Transhumanisme (dimanche, 18 avril 2021)

0FEEE338-8268-4476-91AF-2145EF70DFD4.jpegLe transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l'usage des sciences et des techniques afin d'améliorer la condition humaine notamment par l'augmentation des capacités physiqueset mentales des êtres humains. Ce résumé d’une des modes actuelles est trop court dit sa notice sur Wikipedia. La notice est cependant développée et fondée sur de nombreuses sources. 

L’idée de transhumanisme est-elle bien différente de la vie éternelle que les chrétiens confessent dans leur Credo? L’idée m’en a traversé l’esprit en écoutant d’une oreille le prêche du curé de Carouge, le dominicain Gilbert Perritaz, qui est sur le départ vers de nouvelles aventures. Sans que l’on sache qui le remplacera et même s’il sera remplacé. Peut-être que Charles Morerod qui confirmera quelques jeunes de l’Unité pastorale Salève en dira plus dimanche prochain à Troinex. 

Je ne suis pas théologien ni philosophe mais comme tout un chacun je m’intéresse aux questions sur les origines et les fins du monde - ou des mondes puisqu’il y aurait des milliards de planète terre dans le cosmos depuis sa naissance connue il y a quelque 13,5 milliards de nos années solaires - et du genre humain et donc de la vie et de la mort. 

Les transhumanistes croient donc possible par la science la victoire sur la mort. Étrange croyance qui renvoie à celles de ces corps ressuscités en chair et en os comme dit l’évangile de ce dimanche, promis à la vie éternelle dans un monde ou des mondes et des conditions qui restent inconnus. 

On n’imagine pas le transhumanisme se réaliser sans multiplier ici-bas la concurrence sur les ressources déjà rares et l’environnement déjà très sollicité, sans parler du réchauffement climatique. Les transhumanistes sont mets sur ce point. Sont-ils des adeptes de la frugalité heureuse et du confinement local. Qui au fond n’est pas très différente de la vie des moines de tout temps?

Une autre différence sépare les croyants au transhumanisme des croyants à la résurrection des morts. La mort justement qui renvoie au grain qui s’il ne meurt pas ne donne pas de fruit. En fait, n’est-ce pas chaque jour que nous devons accepter que nos désirs et nos envies meurent?


Ajout lundi 19 avril: pour remercier les internautes qui m'ont adressé un commentaire et pour ajouter cette étude sur le transhumanisme rédigée en 2018 par Maxime Crettex, lauréat 2019 du prix du Collège de théologie protestante de Genève et Lausanne, un  travail de maturité remarquable (et même incroyable), 25 pages serrées, bourrées de références, embrassant les Grecs, les chrétiens jusqu'aux GAFA et à l'homme bionique. Maxime Crettex que j'ai découvert à cette occasion, est actuellement étudiant en droit. Il a fait parler de lui en 2020 dans le cadre du WEF où il devait cotoyer Greta Thurnberg. La Liberté a évoqué son expérience comme

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