Penthes est mort. Vive Compesières? (lundi, 10 mai 2021)

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L’affaire remonte au temps de Mark Muller, le conseiller d’Etat abattu d’un coup de poing - le sien - dans une soirée bien arrosée comme ce lundi 10 mai. Le maître alors du territoire et de l’urbanisme de notre petit mais beau canton avait dans l’idée déjà de reprendre la gestion du domaine de Penthes pour les besoins de la Genève internationale. Mais la fondation encore verte fit de la résistance. Avec succès. Genève lui octroya un nouveau bail de dix ans qui vient à échéance à la fin de cette année.

Mais dès 2013, un nouveau projet était dans l’air et dans Le Temps: Penthes devait devenir lafuture Mecque de la coopération. En 2016, c’est l’association GVA2 qui ajoute son grain de sel. 

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Et voilà, nous apprend la Tribune de ce jour, que la fondation est en faillite, opportunément victime de la Covid, mais sans doute du long désamour de l’Etat. Son dernier projet de rajeunissement a capoté. Il était question de transformer le modeste musée des Suisses de l’étranger en un Centre des Migrations plus dans l’air du temps - les mots Suisses et de l'étranger n’étant plus très en cour par ces temps de culture de la gomme.  

L’Etat a de la mémoire et se préoccupe à raison d’offrir toujours à la Genève internationale de quoi l’ancrer au bout du lac. Il ne s’agit pas de revivre les affres du départ de l’OMC sous d’autres cieux, qui auraient pu sonner la fin de la poule aux oeufs d’or qui fait la fortune des Genevois et la vache à lait de la gauche redistributrice.

Que va devenir le Musée des Suisses de l'étranger? J’avais à l’époque suggéré au maire de Bardonnex de sortir Compesières de l’ornière dans lequel le site est coincé depuis 30 ans en proposant de mettre le château de Compesières, ancienne maison des chevaliers de Malte, présents à Compesières depuis 750 ans, et la ferme attenante et ses communs à disposition du Musée des Suisses de l’étranger, en élargissant son carré de sable aux étrangers qui ont fait la Suisse. La proposition avait fait long feu. 

Pourrai-t-elle être reprise aujourd’hui par la nouvelle mairie de Bardonnex? Un gros investissement en perspective et une ambition régionale voire nationale à la taille du site, qui réclame la conjonction d’une volonté et d’une mise de fonds cantonale, de quelques mécènes, de la commune de Bardonnex, de la commune de Plan-les-Ouates, qui furent unie, et même de Carouge, chef-lieu naturel de la région entre Arve et Salève.

De quoi séduire Ronald Asmar, président de la fondation pour l’histoire des Suisses dans le monde et vice-président du Mamco?

J’ai toujours en mémoire la chartreuse d’Ittingen dans le canton de Thurgovie qu’une fondation état-communes-privés a heureusement fait renaître de ses cendres. Le Conseil municipal pourrait choisir ce site comme but de sa course d’école 2022 et une première étude de faisabilité pourrait être lancée en partenariat entre la commune et le canton. 

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