Bardonnex Alternative renaît et déplace 35 personnes à l'Eki-Thé (mercredi, 09 octobre 2019)

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La réunion politique convoquée par Bardonnex Alternative est locale, Elle a lieu à l'Eki-Thé, un commerce équitable, qui vit sans doute ses dernières semaines à la Croix-de-Rozon, à moins qu'un nouveau collectif ne reprenne les rênes de l'épicerie tea-room et y installe une halte postale (La Poste voisine va fermer) et quelques autres services à l'intention des quelque 1800 habitants de ce village frontalier. (De l'autre côté, la bourgade de Collonge-sous-Salève est en pleine croissance et compte une bonne trentaine de commerces divers et restaurants)

Les thèmes du débat sont nationaux et même planétaires. Il s'agit pour quatre candidates et un candidat au Conseil national de livrer leur recette pour réduire la hausse des primes maladie et réduire le réchauffement climatique.

Mission impossible qui très vite se résume aux slogans et postures mille fois entendus.

La gauche ne voit de salut que dans une caisse maladie unique et publique (CMUP) et, en attendant, dans une limitation des cotisations à 10% du revenu des ménages. Ni Haller ni Schneider Hauser ni Klopfenstein-Broggini ne croient utile de préciser que le régime de la caisse unique revient de facto à une forme de nationalisation à l'anglaise de tous les agents de la santé publique, qui n'auront plus qu'un maître payeur et contrôleur, la CMUP. A droite, on affirme qu'il n'y a pas de solutions miracles et on persille quelques banalités dans l'espoir, qu'on sent illusoire, de bloquer les coûts, la consommation et le gaspillage et d'encadrer un peu mieux les caisses maladie et les pharmas.

dep sante poar hab 2017.jpgPersonne n'évoque le contingentement des soins, le renoncement à certaines opérations au-delà d'un certain âge, la pénalisation des comportements dangereux pour la santé, trois des mesures auxquelles nous n'échapperons pas, si l'on ne veut pas que la charge économique de la santé (qui est aussi un business lucratif) n'atteigne les 15% du PNB (actuellement 12,7% ou 814 francs par habitants et par mois).

Personne ne semble en fait connaître le dossier dont la complexité, les intérêts croisés et les effets de bord sont en effet un casse tête. (cliquez sur l'illustration de cette note dont le détail est fourni par l'office fédéral de la statistique)

En gros, tout de même, on comprend que la gauche veut faire payer les riches et que l'Etat et ses agents sont les meilleurs pour faire le bonheur des Suisses dans le domaine. A droite, c'est moins clair. A noter que la droite se résumait, ce soir, au PLR Alexandre de Senarclens, un "libéral moderniste", selon le mot du meneur de jeu Marc Bretton, et à la PDC Sophie Buchs, plutôt verte chrétienne-sociale.

La question du climat fut plus maltraitée encore. Delphine Klopfenstein-Broggini rompt une lance contre le PLR, accusé d'avoir vidé la loi sur le CO2 l'an dernier - obligeant les Verts à s'y opposer -, avant que, cette année, sous la pression des manifestations des jeunes, le Conseil des Etats ne redonne un peu de muscle au projet, vote une taxe CO2 sur les carburants et une taxe sur les billets d'avion. Mais la verte, absorbée par son attaque partisane, en oublie de dire quelles sont les mesures drastiques que le Conseil fédéral doit prendre pour éviter que le mercure ne chauffe et les glaciers ne fondent. De Senarclens fait amende honorable et dit que oui le PLR a changé. Il parle de la canicule et des migrants climatiques à nos portes, n'hésitant pas à prendre un phénomène météorologique courant en été pour un marqueur du changement climatique.

Le reste du débat est à l'avenant.

Personne évidemment ne propose de réduire la température des appartements et des bureaux à 18 degrés et de tricoter des pulls avec la laine de nos moutons dont nous ne savons que faire. Il ne vient évidemment à l'idée de personne non plus que les énergies productrices de l'effet de serre cesseront de l'être quand ellles seront épuisées et que c'est cette épuisement et leur consommation effrénée actuelle, qui en est la cause, qui sont le véritable problème.

 

En fin de soirée, l'ancien député PS Christian Frei annonce le retour de Bardonnex Alternative sur la scène communale, sous la houlette de Christian Hottelier. Il n'a pas dit s'il était candidat à la Mairie en mars prochain.  A suivre.

 

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