Réponse à Philippe de Rougemont (lundi, 08 juin 2009)

philippe de rougement communiste.jpgPhilippe de Rougemont m'écrit à propos du billet "Sainte Adèle, philiosophe en vert et contre tout": "Pourquoi tant de mépris dans votre article ? C'est louche. Auriez-vous dit la même chose si c'était un homme âgé qui avait donné ces opinions écologistes ? Ca m'étonnerait. Au lieu d'enfoncer les autres avec votre mépris, donnez nous vos solutions pour éviter que nous transformions tout le pétrole en gaz carbonique, tout l'uranium en déchets radioactifs. Etes vous en croisade contre tout signe d'espoir ? Ou pensez vous que tout va très bien et que l'écologie n'est qu'une magouille de l'opposition ? Au lieu de pointer du doigt, nous devons sortir des blocs et avancer ensemble vers une société qui ne mette plus en péril les générations à venir, débattre des solutions au lieu de faire feu sur ceux qui tirent sur la sonnette d'alarme comme Mme Thorens."

Voici ma réponse:

Je remercie Diotime, Eusèbe, géo qui, comme Philippe de Rougemont, ont publié un commentaire sous le billet publié le 31 mai. J'attache une plus grande importance à celui de Philippe de Rougement, parce qu'il signe son propos et je l'en remercie, mais aussi parce qu'il met le doigt sur un point important dans la communication. C'est le ton qui fait la chanson. Je suis donc désolé si le ton de mon billet était méprisant et je vous prie de m'en excuser. Il était certainement moqueur, car j'ai, je l'avoue, de la peine à entendre les grands prêtres de l'écologie nous seriner toujours la même litanie, tel Arthus-Bertrand encore vendredi soir en mondovision.

Comme vous le dites très bien, cher Monsieur de Rougemont, il faut débattre des solutions. Ce n'est pas la peur des enfers climatiques et atomiques, dont la survenue reste encore à démontrer, qui doit motiver l'action - or c'est bien sur ce registre que pérorent nombre d'écologistes. Notez qu'ils ont raison puisque les électeurs leur apportent leur soutien en nombre croissant.

La bonne motivation ce devrait plutôt être une gestion économe des ressources, tout simplement une gestion commune économique au sens originel du mot. Vous aurez sans doute noté que c'est le mot commune qui fait ici toute la différence et qui met au défi l'économie de marché fondée sur l'égoïsme immédiat des entrepreneurs et des consommateurs de trouver ou de se voir imposer des mécanismes rendant la sobriété non seulement vertueuse, mais égoïstement profitable.

Des politiques telles que la taxe CO2 ou la taxe Chirac sur les transports aériens me paraissent plus prometteuses que les préchi-prêcha écolo. Sans doute faut-il les deux. Le problème c'est que la fiscalité verte doit être mise en place au plan international au risque sinon de désavantager les entreprises du cru. Peut-être faudrait-il mettre en oeuvre une tva climatique qui ne serait pas perçue sur les biens et les services exportés? Ce serait déjà une première étape.

Et pour clore provisoirement sur un projet qui sans doute intéressera le militant communiste favorable à la gratuité des TPG que vous êtes, sachez que je suis plutôt séduit par la proposition d'augmenter la taxe auto du prix de l'abonnement TPG à condition que le produit de cette taxe permette de financer prioritairement les parkings d'échange, puis les parkings habitants.

Et au plaisir de vous lire prochainement sur votre blog.

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