Pas de quoi LOL! (mardi, 12 février 2019)

liberation lol.jpgAinsi donc des journalistes et des communicants - ou des qualifiés comme tels, car ces métiers ne sont guère protégés -, rassemblés dans un boys club, la ligue du LOL (dénoncée par CheckNews.fr de Libération), se sont livrés des années durant, au début du présent millénaire, quand Twitter était encore un réseau de geeks, à des harcèlements en ligne et en règle et des campagnes d'insultes et de dénigrement de la pire espèce. On n'en croit pas ses yeux. 1) 

La vague #MeToo déferle sur ces comportements qui ne sont tout de même pas communs et qui sont restés longtemps dans le registre du banal, du LOL, du branché, voire carrément de l'art - depuis que l'art rime avec gros lard ou gros land - et gangrène le journalisme, trop souvent art de la dérision. Et tant pis pour les victimes. La riposte promet d'être aussi excessive que l'agression.

Déjà, on cible l'homme blanc hétéro, forcément. Dans son blog Crêpe Georgette, Valérie Rey-Robert n'hésite pas: les salauds ne sont pas des exceptions. Tous les gamins blancs sont forgés hétéro pour haïr et dominer à leur profit les minorités: les femmes, les homos, les racisés (noirs, arabes, asiatiques).

Certains des salauds ont signé de leur nom. C'est dire qu'ils se sentaient hors d'atteinte ou inconscients de leurs tweets. D'autres sont restés anonymes. De quoi donner un nouvel élan aux redresseurs de tort: Bannissons l'anonymat! Je reste convaincu que, même si la mise en oeuvre de cette règle était possible au temps des réseaux sociaux, l'anonymat fonde au fond la liberté d'expression. Pourquoi sinon conserver au vote son secret?

 

1) Le doc sur RTS2 lundi soir s'intéressait aux "Nettoyeurs du web", une émission édifiante et à bien des égards inquiétantes sur l'âme de certains.


https://www.rts.ch/play/tv/doc-du-lundi/video/les-nettoyeurs-du-web?id=10199380

 

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