrée aux questions transfrontalières. Il a fait le point à mi-mandat, lundi 8 mars, à Beaumont, où le maire est l'époux de la consule honoraire de Suisse à Annecy. Un accueil printanier et une séance rondement menée qui s'est close sur le coup de midi trente sans apéro.

Le député maire de Divonne, qui est également président cette année des communes du Pays de Gex et du Genevois savoyards (ARC), proposera en juin quatre axes, dont le but est de réduire le différentiel économique frontalier et de restaurer la compétitivité de la France:

Arrivés presque à la fin du discours du chargé de mission, les présidents Accoyer et Larcher ont été chaleureusement accueillis. Après un bref résumé du député maire gessien, ils ont successivement prononcé quelques prudentes et chaleureuses paroles, dont les mots clés furent modularité et unité nationale. En bref, la République doit pouvoir faire des exceptions sans mettre en péril son unité, laquelle unité l'emporte généralement en France sur la modularité.

Reste aussi, a bien insisté Gérard , à trouver les relais politiques capables de porter ces propositions jusqu'au sommet de la décision étatique, au risque sinon de les voir rejoindre dans les tiroirs du Ministère de l'aménagement du territoire les quelques trente autres rapports déjà rédigés sur le sujet des relations transfrontalières. Etienne Blanc n'a pas manqué de battre la coulpe régionale en soulignant que l'accord n'était pas toujours parfait et que Lyon, dont le président socialiste de région n'avait pas été invité, était malheureusement en concurrence avec Genève.

Personne n'a évoqué les jeux olympiques d'Annecy ni la concurrence qui pourrait s'aviver si le club de football régional Evian FC qui a des ambitions et les moyens de ses ambitions venaient à pouvoir jouer la saison prochaine dans le Stade de Genève.

Quant aux autorités genevoises invitées, elles ont brillé par leur absence à Beaumont. Le ministre de la région, Pierre-François Unger,  dont on attend toujours quelques orientations trois mois après sa réélection, le président du Grand Conseil Guy Mettan, qui a l'ambition de réunir les maires de la région et Jean-Marc Mermoud, président des maires de Genève, avaient tous les trois  trouvés une excuse. Genève n'était représenté que par Alain Pirat, directeur des Affaires extérieures du canton de Genève et conseiller municipal à Annemasse.

JFM

 

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