La blessure démocrate-chrétienne (jeudi, 17 septembre 2009)

mettan dérouté.JPGCe matin le PDC valaisan Guy Mettan, vice-président du Grand Conseil genevois et récent thuriféraire du CEVA, expliquait à Pascal Décaillet, couchepinolâtre patenté, sur Radio Cité - 92.2 - que la blessure de l'éviction de Ruth Metzler n'était pas refermée. Et que cette accident de la concordance entre partis concordants était à mettre au passif des radicaux qui ont cédé à l'UDC en élisant son leader au Conseil fédéral. La concordance arithmétique avait alors gagné, mais la concordance politique en a fait les frais.

Quatre ans plus tard les PDC associé aux socialistes et à quelques libéraux-radicaux républicains, c'est-à-dire concordants, boutaient le tribun zurichois hors du cénacle exécutif et élisaient une concordante pur sucre UDC, canal démocratique. La concordance politique avait repris ses droits et l'UDC invoquait la concordance arithmétique pour dénoncer le complot qui la privait de ses deux sièges au Conseil fédéral.

Hier, l'on a assisté à la conservation de la concordance politique. N'en déplaise au PDC qui a joué avec le feu. Pour faire valoir à nouveau la concordance arithmétique au sein des partis concordants, il ne suffit pas - la preuve est faite - de rallier quelques égarés évangéliques ou verts libéraux, il faut vaincre devant le peuple. Ou alors il aurait fallu se montrer assez séduisant pour convaincre le parti socialiste et les Verts qu'une autre majorité était possible en Suisse. Ce qui est au fond une fiction de journaliste et de tous ceux qui croient que la Suisse serait mieux gouvernée si le régime parlementaire distinguait clairement une majorité et une opposition comme en France, en Grande-Bretagne ou aux Etats-unis.

C'est bien mal connaître le génie suisse. Pour espérer y parvenir il faudrait supprimer les droits démocratiques, ce qui n'est pas demain la veille.

A moins, à moins que la démocratie participative ne prenne le pas sur la démocratie représentative que l'on le voit à l'oeuvre dans le projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Hier, lors Mark Muller était opposé à Christian Grobet à l'occasion du dixième anniversaire des déjeuners de l'Association professionnelle des gérants et courtiers en immeubles de Genève. A la question pourquoi le Grand Conseil n'a-t-il jamais débattu et exprimé un vote d'orientation sur le projet d'agglo, Mark Muller a répondu: "C'est Berne qui a fixé les règles du jeu et n'exigeait que l'aval des autorités exécutives. Et puis Genève est monté dans le train très tard, le temps a manqué pour en débattre..."

 

A lire encore sur le sujet de l'élection et de la concordance ce billet de Lyonel Kaufmann, socialiste boeland (La Tour-de-Peilz)

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